Le printemps des Seniors.

Dix-huit jours sans nouvelles de BCN ? Mais où sont-ils passés ? Cet édito a pour ambition de vous tenir au courant des rencontres, démarches, projets de votre association. Mais commençons par le début : pourquoi sommes-nous méfiants à l’égard de ce mot, qui signifie simplement « plus âgé » ? En sport, passer de cadet à junior, puis de junior à senior est à la fois une marque d’évolution physique, mais également de performance.

C’est une dérive qui conduit à assimiler « seniors » et « vétérans » : à 45 ans, nous sommes entrés dans notre 2e vie professionnelle, mais encore « en pleine force de l’âge ». Voici ce qu’en dit Cadreo : Cadres seniors en entreprises

Refuser l’obsolescence programmée des cadres, nous avait semblé il y a deux ans une bonne raison d’être candidats au salon « Bien vieillir en Côte-d’Or ». C’est fait ! Nous nous y sommes employés, et notre stand figurera en très bonne place dans le village des associations. De plus, nous intervenons le samedi 25 Mars dans des ateliers sur nos activités et spécificités, sur une plage de 10 heures à 15 heures. C’est dire la portée que le Conseil Départemental a accordée à notre discours dissonant.

En somme, nous partons du principe que la meilleure façon de faire valoir une opinion, un point de vue, surtout s’il est minoritaire, c’est de l’exprimer haut et clair !

Alors, parlez et faites parler de BCN présent au Salon du Bien Vieillir en Côte d’Or, et surtout venez nombreux !

Antoine Turuban

Formation Associative 2017.

Nous recevons ce matin l’information suivante :

Chaque année, la Ville de Dijon met en place un programme complet de formations gratuites à destination des responsables, salariés et bénévoles associatifs. Ce programme est élaboré en tenant compte des échanges quotidiens avec le milieu associatif et en fonction des besoins exprimés par les associations.

Les inscriptions s’effectuent de façon dématérialisée. Le formulaire d’inscription est disponible dès à présent sur le site extranet de la ville (que nous utilisons déjà pour toutes nos relations dématérialisées) :   www.mydijon.fr/association.

Nous attirons votre attention sur la nécessité de disposer d’un compte (ou profil) My Dijon afin d’accéder au formulaire d’inscription et vous invitons à effectuer cette démarche dès à présent, le nombre de places disponibles pour les sessions de formation étant limité.

Ces formations étant gratuites, nous vous remercions de bien vouloir prévenir le plus rapidement possible la Maison des Associations en cas de désistement, afin de pouvoir libérer une place pour une autre association.

N’hésitez pas à contacter les agents de la Maison des Associations pour toute question ou renseignement complémentaire. »

Commentaire du bureau de BCN :

Le détail du calendrier 2017 nous est parvenu dans la foulée : petite déception, le projet de  formation « Boîte à outils digitale et usage des réseaux sociaux »a été bien édulcoré. Dès que votre choix est fait, nous adresser vos souhaits via le portail de l’association !

Les formations 2017

Vous êtes attendus nombreux ! Par ailleurs, en 2016 les formations « rédaction du projet associatif » avaient toutes été annulées, et cela nous a conduits à mener des réflexions, sans pour autant effectuer la mise en forme nécessaire. Espérons que cette année cette lacune sera comblée !

A. Turuban

ENFIN !

Vous avez sans aucun doute connu des moments d’agacement en recevant dès le premier instant d’arrivée sur la page d’accueil d’un site Internet la proposition suivante : Voulez-vous télécharger notre APP ? Souhaitez-vous être géolocalisé ?

Au-delà du côté éminemment intrusif de ces messages, (auquel il faut rajouter celui des cookies « pour notre bien »), se pose la question de leur pertinence ! Prenons un exemple : si je m’abonne à l’édition numérique du grand quotidien de ma région d’origine, ce n’est surtout pas pour recevoir des informations géolocalisées de Bourgogne ! De même, la géolocalisation de mon compte bancaire ne m’apporte aucune plus-value (si seulement !).

De même, les milliers d’APPs qui servent surtout à saturer les capacités des terminaux mobiles apportent plus souvent un « leurre de service » qu’un plus lié à la mobilité, une sorte de « fil à la patte » qui verrouille, plus qu’un outil véritable de mobilité.

J’en étais là, ruminant mes réflexions de vieil ours ronchon sur l’espace-cerveau disponible de mon compatriote costarmoricain Patrick Le Lay, (13 ans déjà que je ne regarde plus TF1), quand est arrivé ce matin l’éditorial du « Post », pas le Huftington P. celui de l’ARCEP, le magazine de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications, qui annonce l’ère de la conversation. Il était temps ! Dans cet excellent article que je vous invite à découvrir, on retrouve une loi de base de la transmission : 3 éléments présents, un émetteur, un récepteur et un signal (un contenu). Et après tout, qu’est-ce-qu’une conversation si ce n’est une forme très particulière de transmission ? Bienvenue dans l’ère de la conversation !

Bienvenue dans l’ère de la conversation

Bonne lecture. Signé : L’Ours.

Intergénérationnel à la MRI.

La conférence PRIM (Pôle Régional Information Métiers de la Formation) du 8 février 2017 avait pour thème  » L’impact de la nouvelle donne générationnelle et du numérique sur la formation et l’emploi ». Le public était venu nombreux, et s’est montré très attentif. Deux animations étaient proposées :

L’intergénérationnel, enjeux et clés pour l’emploi et la formation, exposé de Marc Raynaud, Président de l’Observatoire du Management Intergénérationnel. L’analogie entre management interculturel et management intergénérationnel faisait partie des messages forts du discours.

L’expérimentation Orange de tutorat inversé, par Hervé Engasser, Directeur Technico-Commercial chez Orange Business Service. Au cours de son exposé, le témoignage de Rémy Lacroix, tuteur depuis 5 ans, qui a accepté de transférer ses connaissances au cours de ses derniers mois de carrière, a illustré la double reconnaissance entre jeunes et « anciens », typique des métiers d’opérateurs, confrontés à de multiples générations de technologies.

Si la valeur des exemples fournis n’est pas contestable, elle n’a pas permis en revanche de dégager des préconisations ou des orientations en matière :

  • d’apprentissage en cours de carrière.
  • d’agilité en matière numérique, où l’obsolescence des savoirs est d’environ 30 mois !
  • de complémentarité entre emploi humain et intelligence artificielle.

Il restera de cette journée une découverte, à consommer sans modération :

L’observatoire du management intergénérationnel

A. Turuban – BCN

Garder sa capacité à s’émerveiller.

Je suis entouré de ces personnes : bienveillantes, positives, créatives… et j’avoue que cela me fait un bien fou ! Certes, nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours, le chômage fait des ravages, la planète se réchauffe ! Alors, pourquoi malgré nos réflexes  de scepticisme, recherchons-nous les positifs, les enthousiastes, les fonceurs, les entreprenants ? Mais parce qu’ils nous boostent, et qu’au fond, on les envie. Malgré le triste monde qui les entoure, ils « ne perdent pas leur vie à la gagner ». Leur âme d’enfant les guide dans la caverne d’Ali Baba ; ils savent y dénicher des trésors qui vous échappent : ils savent s’émerveiller.

L’article des Inrocks

Il ne s’agit pas « d’enfiler des lunettes roses » mais de porter autour de nous un regard « désirant » (nous dirions « bienveillant »). A travers les deux ouvrages de Fabrice Midal : « Foutez-vous la paix, et commencez à vivre », et de Belinda Cannone « S’émerveiller », nous sommes invités à entrer en rapport avec notre propre vie, grâce à la pleine-conscience (mind-fulness) de ce qui est.

A vous de jouer – A. Turuban

On ne m’avait jamais parlé comme ça !

Et pourtant, confusément, je sens que ce discours est le bon. Aussi, avant de vous laisser découvrir l’article, voici quelques raisons qui devraient vous convaincre :

La première raison, c’est que le CV idéal n’existe pas. Et quand bien même il existerait, c’est la Lettre de Motivation qui « n’irait pas », ne serait pas en adéquation… Ah, mais vous n’avez pas vu ci, pas fait ça, vous ne parlez pas l’albanais (capitale de l’Albanie ? Tirana, sans Y ni H, merci. A ne pas confondre avec un poisson carnivore). Ah, vous parlez albanais ? De toute façon, vous êtes trop vieux, trop cher.

La deuxième raison, c’est que vous n’allez pas, là, créer, inventer ou acquérir les réelles compétences nécessaires, et que vous n’avez pas !

Conclusion : votre meilleure chance, c’est vous-même. Si vous préférez, votre aura, vos « soft-skills », votre aisance communicationnelle, votre capacité à vous intégrer. Ajoutons : à faire preuve de mordant, à vous accrocher, sinon quelqu’un le fera à votre place, et qui n’aura pourtant rien de déterminant de plus que vous. L’afflux des candidatures fait que tout se joue à des détails. Et le plus important d’entre eux, c’est « l’estime de soi ».

Et maintenant, place à l’article :

Les 6 erreurs courantes

On en reparle ?

Encore l’ours ! Attendez un peu…

(English Version) Je me rappelle avoir posé cette question dans une Masterclass de management 2.0 à la commission européenne : comment pouvons-nous développer notre leadership ? Quelles sont les meilleures universités ou diplômes pour y parvenir ? Je n’ai obtenu qu’un silence embarrassé. Je constatais que les personnes de l’auditoire ne parvenaient pas à formuler […]

via Leadership en action : développer la collaboration — #hypertextual

Pourquoi nous avons fait l’UNESCO.

Présenté comme cela, le célèbre Trident parisien semble tout proche de celui du Boulevard Voltaire à Dijon. Et pourtant, la commission « Unesco » de BCN a planché sur une stratégie de développement de l’emploi et des perspectives pour les cadres…

Mieux encore, maintenant que nous connaissons le résultat des courses, notre idée reste viable, et qui sait si elle ne renaîtra pas dans quelque temps? Racontons donc tout cela par le menu : en Novembre 2015, nous avions soumis à Laurent Grandguillaume, notre député et rapporteur de la Loi « Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée » l’idée de porter un projet mêlant cette Loi et les opportunités ouvertes par l’entrée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO des « Climats de Bourgogne ».

Parmi les 10 Territoires de l’expérimentation, 3 communes candidates de Côte d’Or se trouvaient dans la zone concernée : nous avons élaboré pour la Communauté de Gevrey-Chambertin, avec le soutien matériel et amical de Christophe Lucand, un Schéma Directeur porteur d’une trentaine de créations d’emplois durables, dans la signalétique, l’aménagement de voirie et l’oenotourisme. Plus fort, ces emplois devaient à terme devenir rentables, et alimenter d’autres créations, d’autres aides.

Alors ? Le fait qu’aucune commune de Côte d’Or n’apparaisse dans les 10 retenues ne doit pas nous décourager : cela faisait partie des risques et nous le savions. Nous avons gardé la confiance des décideurs sur ce projet. Par ailleurs, le modèle économique qui sous-tend la Loi Grandguillaume est solide et enthousiasmant. Dépenser 36 Milliards d’€ par an à fonds perdus pour lutter contre le chômage, n’a rien à voir avec l’autre solution, qui consiste à offrir des emplois pour le même montant, rendre leur dignité et des perspectives à d’anciens chômeurs de longue durée : deux communes bretilliennes (Ille-et-Vilaine) vous en apportent la preuve. Elles figuraient depuis longtemps parmi les favorites de la sélection :

Pipriac et Saint-Ganton

Le témoignage des nouveaux embauchés de TEZEA (l’entreprise à but d’emploi) vaut bien tous les efforts. Dans 5 ans, si le Parlement décide de généraliser l’expérimentation, nous serons fiers d’avoir ainsi contribué à « défricher » !

Bonne Année !

Bonne année !

En cette soirée de St-Sylvestre, la nouvelle équipe de Bourgogne Collaborative Network (association à but non lucratif) a décidé de vous offrir un cadeau original et précieux, une phrase magique : Gardarem lo moral !

Et pour vous donner une raison solide de respecter ce mot d’ordre, voici une étude très sérieuse qui va vous convaincre que :

Le monde ne va pas si mal

C’est très sérieux. Hubert Reeves soulignait récemment sur France Inter que les risques de mort violente (par guerre ou assassinat) sont de nos jours 50 fois moins élevés qu’au Moyen-Age ! Plus incroyable encore, ils continuent à baisser…

Et si 2016 vous a paru morne ou catastrophique, apprenez que tout cela vient de vous, que c’est dû à une baisse de votre taux de tolérance ! Alors que pouvons-nous nous souhaiter collectivement pour 2017 ? De retrousser nos manches, d’aller de l’avant en conservant notre estime de soi et notre moral : alors, oui, décidément, Bonne Année !

Antoine Turuban

Editorial

Comment se positionne notre territoire dans la nouvelle économie dessinée par la Loi Notre ? Dit autrement, la région Bourgogne Franche-Comté va-t-elle tirer son épingle du jeu dans le concert des 13 grandes régions ?

C’est l’objet du N°30 de la Revue Emploi et Territoires publiée pendant la trêve des confiseurs :

Synthèse du rapport 2016 de l’Observatoire des Territoires

Il apparaît que les métropoles régionales de l’Ouest (Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse) et du Sud (Marseille, Montpellier) attirent l’activité, la croissance et l’emploi dans une dynamique positive. Il ressort aussi de l’étude que les raisons du succès sont objectives : la douceur du climat, la présence littorale, l’identité industrielle (aéronautique à Toulouse)… Bref, ce qui explique les résultats est lié à des éléments objectifs. L’orientation de Dijon-Métropole et le dossier gastronomie – oenologie – bien-être – tourisme semblent apporter l’identité qui manquait à notre région. C’est tout ce que nous pouvons nous souhaiter !

Antoine Turuban