Fin de semestre : réunion N°91.

Notre fête de fin de semestre était organisée cet été au Centre 29, rue de Chenôve à Dijon. Elle a réuni une vingtaine de personnes, soit un petit peu moins de succès que l’an dernier : formule sans doute à revoir, et pourquoi pas sous une forme encore plus « économie Sociale et Solidaire »,  telle qu’un concert de la Fête de la Musique, ou à la Péniche Cancale ?

Comme on le dit à l’occasion, la quantité ne signifie pas toujours la qualité, loin de là ! Ce 22 Juin, l’ambiance était studieuse ! L’intervention de Claude Prost et de Philippe Lebel de RH Solutions a été concise, argumentée et étayée. Le témoignage de Franck Gillet, qui a eu recours aux prestations de portage était tout à fait éclairant de ce point de vue : trop qualifié pour les uns, pas assez parisien pour les autres, Franck a dû d’abord se résoudre à se faire connaître et tisser son réseau en « vendant » des prestations informatiques. Plutôt, comme il l’a dit lui-même : « RH Solutions assurait la gestion et la facturation, j’avais sous-traité le démarchage et la prospection, et je me cantonnais à mon coeur de métier, l’informatique ».

Avec une croissance de 30 à 35 % depuis quatre ans, la profession du portage salarial concernera prochainement 80.000 personnes. Elle est désormais régie par une convention collective qui entrera en vigueur le 1er juillet 2017. Bref, tous les indicateurs sont au vert, si l’on considère que la prestation d’une journée de cadre n’est plus obligatoire,  (les minima à la journée continuent à baisser). A cela s’ajoute le fait, selon Jean-Luc, que lorsque l’on crée sa propre structure, on souscrit d’entrée à toute une série de services, des droits, des équipements, des taxes. Dans le cadre du portage, au départ il n’est question que des charges directement corrélées au salaire, au Chiffre d’Affaires lié à la réalisation des prestations.

Nous avons eu plaisir à retrouver quelques visages « d’anciens », dont la plupart ont été des moteurs de BCN : Franck, qui nous suit avec son sérieux et son assiduité habituels, Bruno, qui nous annonce avoir signé la veille un CDI pour une entreprise prestigieuse d’Ambérieu dans l’Ain, Ligne Roset. Virginie, qui a transformé son CDD en CDI, en Isère chez son employeur de l’époque ; ( Virginie, désormais inscrite dans le carnet des mamans de BCN, aux côtés de Béatrice et d’Aurélie).  Amis contrôleurs de gestion, si vous constatez d’autres coupables erreurs dans nos statistiques, il existe une excellente formation GPMS* à l’AFPA… Ce clin d’oeil à Tracey, sergent recruteur à la recherche de jurés.

Autre intervention remarquée, celle de Joyce Naudin, coach de vie à la tête de sa structure « Un éveil de coaching » , qui a su capter et toucher ses auditeurs, au point de caler sans tarder une nouvelle rencontre dans la 2e semaine de Juillet. Attention ! La semaine sera chaude ! Le 11 Juillet se déroulera la Soirée des Lauréats, organisée par le Réseau Entreprendre Bourgogne. Restent donc le 12 et le 13 : nous serons en heure d’été, sortie de la MDA impérative à 20 heures. A vos tablettes !

Quelques mots sur l’activité de l’association en elle-même : les 6 et 7 Juillet, nous intervenons au Café-Zèbres en tant que co-organisateur, (33, rue de Montmuzard à la Maison de l’architecture et du Développement) puis le lendemain, comme partenaire du Gecko, au Selsapelpa 1, rue Marceau. Enfin, nous serons présents pour la 3e année consécutive au Grand Déj’ le 24 Septembre.

Nous sommes une nébuleuse de petites structures, chacune menant les actions qu’elle « aime » faire : pas de convention entre nous, pas de groupements associatifs. C’est le reproche que nous adresse Pôle-Emploi, et dont il faudra tenir compte à l’avenir. Mais que de progrès dans la prise de conscience en seulement 2 mois !

Nous entrons maintenant dans notre phase « administrative » : CD 21 et Dijon Métropole sont prêts à examiner nos demandes de subventions, que nous imaginons sous deux angles.

1°) continuer à s’équiper, de manière à doublonner et sécuriser nos matériels. Acquérir ainsi une situation de robustesse.

2°) Développer notre argumentaire en faveur d’un Service Civique début 2018, qui permettrait : i) d’assurer les formations sur les modules en ligne d’AEC.

                        ii) de préparer et accompagner l’upgrade du site WordPress. Le site se développe et de son contenu initial destiné aux comptes-rendus de réunion, il évolue vers un outil de réflexion à l’intention de nos adhérents.

                       iii) de concevoir et définir le cahier des charges de la Formation « Boîte à outils digitale », destinée à nos offreurs de projet en ligne.

Excellentes vacances à tous ! L’objet de vos recherches estivales n’est plus le Pokémon, beaucoup trop prévisible, mais l’Ikigaï, tapi dans vos profondeurs…

Signé : L’Ours

 

 

 

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L’IKIGAI, un art de vivre.

La scène se passe dans un parc à Tokyo. Deux amis conversent sur le sens de leur vie et l’étonnante longévité des japonais. Un mot est alors échangé : Ikigaï, qui signifie littéralement « la joie d’être toujours occupé ». Pour les japonais, nous possédons tous un Ikigaï, une raison d’exister, qui nous pousse à nous lever chaque matin, et à être acteurs de notre vie.

De ce constat va naître une passionnante enquête sur ce « moteur existentiel » : comment les super-centenaires d’Okinawa (110 ans et plus) définissent-ils leur Ikigaï et en quoi les guide-t-il au quotidien ? Quelles habitudes adopter pour mieux vivre ?

Les auteurs  : Hector Garcia est un expert de la culture japonaise. Cela fait plus de 12 ans qu’il vit au Pays du Soleil Levant. Il est également l’auteur de l’ouvrage « Un geek au Japon ».

Francesc Mirales est écrivain et journaliste, spécialisé en psychologie et en spiritualité. Il écrit également des ouvrages de fiction : « Le plus bel endroit du monde est ici ». « L’amour en minuscules ».

Pour être franc, les records de longévité des Okinawiens n’étaient pas le coeur de notre sujet, mais plutôt la recherche d’une harmonie entre ce que nous aimons faire, ce que nous voulons faire, ce pourquoi nous sommes doués et ce que le monde attend de nous. Il est en effet plus satisfaisant et commode : 1°) d’aimer ce que l’on fait, 2°) d’être doué pour le faire, 3°) d’être payé et 4°) reconnu pour le faire. C’est même le profil idéal d’une personne en recherche d’emploi, et qui plus est, elle n’y restera pas longtemps.

Comment mener cette quête ? Par la logothérapie, on recherche le pourquoi de sa frustration existentielle, le ressenti de vide et de manque de sens. L’individu qui affronte ses problèmes et transforme ses objectifs en activités regarde en arrière avec sérénité, en raison des expériences de vie qu’il a connues, et n’a pas à envier la jeunesse de  ceux qui la possèdent encore.

A l’opposé de la frustration, il convient d’identifier les situations de plénitude : être à l’aise dans ce que l’on fait, totalement concentré et mobilisé, et sachant exactement quoi faire au moment présent. Pour définir cette sensation, le terme utilisé est « le flow », le flux qui symbolise l’ensemble des interactions qui mobilisent tout l’organisme.

« Le Flow est l’état des personnes absorbées par une activité qui seule semble importer, et qui ignorent totalement leur environnement en appréciant la tâche à accomplir, tout en éprouvant du plaisir en le faisant ». La plupart des athlètes, joueurs d’échecs ou ingénieurs se consacrent à des activités qui les font entrer en état de flow. Plus curieux encore : dans le monde entier, on décrit l’état de flow dans les mêmes termes.

Pour vous aider à naviguer sur ces eaux incertaines, quelques clés :

1°) une fois que vous aurez trouvé votre Ikigaï, vous vous battrez pour le conserver. « Le bonheur est toujours décidé par ton coeur ».

2°) recherchez des situations de robustesse : pas de risques inconsidérés, mais au contraire des risques répartis « pas tous ses oeufs dans le même panier ».

3°) ne prenez jamais votre retraite, restez toujours actif. Il est important de continuer à faire des choses de valeur, à avancer, à apporter de la beauté ou à se rendre  utile, en aidant forme à notre petit monde.

4°) Prenez les choses calmement. La hâte est inversement proportionnelle à la qualité de la vie. Quand nous laissons les urgences derrière nous, le temps et la vie acquièrent une nouvelle signification.

5°) Entourez-vous de bons amis. Ils sont le meilleur élixir pour chasser les préoccupations par une bonne discussion, raconter et écouter des anecdotes, échanger des conseils, partager, rêver. Vivre, en somme.

6°) Souriez. Une attitude affable procure des amis et détend la personne elle-même. Certes, il existe des choses qui vont mal, mais c’est un privilège de se trouver ici et maintenant dans un monde plein de possibilités.

7°) Reconnectez-vous avec la nature. Nous avons besoin d’y revenir régulièrement pour recharger les piles de notre âme.

8°) Remerciez. Pour tout ce qui illumine votre quotidien et vous rend heureux d’être en vie. En y consacrant chaque jour un moment, vous augmenterez votre capital bonheur.

9°) Vivez l’instant. Cessez de vous lamenter sur le passé et de redouter l’avenir. Tout ce que vous avez est aujourd’hui. Faites-en la meilleure utilisation possible pour que cela mérite de s’en souvenir.

10 °) Suivez votre Ikigaï. Il y a en vous une passion, un talent unique qui donne du sens à vos journées et vous pousse à donner le meilleur de vous-même jusqu’à la fin. Si vous ne l’avez pas encore trouvé, c’est votre prochaine mission.

Conclusion : comment concilier cette « introspection » avec le travail que nous menons actuellement (AEC) sur la finalisation du projet professionnel ? Une fois de plus, la dimension collective et collaborative est un levier majeur : l’estime de soi s’alimente du regard des autres, de leur bienveillance.  Les techniques de « l’autobiographie raisonnée » sont une manière de dégager une synthèse de la nature profonde de nos aspirations et de nos talents. Alors, on s’y met quand ?

L’Ours.

 

 

 

 

Notre relation au travail.

Tout le PAF (paysage audiovisuel français) bruit des adieux bouleversants de David Pujadas au J.T. de 20 heures de France 2. Et si tout cela n’était que la manifestation de notre nouvelle relation au travail ? La discussion est vive entre membres de BCN, aussi pour éclairer ce débat, le secrétariat a documenté la question :

Lettre ouverte à David Pujadas

Cette vibrante plaidoirie en faveur de l’adaptabilité, est bien dans l’air du temps ; pour ainsi dire c’est le « must think » d’aujourd’hui, comme il y avait autrefois des « must have » consuméristes…

En économie, le credo européen reste celui du chancelier Helmut Schmidt : « Les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain, qui font les emplois d’après-demain ». Donc, l’adaptabilité, la flexi-sécurité, la réduction du welfare state vont bien dans le sens demandé : en nous formant en permanence, pour acquérir des connaissances nouvelles chaque jour, devenir chaque jour plus productifs, sommes-nous certains de contribuer pour demain au plein-emploi pour nos enfants ?

Il faudrait pour cela commencer par distinguer différentes catégories d’investissements selon l’objectif poursuivi par l’agent économique.
- L’investissement de capacité désigne l’achat de capitaux fixes en vue d’augmenter les capacités de production (ex : achat de machines supplémentaires, etc.). Cet investissement est créateur d’emplois.
- L’investissement de productivité consiste en l’achat de capitaux fixes en vue d’améliorer l’efficacité de la production sans pour autant augmenter les capacités de production (ex : remplacement des salariés par les machines). Cet investissement peut être destructeur d’emplois.
- L’investissement de remplacement désigne l’achat de capitaux fixes en vue de remplacer les capitaux fixes usés ou obsolètes. Cet investissement est sans effet sur l’emploi.

La plupart des investissements dans les nouvelles technologies, (qu’ils fassent appel ou non à l’IA – l’intelligence artificielle), répond à un nouvel impératif : ce sont des investissements de compétitivité – ou de conquête de parts de marché, si l’on préfère : si je ne crée cette application, mon concurrent le fera à ma place, et ses coûts de RH en seront réduits… Si je ne distribue pas mes colis ( ou mes pizzas) par des drones, ces milliers de porteurs ou de facteurs qui les portent aujourd’hui avec – ou sans – un sourire ou un mot aimable, vont plomber ma compétitivité.

L’évolution de l’espèce humaine, concept très darwinien, répond à l’impératif de sélection naturelle : les plus forts survivront. Si je suis le plus fort, le plus résistant, le plus flexible, que m’importent au fond tous les « laissés pour compte » de l’économie numérique ? Il manque donc deux valeurs à cette ambition : la dignité qu’apporte à chacun un travail authentique, et le souci de produite un développement durable, c’est-à-dire une planète saine et viable où il fera bon vivre aux générations futures.

Les secrétaires.

De John Wayne à Ulysse : réapprendre à décider.

Second volet de notre « série » sur le management après le « Guide de survie au bureau », voici le cran supérieur, prendre en mains son destin. Résumé (sommaire) de l’ouvrage d’Olivier Sibony, senior partner de McKinsey, où il codirige le pôle stratégie. Il a accompagné de nombreuses multinationales dans la définition et la mise en œuvre de leurs décisions stratégiques. Il enseigne la stratégie à HEC, et intervient régulièrement sur ces thèmes dans la presse économique française et internationale.

Comment nos entreprises peuvent-elles renouer avec la performance alors que la crise continue à déprimer l’économie et la société française ? En décidant  autrement.

Acquisitions calamiteuses, guerres de prix involontaires, stratégies qui tuent le malade qu’elles devraient sauver… Face à ces situations, le premier réflexe est toujours le même : trouver les coupables ! Pourtant, nos dirigeants ne sont évidemment pas incompétents. Mais ils sont comme nous tous, victimes de biais cognitifs, d’erreurs de jugement récurrentes et prévisibles.

Pour l’auteur, bien décider passe par la  force de l’équipe. Pour cela, les leaders doivent construire une solide architecture de décision, une méthode qui mobilise l’intelligence collective de leur équipe.

S’appuyant sur les travaux les plus récents en économie comportementale et sur son expérience des coulisses de la prise de décision, Olivier Sibony propose des solutions concrètes pour décider juste. Il ouvre une nouvelle voie pour bâtir des entreprises prospères, à rebours de l’individualisme trop souvent associé à la société d’aujourd’hui.

 

I. LE PLAN. (Squelette à enrichir ensuite de chair).

Introduction : « Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes ;

                          Ils peuvent se tromper comme les autres hommes. »

Pierre Corneille, Le Cid

1°) Nos biais nous égarent, mais de manière prédictible ou prévisible, faisant de nous des êtres prévisiblement irrationnels. La première partie illustre 7 archétypes d’erreurs, chacun s’expliquant par une combinaison de biais.

2°) Nos biais sont incorrigibles, mais pas ingérables. Un biais est par définition un phénomène dont nous n’avons pas conscience. Nous ne pouvons donc pas décider nous-mêmes de le corriger. Mais, si nous sommes et resterons individuellement victimes de nos biais, nous pouvons voir et corriger ceux d’autrui, et réciproquement. Pour prendre de meilleures décisions, nous devons nous appuyer sur les autres, trouver des méthodes pour exploiter la force du collectif. La seconde partie de l’ouvrage démontre l’impact qu’une telle méthode peut avoir sur la qualité des décisions.

3°) Puisque bien décider exige de la méthode, les décisions les plus importantes, dites stratégiques, méritent d’être particulièrement soignées. L’art du leader consiste à bâtir la méthode, que l’on appelle architecture de la décision. Dans la troisième partie, nous abordons les piliers de cette architecture de la décision, ainsi que de nombreux outils pratiques, éléments ou briques utiles à la construction de ces piliers, pour apprendre ou réapprendre à décider.

Première partie : Sept pièges pour le décideur.

  1. Trop beau pour être vrai : Le piège du storytelling.
    1. Le biais de confirmation.
    2. Le fact checking n’est pas le story checking.
    3. Biais du champion, biais d’expérience. (auteur d’histoire, situations analogues)
  2. Steve Jobs, ce génie : Le piège des bonnes pratiques.
    1. L’erreur d’attribution.
    2. L’effet de halo.
    3. Les bonnes pratiques.
    4. Le biais du survivant.
  3. Croyez-en ma longue expérience : Le piège de l’intuition.
    1. L’intuition n’est que la reconnaissance d’une situation vécue et mémorisée.
    2. Nous pouvons nous y fier, mais seulement à certaines conditions : environnement régulier, feedback clair, apprentissage possible.
    3. L’exemple du recrutement : le DRH. Sur quoi fonder une intuition ?
    4. Distinguer la trame (stratégique) de la négociation, et le moment (intuitif) de conclure.
  4. Just do It : Le piège de l’excès de confiance.
    1. Blockbuster contre Netflix.
    2. Le biais rétrospectif : confirmation ex-post.
    3. Prévisions chiffrées et intervalles de confiance.
    4. Seuls au monde : comment nous sous-estimons nos concurrents.
    5. Le biais d’action : éviter la paralysie par l’analyse.
    6. Quand faut-il être optimiste ? Quand on agit sur des éléments maîtrisables.
  5. Je ne suis pas Robin des bois : Le piège de l’inertie des ressources.
    1. Polaroïd et la photo digitale : l’entreprise ne fait pas ce que décide le patron.
    2. Allocation des ressources et Budget Base Zéro. Agiles et inertes.
    3. Le biais d’ancrage.
    4. La dynamique de l’inertie : regards neufs et réallocations massives.
    5. Le biais du statu quo se cumule avec l’aversion à la perte.
  6. Soyez des entrepreneurs : Le piège de la perception des risques.
    1. Il existe plusieurs sortes de pertes, selon le point de vue.
    2. Chaque décision d’investissement doit se voir en portefeuille : swap-insurance.
  7. Le long terme, c’est dans longtemps : Le piège des horizons de temps.
    1. Le court-termisme des décideurs et des financiers.
    2. La myopie managériale.
    3. Nous sommes tous court-termistes.
  8. Les biais de groupe et d’intérêt : Déclencheurs de pièges.
    1. La pensée moutonnière.
    2. Le premier qui pose la question qui fâche. Piège du groupthink.
    3. Le biais d’intérêt. Un chirurgien qui opère, pas qui soigne.
    4. Un biais qui se combine avec le biais de confirmation, et s’adoube d’expertise.
    5. Une typologie de 4 à 99 biais : (selon l’auteur suisse Rolf Dobelli), sans compter les erreurs matérielles et les erreurs de raisonnement.
      1. les biais de confirmation, qui fondent l’hypothèse.
      2. Les biais d’action.
      3. Les biais d’inertie
      4. Les biais de groupe
      5. Les biais d’intérêt.

Comment s’en sortir ? Vouloir éliminer tous les biais qui obscurcissent ou dénaturent la décision serait une fausse bonne idée : autant conseiller à un zèbre d’abandonner ses rayures ! Les biais sont l’autre face de nos heuristiques, ces raccourcis intuitifs, qui sont un moyen puissant, rapide et efficace de prendre la plupart de nos décisions quotidiennes, en nous fondant sur notre expérience et notre instinct.

La force du collectif est l’antidote à notre impossibilité de nous « dé-biaiser » nous-mêmes : l’exemple du livre est celui de la résolution de la crise de Cuba. Du jeu d’options restreint proposé par les militaires, le collectif va proposer 4 scénarios gradués, dont celui qui sera finalement décisif, le blocus naval.

Deuxième partie : Décider comment décider.

  1. S’avouer vaincu pour mieux gagner la guerre : Pourquoi nous ne pouvons pas corriger nos propres biais.
  2. Quand l’échec n’est pas permis : Le collectif et la méthode.
  3. Une bonne décision est une décision bien prise : Paul le poulpe est-il un bon décideur ?

Définir l’architecture de la prochaine prise de décision, c’est un art. Si les critères parfaits étaient connus, leur pondération, les différents risques et autres variables intégrés, alors un robot comme AlphaGo ferait parfaitement l’affaire. mais il ne s’agit pas de jeu de Go !

En revanche, présenter la décision à prendre comme un chantier, avec un objectif, un calendrier, un méthode de collecte des éléments, définir le cadre des échanges contradictoires, tout en rappelant qu’in fine, celui qui décidera, c’est précisément Le Décideur, s’entourer sans se brider, de parapets, voilà qui constitue bien un art. Après la décision (l’arbitrage final), chacun reprend ses activités quotidiennes, que ses options aient retenues ou non. Cela doit se faire sans douleur.

Troisième partie : L’architecte de la décision.

  1. Dialogue : confronter les points de vue. Et pour cela, se souvenir que la confrontation n’est pas naturelle : au lieu de s’affronter sur des faits, ce sont des personnes en désaccord qui s’affrontent. Pour l’éviter, il faut une diversité des compétences et des origines, mais aussi des perspectives. Il faut ensuite se doter d’un environnement, d’un cérémonial, et enfin de Temps pour échanger, temps pour décider : la phase collecte des éléments ne préjuge en rien de la décision prise, qui n’appartiendra en fin de compte qu’à une seule personne.
  2. Décentrage : voir les faits sous un autre angle. Favoriser les poils à gratter, bousculer les perspectives ! La technique dite « Six amigos » consiste à constituer un comité directeur de personnes qui ne se connaissent pas, choisies presque au hasard parmi les différentes fonctions de l’entreprise et qui découvrent le projet en même temps que l’animateur. Ainsi, pas de décisions timorées, de « deals » entre participants, chacun joue sans autre enjeu que ses propres convictions, et ça marche !
  3. Dynamique : construire l’entreprise décisive. Pour être certain de prendre la bonne décision, il faut s’assurer d’avoir désamorcé les ambitions cachées, les conflits d’intérêts, soit en privilégiant les amis personnels, soit en créant au sein de l’entreprise un authentique espace d’expression des désaccords. Ainsi, on s’assure de lister l’ensemble des contre-arguments, des objections, et du même coup, de se faire une opinion sur leur réalisme.

Conclusion : Un monde de meilleures décisions ?

De John Wayne à Ulysse : Le vrai leader, le leader à l’ancienne, c’est John Wayne : il prend la mesure de la situation, il dit « voici ce qu’on va faire » et on le suit. Ce modèle ne tient plus ; aujourd’hui nous vivons dans un monde complexe, mobile, et qu’au lieu de donner l’heure une fois, il faudrait construire une horloge, ou encore une organisation qui restera capable de décider, même après la disparition de la vision de son créateur.

Le leader d’aujourd’hui, ce serait plutôt Ulysse : sachant qu’il va naviguer en eaux inconnues, il restreint sa propre liberté, se fait attacher au mât et bouche les oreilles de ses matelots avec de la cire, afin qu’ils ne soient pas séduits par le chant des sirènes. Confiance de l’équipage envers son leader, du leader envers son équipe, dont il accepte la contradiction. Ainsi, dans un contexte mouvant et tourmenté, l’équipage se donne les meilleures chances de regagner Ithaque.

L’Ours.

 

(Prochain volet : L’Ikigai. Notre raison d’exister, et d’être acteurs de notre propre vie).

 

 

Editorial de Juin.

Avec la Fête de la Musique, la plénière de juin est le signal du « mid-term poll » c’est-à-dire le moment de vérifier le bon déroulement des orientations présentées fin 2016 à l’Assemblée Générale :

Quelles étaient-elles ?

– I.  La professionnalisation : Convention Action Emploi Cesson, Emploi-store, Pôle Emploi.

a) nous avons signé avec AEC une convention d’essaimage, dans laquelle nous acquérons les droits aux supports et l’accès à la plateforme On Line. Actuellement de 8 personnes à 12 personnes suivent les ateliers de formateurs-relais jusqu’au 29 Juin. A la rentrée, nous serons en mesure de proposer les modules Web.

b) nous avons soumissionné à l’appel d’offres spécifique Pôle Emploi « Levée des freins psychologiques au retour à l’Emploi », en partenariat avec le GECKO, celui-ci sur les cadres nous sur les non-cadres. Olivier Champion participera aux coachings individuels avec les coaches EMCC volontaires, si nous sommes retenus.

c) nos tentatives pour s’approprier l’outil en ligne Emploi-store de Pôle Emploi se heurtent à la résistance de leurs propres soutiens, pour qui c’est un métier, même s’ils ne peuvent assurer que quelques sessions localement.

II. La présence tous azimuts.

Nous avons tenu un stand grâce à l’aide du département au Salon du Bien  Vieillir des 25 & 26 Mars, avec un retour intéressant, et beaucoup de belles rencontres. Le Conseil Départemental nous a sollicités à nouveau pour être intervenant invité en 2018. Surtout, grâce à Mme Anne Erschens, nous sommes en train d’introduire un dossier de subvention au CD 21.

Les autres manifestations au programme :

  • la rencontre de ce 7 Juin au GAIA Le Complexe de Chenôve, au titre d’acteur de l’ESS, avec tous les partenaires qui oeuvrent dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Buts déclarés :

    Rencontrer des acteurs de l’économie collaborative du territoire
    Partager la cartographie locale de l’économie collaborative
    Réfléchir collectivement aux enjeux et impacts RH.                                                       Se projeter / se décentrer en réfléchissant à ce que les acteurs peuvent apporter.

  • la journée de l’Emploi du 22 Juin de Chenôve.
  • le 5 à 7 « Ose t’adapter » du GECKO, enclenché par Céline Rabut, avec qui les relations de confiance et de partenariat ne cessent de se renforcer.
  • Nous attendons également une date pour le Café-Zèbres de SNC, auquel nous serons amenés  à présenter nos initiatives innovantes en faveur de l’emploi.
  • Enfin, à la rentrée, nous sommes inscrits pour la 3e année consécutive au Grand Déj, le lancement de l’opération a lieu le 15 Juin, à Dijon Métropole.

III. Les antennes

Bien que nécessaires pour une Association à vocation régionale, nos antennes sont plus difficiles que prévu à se mettre en place : certes, nous sommes fléchés à Chalon, invités aux manifestations, et potentiellement de la BGE (Bourgogne Entreprendre). Ce n’est pas suffisant, car il s’agit de la 2e concentration économique de la région.

De même, alors que nous espérions rencontrer les instances du Pays Beaunois, les choses tardent, en partie à cause des évolutions de la Loi Nôtré. L’association des Climats et la perspective de l’ouverture de la Maison du Vin à Beaune sont pour l’instant notre meilleure opportunité.

En revanche, l’éclaircie pourrait venir du 89 : Bruno Beauprêtre, bien implanté sur place,  négocie avec la MDE d’Auxerre une première intervention de BCN sur place pour les cadres du Sud 89.

IV. Equipe et adhérents : Nous sommes actuellement 16 adhérents, ce qui signifie que l’on ne recrute pas, que le bouche-à-oreille n’est pas suffisant : à ce rythme, nous finirons l’année à 20 – 22, ce qui ne permet pas d’engager des actions ni d’animer des commissions. pour mémoire, nous espérions atteindre le chiffre de 30.

Paradoxalement, notre « auberge espagnole » ne s’alimente pas de demandeurs d’emplois, ce qui est le principe du co-développement ! C’est pour s’aider mutuellement que nous avons fait évoluer le groupe de parole.

Illustration : 3 actifs, 1 retraité, 2 demandeurs dans le bureau.

IV. La communication : le site WordPress fonctionne bien, nous avons complètement abandonné l’adresse OVH et orienté le choix de nos amis d’AEC vers cette solution simple et souple.Un petit bémol : alors que chacun peut recevoir dans sa boîte mail l’ensemble des articles proposés par BCN, le nombre d’abonnés à ce service stagne. Réveillez-vous, c’est simple et sans engagement.

En revanche, la ville de Dijon, enthousiaste en Janvier 2017, tarde à rendre sa réponse pour un service civique « Infocom 2e ou 3e année » : nous avions proposé trois types de missions.

a) upgrade du site WordPress, fonctionnalités nouvelles,

b) maintenance du site AEC et de tous ses contenus en ligne,

c) conception de la Boîte à Outils Digitale, dont nous étions désignés comme maître d’oeuvre. (Typiquement une mission d’expert en co-développement, et une sacrée carte de visite pour son réalisateur !).

V. Conclusion : le constat nuancé que nous portons ici, ne doit pas nous empêcher de rester optimistes et patients.  Optimistes parce le contexte s’améliore pour les cadres, et que nous enregistrons des progrès dans notre notoriété. Notre première subvention en est le signal : en se dotant et en s’équipant, BCN s’installe dans le paysage. A nous tous de mettre « de la chair et de la vie sur cette ossature ». Un beau plan d’action pour le 2nd semestre ?

Signé : l’Ours.

 

Guide de survie au bureau.

Nous lançons une série de Fiches de Lecture sur le thème du management : vous pouvez tous contribuer ! Après le présent « guide de survie au bureau », nous vous proposerons très bientôt un thème : « Réapprendre à décider » !  A suivre…

De Pierre Blanc-Sahnoun, chroniqueur économique au Figaro Entreprises, auteur des chroniques de la vie en entreprise. C’est aussi un coach des plus reconnus, cofondateur d’une association, la Compagnie des coaches, à la fois école de formation au coaching, et cabinet de consultant. Le propos du livre est de réintroduire la dimension humaine dans la compréhension de l’économie : « nous sommes le sel de l’économie, mais où est notre liberté ? Quel est le sens de tout cela ? »

 Le livre comporte 11 commandements : à l’occasion, il tord le cou à certaines idées reçues, mais la constante reste le respect de l’individu, (notamment de soi-même) et la nécessité de conserver du recul.

1°) Ton prince loyalement tu serviras : les grands patrons actuels sont des carnassiers. Il faut se garder de l’illusion que l’entreprise a des sentiments, du respect pour l’individu. Ces choses-là n’existent qu’entre personnes, jamais entre une firme et une personne.

Le principal problème qui se pose au manager, est la gestion de son supérieur hiérarchique direct. Le patron idéal n’existe pas, mais invariablement, le modèle qui s’en rapproche le plus est le mentor, c’est-à-dire celui qui :

  • Place la barre très haut.
  • Sait encourager et regonfler, ne s’approprie pas les mérites de ses poulains.
  • Sait donner l’exemple.
  • Sait décrypter les vrais enjeux, sans user de la langue de bois.
  • Sait donner des ailes à ses collaborateurs, et les laisser s’envoler.

Les bons tuyaux : flatter opportunément son patron, et s’il est incompétent, ne jamais lui faire perdre la face en public. L’ambition sans talent est une stratégie à courte vue. C’est la peur qui fait agir la plupart des acteurs de l’entreprise : quand on l’a compris, la politique de l’entreprise devient plus lisible.

2°) Tes armées à la victoire tu conduiras : un patron est seul et accro à des drogues dures : la crainte et l’adoration.

L’esprit d’équipe : garant du succès, s’il est soutenu par du teambuilding en particulier dans les petites équipes.

L’homme sans échec est celui qui n’a pas pris assez de risques : il faut laisser ses collaborateurs aller dans le mur.

Le désordre en réunion : gage de créativité.

La bataille de l’image de l’entreprise se gagne au contact (en 1ere ligne).

Distinguer le chapeau du pouvoir de celui qui le porte.

Arrêter de travailler pour commencer à manager : apprendre à chacun à réfléchir, à trouver des solutions. Manager = fédérer des talents, dont chacun dépasse le sien.

Transformer des gens qui s’occupent en gens qui se préoccupent.

3°) Ta puissance mentale consolideras : S’intéresser sincèrement à ses collaborateurs, être franc dans la critique comme dans le compliment. Le charisme, c’est donner envie.

Apprendre à écouter les signaux faibles : sortir de soi pour se connecter à son environnement.

Assumer les outrages du temps comme des cicatrices reçues au combat.

Avoir de la chance : saisir les opportunités, même en situation de crise.

La bonne décision : un choix assez bon pour être ensuite conforté par le travail, le talent, la ténacité.

Les valeurs du 3e millénaire : honnêteté, bon sens, intégrité et stabilité dans les alliances : conditions essentielles pour durer.

La motivation est le désir d’être bon, et reconnu comme tel, y compris par la rémunération : contre la démotivation, chercher un nouveau souffle à travers de nouveaux projets.

Dépasser ses échecs : s’excuser après une dispute. Etre inébranlable dans un monde qui change, c’est être rigide, et non faire preuve de caractère.

4°) Négociateur habile te montreras : y compris pour son augmentation, préparer des faits et arguments. Et si on prévoit la rupture, avoir préparé sa valise.

Mode opératoire d’un véritable entretien de progrès…des faits, une confrontation, une mise en valeur des points positifs, une évaluation franche des insuffisances. Quand c’est le nôtre, être professionnel, le préparer pour en faire un entretien d’évolution.

Refuser une mutation : l’entreprise y voit : résistance au changement, manque d’adaptabilité, mauvaise gestion des priorités, refus d’un challenge motivant, sentimentalisme excessif.

Les prévisions trimestrielles : une recherche obsessionnelle de la maîtrise du risque.

Comprendre ce qui nous empêche de dire non.

5°) Une image sans faille présenteras : éviter de faire sans cesse référence au passé. Ne pas attendre d’offre d’alliance spontanée, qui serait de l’opportunisme.

Etre simple et direct, ne pas mépriser les petites gens, rester réservé et modeste… jusqu’au jour que l’on a choisi.

Aller aux stages outdoor organisés par le patron, et se lâcher juste assez pour montrer que l’on sait faire la fête. En toute circonstance, ne pas boire plus d’une coupe.

Analyser les rituels de couloir, s’adapter à la règle commune.

Partir au bon moment.

Qu’est ce qui a fait tomber Bill Clinton ?

6°) Efficacement communiqueras : la communication est-elle une suite de recettes de cuisine ou l’expression d’une vision venue de l’intérieur ? Rester discret. User judicieusement du bon coup de gueule. Le silence est une arme tactique très puissante : permet d’être au courant de tout, et de paraître machiavélique et intelligent, concentré et attentif

Quand on fait une présentation, elle est puisée dans le concret, la vie de l’entreprise.

Ecrire en 2 temps : poser les mots et les concepts, puis passer à la mise en forme.

Tutoyer son patron ne fait pas de lui un copain.

Maîtriser l’art de la machine à café.

7°) Ton temps organiseras : les gens qui arrivent toujours en retard, sont ceux qui essaient d’être trop bien organisés : ils tentent d’optimiser chaque minute !

Garder conscience du temps, bouger, poser son crayon.

Intégrer des temps réalistes de trajet.

Savoir rentrer de congé : pas de RDV, avoir lu tous les mails.

La notion d’urgence dans l’entreprise n’est pas réelle : elle est l’effet de la peur, et entraîne l’ouverture de tous les parapluies.

8°) Les nouvelles technologies utiliseras :   du moins tant qu’elles ne nous empêcheront pas de penser !

Face à un vrai informaticien, rester un utilisateur sympa, agréable à dépanner.

Imposer des limites claires entre relation et « bourrage intellec-virtuel ». Se réapproprier le téléphone. Rester libre par rapport à son mobile et sa messagerie.

9°) Ta transition professionnelle réussiras :   décoder les signes avant-coureurs, auto-évaluer sa rentabilité à court terme.

Ne pas attendre que le vent tourne pour préparer ses arrières.

Consacrer la bonne énergie à rechercher un emploi : recharger ses batteries, serrer des mains, passer 20 à 30 heures par semaine à chercher vraiment.

Soigner la rubrique « Divers » du CV.

Rester ouvert, mobile et opportuniste.

Le recrutement = une affaire de feeling.

L’entreprise ne nous aime pas : elle est sans cesse dans le donnant-donnant.

10°) Ta vie personnelle préserveras :  En déléguant, en gérant mieux les priorités, en posant les limites.

L’entreprise et les bébés : qu’elle les tolère à défaut de les aimer.

Le matriciel : créer son réseau, nouer des alliances, et se procurer l’information.

Le divorce : rester discret et digne sur le sujet. La compassion se paie au prix fort.

Choisir sa vie plutôt que ses études. Mieux se connaître, ne pas abandonner ses rêves.

11°) Un coach adouberas :   Le coach n’est pas un psy. Il travaille sur l’avenir, et non sur le passé, avec pour objectif d’améliorer votre performance.

Impossible d’être à la fois manager et coach : faire grandir son équipe, aider chacun à atteindre ses objectifs, c’est du management. Aller plus loin dans la psychologie, c’est de l’intrusion.

Conclusion : Pour en finir avec le principe de Peter. A chaque moment de notre vie professionnelle, nous possédons un seuil d’incompétence provisoire, que nous pouvons dépasser par la formation, le développement personnel, l’initiative et … le courage.

Ceux qui le percutent sont donc ceux qui n’ont jamais cherché à faire bouger ce seuil, parce qu’ils ont cessé de se remettre en cause, de chercher à évoluer, face à un environnement en mutation perpétuelle.

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Pour des acteurs transverses : ce livre n’est qu’une boussole, qui nous apprend à devenir responsables de nos vies. Nous devons être conscients de l’interaction de nos choix avec ceux qui nous entourent, inscrits dans une trajectoire professionnelle, qui n’envahisse pas tout l’espace disponible. Le travail est un moyen, non une fin.

 

Joli mois de Mai.

Bourgogne Collaborative Network sur tous les fronts : c’est ainsi que l’on pourrait résumer notre activité, à mi-chemin de ce joli mois de mai « où les feuilles volent au vent ».

Premier volet : celui de notre Plan d’action 2017 : la professionnalisation, issue de notre convention avec AEC du 30 Novembre 2016, dont les premiers retours sont très positifs après 2 sessions, et un calendrier désormais acté pour tout le trimestre :

  • 23 Mai – 17 H 30 : Module 2 le projet professionnel. Toutes les personnes intéressées peuvent nous demander les TP à étudier et préparer pour ce jour-là.
  • 01 Juin – 17 H 30 – 19 H 30 : Module 3 la communication dans la recherche d’emploi, le CV.
  • 06 juin – 17 H 30 – 19 H 30 : Module 4 répondre à une offre, CV et lettres.
  • 13 juin – 17 H 30 : Module Web 1. Le Web et la recherche d’emploi.
  • 20 Juin – 17 H 30 : Module Web 2. Le Web et la recherche d’emploi.
  • 29 Juin – 17 H 30 : Entretien d’embauche (TP sur la confiance en soi).

Seules les réunions de début Juin sont « bornées » faute de salle disponible.  Le principe validé est une Météo de la Semaine de 30 minutes pour débriefer les acquis et les points obscurs de la séquence précédente, puis 2 heures intensives sur thème du jour.

Deuxième volet : Sourcing Pôle Emploi. En accord avec Céline Rabut, Présidente du GECKO, nous avons répondu de manière parallèle à la consultation, qui prenait fin le 15 Mai. Il s’agissait avant tout de « prendre rang » et d’ancrer nos valeurs et principes d’action sur tout le territoire. Ce point sera évoqué à l’occasion du Café-Zèbres*, auquel nous participerons.

(* : Café-Zèbres : initiative SNC – Bleu-Blanc-Rouge pour recenser et fédérer les actions en faveur de l’emploi. BCN participe au comité d’organisation).

Troisième volet : communication. Le Dossier UNESCO qui avait contribué à nous faire connaître n’est pas mort. Bien au contraire, l’Association des Climats de Bourgogne démarre ses actions opérationnelles. Un entretien informel avec Bertrand Gauvrit, son directeur a ouvert de multiples pistes de coopération. Des contacts ultérieurs viendront, mais tous ceux que le sujet « culture et oenologie » intéresse sont invités à nous adresser leur CV ; le 80e anniversaire de l’ouverture de la Route des Vins offre une quantité d’animations de nature à mettre en avant nos qualités relationnelles, ainsi que la transversalité de nos actions.

Alors, oui. Joli mois de Mai, vraiment !

L’Ours

Edito – Avril 2017

Une douzaine de participants lors de cette plénière du 13 Avril, qui comprenait quatre sujets principaux :

  • le retour sur notre participation au salon du Bien Vieillir.
  • le relais de la Formation AEC (Action Emploi Cesson) suivie le 31 Mars.
  • la participation au 2e module « Ose t’adapter » monté par le Gecko.
  • les autres initiatives et projets.

C’est une équipe renforcée qui nous a représentés au salon du Bien Vieillir : Jean-Luc, Danièle, Malika, Christine et Antoine, et enfin « last but not least » Nadine, entrée depuis quelques jours à BCN. Cette équipe a fait le buzz pendant 2 jours, en gagnant le concours de look « vintage », en animant des ateliers et des conférences, et surtout en développant un discours ambitieux à tous ses visiteurs, élus, sympathisants, bénévoles ou intéressés, sur la valeur Travail, l’Estime de soi… à opposer à l’Assistanat.

Au final, une quinzaine de contacts solides, à convertir soit en adhérents, soit en bénévoles « actifs » ; M. Antar, l’organisateur nous a confirmé que nous avions gagné haut la main, le droit d’être invité d’office l’année prochaine.

Moins d’une semaine plus tard, direction Cesson-Sévigné (35), dans la banlieue de Rennes (en langue locale Saozhon-Sevigneg !) pour le module de soutien oral à l’acquisition du kit pédagogique « Formation à la recherche d’Emploi ».

Du lourd. 113 fichiers, 5 Giga-octets de documentation et supports variés, du classique Powerpoint, aux vidéos, ressources Word, et surtout, un module Web animé et réalisé par une webmaster professionnelle, entretenu et mis à jour, auquel nous aurons accès dès sa mise en ligne. Le 6 Avril, nous avons programmé une première « restitution » avec remise de clés USB pour 3 de nos membres : Isabelle, Juliette et Nadine. Toutes nous ont confirmé « qu’il faut foncer ». Du coup, nous avons réservé une grande salle à la MDA pour le 11 Mai. Horaires habituels, de 18 à 20 H 30.

Le 2e module « Ose t’adapter » du Gecko, piloté par Céline Rabut, démarre début mai ! Nous avons déjà une inscrite, Juliette, mais comme la fois précédente, il est encore temps de candidater sous la bannière BCN, car ce label prend de la valeur… Au besoin, nous organisons des entrevues directes avec Céline, de manière à être très réactifs. Contacter Antoine au 06.85.13.30.03 pour déclencher un entretien.

Et pour finir, de bonnes nouvelles : le Grand Dijon vient de nous octroyer la subvention qui va nous permettre de financer le vidéo-projecteur, ce qui nous rendra moins dépendants pour nos sorties (notamment en Mairie de Brazey-en-Plaine, où nous sommes invités). Côté département, Anne Erschens continue à soutenir notre action, et va nous adresser un dossier pour solliciter le CD, à faire valider par notre conseiller (Mme Colette Popard). Soyons attentifs à cette nouvelle procédure.

Malika n’était pas présente à notre plénière du 13 Avril, car elle nous représentait à une initiative SNC – Bleu-blanc-zèbre, pour répondre à l’appel de Nicolas Hulot, mobiliser toutes les bonnes volontés associatives autour des grands thèmes actuels, chômage, réchauffement climatique, conflits,… que les politiques ne font qu’effleurer. La force des associations, c’est leur nombre et leur poids économique. Alors, retroussons-nous les manches !

En attendant, bonnes vacances à tous, bonnes recherches. Nous serons présents à la MDA, les 9 et 11 Mai, pour des entretiens et la formation, puis le 18 pour la plénière.

L’Animation.

 

Et pendant ce temps, un nouvel accord s’est négocié…

Ah, il s’est fait bien discret !… Pourtant son entrée en vigueur à la prochaine rentrée ne fait aucun doute. Et si BCN est loin de  ne penser qu’aux seniors, il faut reconnaître que gérer une 2e, voire une 3e carrière est loin d’être évident, autant pour des raisons techniques objectives, (l’arrivée massive de l’Intelligence Artificielle et des robots, par exemple) que pour des a priori et des prétextes de circonstance (les conflits inter-générationnels, comme l’a montré l’OMIG*).

Cette fois, il s’agit de l’assurance chômage, dont voici les nouvelles modalités :

Assurance-chômage : les seniors, perdants du nouvel accord.

Au final, ce sont 900 millions d’euros d’économies que l’accord devrait générer, et une précarité accrue. A contrario, pas de nouvelle mesure réellement incitative pour aborder de façon spécifique le traitement de l’emploi senior. En résumé, tout change, rien ne change…

L’Ours.

OMIG : Office du Management inter-générationnel.

Une formation de formateurs exemplaire.

A Cesson-Sévigné, ce vendredi, nous avons pu constater l’écart entre AEC, l’association Action Emploi Cesson, créée il y a plus de 20 ans, adossée à la Maison de l’Emploi locale, et BCN, encore occupée majoritairement par son développement.

Cela nous a confortés dans la partenariat élaboré avec AEC depuis quelques mois, et signé début 2017 : l’idée ne devait pas être si mauvaise, puisque des essaimages ont eu lieu depuis à Bruz, à Saint-Jacques de la Lande.

Une journée entièrement consacrée aux contenus, à l’échange, aux confrontations des expériences. Nos 4 animateurs Floriane, Marie-Ange, Alain et Michel ont donné le meilleur pendant des heures : expérience Web, pratique de l’argumentation « commerciale », analyse des offres et des réponses…

Le Président Alain Blais (signataire de la convention qui nous lie), nous a fait l’honneur de se joindre à nous pour le déjeuner et témoigner des nombreuses réussites de l’association AEC, aussi bien sur le taux de réussite des adhérents, et sur l’emploi des jeunes qui sortent du Service Civique.

En fin de compte, nous voici tous ensemble à la tête d’un capital de savoir et d’expérience, enrichi dans quelques jours d’un module en ligne ; à nous de nous en emparer et de renforcer nos adhérents dans leurs démarches vers l’emploi. Cette action était au coeur de notre Plan d’Action 2017.  Cela commence jeudi !

Signé : L’ours.