ESS: Les achats responsables.

« En voilà une question qu’elle est bonne ! » aurait dit Michel Colucci en découvrant la question des achats responsables dans le monde de l’ESS. Pourtant, le 8 décembre 2017, des personnalités affûtées viendront à Dijon, en présenter les tenants et aboutissants, sous l’égide de l’association France Qualité Performance, dont la Présidente Corinne Strauss nous accueille avec bienveillance à chaque fois qu’elle organise un événement à portée commune. A nouveau, ce vendredi 8 décembre, elle nous invite aux :

Rencontres des Achats Socialement Responsables le 8 décembre de 9h30 à 16h à la Maison Régionale de l’Innovation, 64 A rue Sully à Dijon

Ensemble, dynamisons l’économie locale !

Aujourd’hui, les retours d’expérience* nous montrent que les achats responsables sont compatibles avec les objectifs d’efficacité, d’économie de ressources, de gestion des risques et sont sources d’innovation, créateurs de richesses.

* source : l’Observatoire des Achats Responsables

Nous vous invitons, vous aussi, à innover en devenant acteur des achats responsables !

Au programme de la journée :

– Les achats socialement responsables : responsabilité sociétale et levier de performance économique en présence de l’OBSAR, du GLOBAL COMPACT, de l’AFNOR et de l’ADEME.

– Retours d’expériences et de partenariats réussis : regards croisés entre Structures d’Insertion par l’Activité Economiques et Entreprises.

– Présentation de la plateforme dédiée aux Achats Responsables en Bourgogne Franche Comté : PUISSANCE PRO

– Rencontres acheteurs/fournisseurs : par ex : commerce alimentation, communication culture loisir, hôtellerie restauration, industrie, réparation, transport logistique, bâtiment, déchets, espaces verts, mise à disposition de personnel, nettoyage, etc.

INSCRIPTIONS : Ici

Contacts :

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Quand l’IA fonctionne selon ses propres règles.

La croissance des capacités de l’intelligence artificielle (IA) est exponentielle dans son intensité comme dans sa rapidité. Les nombreuses limites qui tenaient bon depuis les débuts de l’informatique ont volé en éclat ces dernières années. Celles qui étaient considérées comme des barrières absolues, telle la possibilité de gagner contre un humain au jeu de go, ont cédé en 2017.

Nous parlions en mai dernier de la victoire écrasante du logiciel AlphaGo Master contre le meilleur joueur de go au monde. Avec cette performance remarquable, Google Deepmind (filiale d’Alphabet) a rebattu les cartes de l’intelligence artificielle.

Si battre un être humain au jeu de go est possible, où s’arrêteront les progrès de l’IA ?

La réponse à cette épineuse question s’esquisse avec deux publications scientifiques du mois d’octobre. Elle est sans appel : nous sommes loin, très loin, d’avoir atteint le plafond des progrès de l’IA.

Alors que l’exemple d’AlphaGo nous a montré en début d’année que les systèmes à apprentissage pouvaient largement dépasser les humains en termes de capacités d’abstraction, les chercheurs en intelligence artificielle continuent à les améliorer.

Ils travaillent maintenant sur des systèmes capables se former sans avoir à apprendre de l’expérience humaine.

Autrement dit, les dernières IA inventent leurs propres règles en toute autonomie. Il ne s’agit plus de créer des systèmes informatiques qui intègrent et copient l’expérience de l’humanité toute entière pour la restituer de manière infaillible, mais bien de laisser les algorithmes trouver eux-mêmes des solutions aux problèmes posés.

Notre fierté d’homo sapiens a pris un sérieux coup le mois dernier. Il s’avère que ces nouvelles IA ne sont pas uniquement possibles : elles sont déjà fonctionnelles. Leurs performances, quant à elles, dépassent tout ce qui se faisait auparavant.

Une IA pour créer des images

La première publication, que l’on doit aux scientifiques de l’Institut Max Planck, concerne un système expert, appelé Enhance Net-PAT, capable d’inventer lui-même les informations manquantes sur une image.

En partant d’une image fortement pixellisée (en couverture), l’IA a progressivement inventé des pixels pour atteindre un résultat photo-réaliste (à droite).

Avec de tels logiciels, il devient possible d’enjoliver artificiellement des images de faible qualité. Ce nouveau type d’IA trouvera des applications directes pour améliorer le confort d’utilisation de l’outil informatique.

Son seul défaut : les informations supplémentaires ajoutées dans l’image sont purement et simplement inventées par le logiciel. Pas question, donc, d’espérer rendre une plaque d’immatriculation lisible dans une image de basse qualité issue d’une caméra de vidéosurveillance.

Ces améliorations artificielles d’image ne pourront avoir qu’un usage d’agrément, et restent totalement inoffensives.

La seconde publication, quant à elle, fera frémir ceux qui s’inquiètent de la place que prend l’IA dans nos sociétés.

Les nouvelles IA n’écoutent plus les hommes

Les chercheurs de Deepmindont encore marqué les esprits en publiant leurs derniers résultats dans le très sérieux Nature. Leur dernière IA, appelée AlphaGo Zero, se frotte une fois de plus au jeu de go.

Contrairement à tous ses prédécesseurs, AlphaGo Zero n’a pas été entraînée en passant au crible des milliers de parties des meilleurs joueurs de l’histoire.

Elle s’est uniquement entraînée en se battant contre elle-même durant quelques jours.

Les chercheurs lui ont simplement inculqué les règles de base du jeu et l’ont laissée trouver par elle-même les meilleurs coups à jouer sans aucune aide extérieure.

La progression a été fulgurante. En quelques heures, AlphaGo Zero atteignait le niveau des meilleurs joueurs mondiaux. Au bout de 30 jours, elle battait régulièrement AlphaGo Master (la fameuse IA victorieuse du mois de mai).

Au bout de 40 jours, les chercheurs ne disposaient plus d’aucun adversaire capable de battre régulièrement AlphaGo Zero.

Les performances de ce nouveau type d’apprentissage ne doivent pas être prises à la légère. AlphaGo Master avait absorbé des milliers de parties et était devenu une synthèse des meilleurs coups joués par les meilleurs humains depuis plusieurs décennies.

Autrement dit, Deepmind avait prouvé qu’il était possible de créer une IA supérieure à l’homme dans sa capacité d’imitation et de synthèse. AlphaGo Master était le meilleur élève au monde.

Le fait que les spectateurs n’aient pas compris en temps réel les coups joués par l’IA durant les matches a montré que les capacités cognitives de l’homme pouvaient être dépassées par celles de la machine. Un premier coup dur pour l’honneur des bipèdes.

Avec AlphaGo Zero, les chercheurs de Deepmind sont allés encore plus loin et ont démontré qu’une IA peut devenir encore plus performante si elle apprend par elle-même.

AlphaGo Zero ne s’est pas encombrée des connaissances humaines et de l’expérience des meilleurs maîtres du go. Elle a exploré, testé, et évalué en solitaire les meilleurs coups et a élaboré ses propres stratégies.

En 40 jours, le logiciel est devenu meilleur que la synthèse des connaissances humaines. Une performance hautement symbolique quand on sait que le jeu de go est pratiqué en Asie depuis près de 2 500 ans !

Quelles applications pour ces systèmes auto-apprenants ?

Bien sûr, dessiner des mésanges et jouer au go ne sont qu’une illustration ludique des capacités des systèmes à apprentissage.

Laissons de côté les applications potentiellement anxiogènes de ces nouvelles IA. Personne n’a hâte de voir circuler dans les rues des véhicules autonomes qui auraient établi leur propre code de la route, ou de voir déployées des armes autonomes décidant en toute indépendance de leurs cibles.

Les performances époustouflantes des systèmes à auto-apprentissage ouvrent la porte à un nouveau champ d’application de l’IA. Il existe un domaine qui mobilise de longue date quantité d’esprits brillants : la recherche.

Aujourd’hui, le processus de découverte du savoir est incroyablement fastidieux. Il se base sur un subtil mélange d’intuition, de rigueur scientifique qui se bat sans cesse contre nos biais cognitifs, d’utilisation des connaissances existantes et, bien sûr, de chance.

Les chercheurs essaient depuis des années de créer des IA capables de retrouver les connaissances scientifiques qu’il nous a fallu des siècles pour découvrir.  Les performances étaient, jusqu’ici, médiocres.

Mais grâce aux systèmes à auto-apprentissage, nous pouvons rêver à des IA chargées de découvrir des lois de la physique à notre place. Si les performances dans ce domaine sont aussi bonnes que celles au jeu de go, où une IA a en 40 jours surpassé 2 500 ans d’expérience humaine, elles pourraient donner un formidable coup d’accélérateur à la recherche scientifique.

Imaginez une telle IA redécouvrir les lois de la gravitation en deux jours et la relativité générale quelques heures plus tard… Nul doute que les jours suivants seraient riches d’enseignements !

Utiliser l’esprit humain pour découvrir péniblement les lois de la physique pourrait, dans quelques années, sembler aussi anachronique que labourer un champ à mains nues.

De la même manière, l’élaboration de molécules médicales thérapeutiques pourrait être faite par des IA plutôt que par un éreintant et coûteux travail de recherche in-vitro puis in-vivo.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises en ce qui concerne les progrès de l’IA. Le mois d’octobre nous montre une fois de plus que cette industrie est en pleine accélération et que les possibilités d’application ne font que se multiplier.


[NDLR : Intelligence artificielle mais aussi réalité augmentée, assistants intelligents, 3D, cryptomonnaies… Toutes ces innovations seraient impossibles sans puces, microprocesseurs et autres cartes graphiques. C’est une course effrénée qui s’ouvre devant les constructeurs !

Etienne Henri

Comment être plus efficace grâce à la Loi de Pareto.

Aperçu aujourd’hui dans la Newsletter « Cadreo », avec une forte connotation « management », cet article fort utile et pratique sur l’un des blogbusters mondiaux !… C’est étonnant que cet économiste italien n’ait pas encore eu les honneurs de Hollywood.

Ce n’est que dans les années 50 que l’ingénieur Joseph Juran, utilise le principe de Pareto un comme « outil d’analyse universel ». Selon lui, il est possible de séparer n’importe quoi entre  l’essentiel et l’accessoire. « Le principe de Pareto est une méthode générale permettant de séparer un quelconque agrégat en deux parties : les problèmes vitaux et les problèmes plus secondaires — dans tous les cas, l’application du principe de Pareto permet d’identifier les propriétés des problèmes stratégiques et de les séparer ». Concrètement, on peut dire que :

  • 80 % des résultats obtenus (négatifs comme positifs) proviennent de 20 % de notre travail.
  • 80 % du chiffre d’affaires provient de 20 % des produits ou services proposés.
  • 20 % des clients représentent 80 % du Chiffre d’Affaires.
  • 80 % du temps de travail correspond à 20 % de travailleur mission de dirigeant.
  • 20 % du personnel est touché par 80 % des accidents du travail.
  • 20 % des habits sont utilisés 80 % du temps…

Déléguer les tâches accessoires

Pour les cadres, la loi de Pareto correspond à la part consacré au management, soit 20 % de leur temps. Mais ce qu’il faut retenir de la loi de Pareto, c’est essentiellement le principe de la distribution pour apprendre à mieux trier les tâches et à les accomplir selon leur degré d’importance ou d’urgence. Chacun a déjà pu éprouver le sentiment de perdre du temps à réaliser des tâches quotidiennement.

Assez simplement, le principe de Pareto consiste alors à se concentrer sur les 20 % des tâches qui sont les plus efficaces dans son travail. Dans une journée type de travail, cette loi veut qu’il faudrait commencer ses journées par les missions qui sont les plus positives et à repousser en fin de journée les moins efficaces.

Pour aller encore plus loin, les cadres pourront aller jusqu’à réaliser un diagramme de Pareto, un graphique permettant de visualiser les missions les plus chronophages des autres. Selon leur importance, les managers pourront revoir leur emploi du temps, déléguer certaines missions à leurs collaborateurs ou même à externaliser certaines actions. A titre individuel, posez-vous cette question : si vous ne deviez travailler que 2 heures par jour, quelle tâche serait véritablement essentielle ?

> 9 astuces pour ne plus être débordé au travail

Et si on changeait ses habitudes ?

Pour de nombreux salariés, la vie en entreprise commence bien souvent par la lecture et la réponse aux mails. La matinée va se poursuivre ensuite par une première pause café, une réunion d’équipe, des appels à des clients puis la reprise d’un dossier de fond. On peut sans trop se tromper estimer qu’une telle matinée aurait pu être plus efficace en en inversant l’ordre ou en modifiant le temps passé pour chaque activité. La réunion serait probablement écourtée, le temps pris à répondre aux mails repoussé après midi, avant la pause-déjeuner – quand on commence à être moins efficace – et le temps passé à travailler les dossiers de fond pris dès le matin.

> Comment changer ses (mauvaises) habitudes et celles de ses collaborateurs grâce aux neurosciences ?

Evidemment, tout le monde ne travaille pas de la même manière. Quant à la loi de Pareto, si on peut douter que la « règle des 80/20 » soit toujours pertinente, elle est plutôt bien vu. D’ailleurs ce sont les cadres qui le disent, selon eux : seulement 25 % des réunions seraient vraiment efficaces.

> La règle des deux pizzas et autres secrets pour des réunions productives

Nous vous conseillons les articles suivants :

Prochaine étape : le pitch en 6 minutes 40 chrono, soit 20 slides de 20 secondes…

L’Ours.

 

Editorial : sommes-nous faits pour les vacances ?

Il y a un an Gaspard Koenig consacrait un Time To Philo aux vacances. En 2017, la question continue à se poser. Eléments de réponse.

Dans son célèbre essai « Le Droit à la Paresse » (1880), Paul Lafargue, le gendre de Marx, dénonce « l’étrange folie » qu’est l’amour de la classe ouvrière pour le travail qu’il décrit comme « la cause de toute dégénérescence intellectuelle, de toute déformation organique ». Le stade supérieur de l’humanité selon Lafargue ? L’abolition du travail (ou du moins sa limitation à 3 heures par jour maximum) et pour le reste des réjouissances qui « feront aller les flacons, trotter les jambons et voler les gobelets ». Un bon programme de vacances en effet !

Le problème ? Il est identifié par Pascal dans sa pensée 136 et il est redoutable : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre (…) le repos devient insupportable par l’ennui qu’il engendre. Il faut en sortir et mendier le tumulte ». Vivement la rentrée !

Conclusion BCN : l’herbe est toujours plus verte, la plage plus blonde à celui qui l’envie sans pouvoir y accéder… Eh bien, le travail, c’est pareil ! Il écarte de nous 3 grands maux selon Voltaire : l’ennui, (ça c’est fait), le vice, et le besoin.  Depuis Maslow, il convient d’en ajouter un 4e : la reconnaissance sociale, l’affirmation de soi. A méditer.

L’ours.

 

 

Editorial de Juillet : vents favorables.

Les amateurs de bande dessinée ont depuis longtemps oublié la signification de « Jolly Jumper » et de « Lucky Luke » : mais nos conjoncturistes pourraient bien rappeler qu’en économie aussi, il est possible d’avoir de la chance, comme le Lonesome cow-boy, à la veine légendaire. Déjà, on voit fleurir les qualificatifs de « Lucky Emmanuel », à propos du Président de la France… Voici que la Tribune apporte de l’eau à leur moulin dans son édito du jour, signé Jean-Christophe Chanut.

Recrutements de cadres : au plus haut

215.000 recrutements de cadres seraient attendus cette année, selon les perspectives de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Le niveau pourrait même grimper à 236.000 en 2019… Mais certains profils surtout sont recherchés.

C’est un signe supplémentaire de l’embellie économique actuelle : le niveau des recrutements de cadres par les entreprises est en passe d’atteindre un record absolu. Mieux, si l’on en croit la dernière note de conjoncture de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), les recrutements de cadres ne vont cesser d’accélérer pour atteindre des sommets en 2019. Concrètement, le nombre des embauches devrait se situer à 215.000 en 2017, en hausse de 6% par rapport aux recrutements réalisés en 2016, puis à 225.000 l’année prochaine et encore à 236.000 environ en 2019. Ainsi d’ici deux ans, les embauches des cadres pourraient être supérieures de 50% à ce qu’elles étaient en 2013. Juste avant la crise de 2008, les bonnes années, les recrutements de cadres plafonnaient à environ 208.000.

Plus de cadres en raison de la tertiarisation de la société

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes… Pas tout à fait cependant. D’abord, ces prévisions sont basées sur des taux de croissance du PIB relativement soutenus, avec 1,6% cette année – ce que l’Insee et la Banque de France pensent tout à fait réalisable – mais aussi en 2018 et une accélération à 1,8% en 2019. Par ailleurs, il convient aussi de comparer ce qui est comparable. L’offre d’emploi-cadre augmente, notamment en raison de la tertiarisation de la société. La population cadre représente maintenant environ 21% de la population active salariée contre 10% encore dans les années 1990. Autrement dit, la fonction « cadre » ne correspond plus forcément à une fonction « d’encadrement » d’une équipe, elle augmente « naturellement » en volume du fait de l’émergence de certaines fonctions qui n’existaient pas ou peu il y a vingt ans.

Ensuite, il y a de grandes différences parmi les profils de cadres recherchés. Parmi les entreprises qui souhaitent recruter un cadre au troisième trimestre 2017 – elles sont 58% dans ce cas, en hausse de six points sur un an – plus de 80% cherchent des cadres ayant entre un et dix ans d’ancienneté. Elles ne se sont plus que 44% à chercher des jeunes diplômés et 43% des « seniors » de plus de 20 ans d’expérience… Il est donc toujours difficile d’être un jeune diplômé tout juste sorti de l’école ou un cadre « senior » à la recherche d’un emploi… Même si la situation s’améliore un peu du fait des tensions qui se manifestent sur le marché du travail. De fait, 66% des entreprises déclarent avoir des difficultés pour recruter des cadres correspondants à leurs attentes, et l’APEC signale, qu’en moyenne, 36 candidats répondent maintenant à ses offres d’emploi contre 42, un an plus tôt.

Les métiers de l’informatique drainent un quart des offres d’emploi

Bien entendu également, tous les métiers ne profitent pas de façon comparable de cette reprise. Ainsi, avec un volume d’embauches estimé à 57.000, les métiers de l’informatique représentent à eux seuls près du quart des recrutements de cadres envisagés. Mieux, si on ajoute l’ingénierie et le conseil à l’informatique, à eux trois, ces métiers rassemblent 44% des offres d’emploi.

Cela dit, signe que la reprise est là, même dans des secteurs jusqu’ici en difficulté et qui ne prévoyaient donc pas de recrutements en masse, les choses semblent évoluer. Ainsi, dans l’industrie, 64% des entreprises envisagent de recruter un cadre au troisième trimestre, soit une hausse de… 9 points sur un an. Idem dans la construction – boostée par l’immense chantier du Grand Paris – où cette proportion est passée en un an de 47% à 58%. En revanche, dans la banque/assurance et le commerce et les transports, le nombre des recrutements n’enregistre aucune progression notable.

Jean-Christophe Chanut

@jcchanut

Et pendant ce temps, un nouvel accord s’est négocié…

Ah, il s’est fait bien discret !… Pourtant son entrée en vigueur à la prochaine rentrée ne fait aucun doute. Et si BCN est loin de  ne penser qu’aux seniors, il faut reconnaître que gérer une 2e, voire une 3e carrière est loin d’être évident, autant pour des raisons techniques objectives, (l’arrivée massive de l’Intelligence Artificielle et des robots, par exemple) que pour des a priori et des prétextes de circonstance (les conflits inter-générationnels, comme l’a montré l’OMIG*).

Cette fois, il s’agit de l’assurance chômage, dont voici les nouvelles modalités :

Assurance-chômage : les seniors, perdants du nouvel accord.

Au final, ce sont 900 millions d’euros d’économies que l’accord devrait générer, et une précarité accrue. A contrario, pas de nouvelle mesure réellement incitative pour aborder de façon spécifique le traitement de l’emploi senior. En résumé, tout change, rien ne change…

L’Ours.

OMIG : Office du Management inter-générationnel.

ENFIN !

Vous avez sans aucun doute connu des moments d’agacement en recevant dès le premier instant d’arrivée sur la page d’accueil d’un site Internet la proposition suivante : Voulez-vous télécharger notre APP ? Souhaitez-vous être géolocalisé ?

Au-delà du côté éminemment intrusif de ces messages, (auquel il faut rajouter celui des cookies « pour notre bien »), se pose la question de leur pertinence ! Prenons un exemple : si je m’abonne à l’édition numérique du grand quotidien de ma région d’origine, ce n’est surtout pas pour recevoir des informations géolocalisées de Bourgogne ! De même, la géolocalisation de mon compte bancaire ne m’apporte aucune plus-value (si seulement !).

De même, les milliers d’APPs qui servent surtout à saturer les capacités des terminaux mobiles apportent plus souvent un « leurre de service » qu’un plus lié à la mobilité, une sorte de « fil à la patte » qui verrouille, plus qu’un outil véritable de mobilité.

J’en étais là, ruminant mes réflexions de vieil ours ronchon sur l’espace-cerveau disponible de mon compatriote costarmoricain Patrick Le Lay, (13 ans déjà que je ne regarde plus TF1), quand est arrivé ce matin l’éditorial du « Post », pas le Huftington P. celui de l’ARCEP, le magazine de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications, qui annonce l’ère de la conversation. Il était temps ! Dans cet excellent article que je vous invite à découvrir, on retrouve une loi de base de la transmission : 3 éléments présents, un émetteur, un récepteur et un signal (un contenu). Et après tout, qu’est-ce-qu’une conversation si ce n’est une forme très particulière de transmission ? Bienvenue dans l’ère de la conversation !

Bienvenue dans l’ère de la conversation

Bonne lecture. Signé : L’Ours.

Garder sa capacité à s’émerveiller.

Je suis entouré de ces personnes : bienveillantes, positives, créatives… et j’avoue que cela me fait un bien fou ! Certes, nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours, le chômage fait des ravages, la planète se réchauffe ! Alors, pourquoi malgré nos réflexes  de scepticisme, recherchons-nous les positifs, les enthousiastes, les fonceurs, les entreprenants ? Mais parce qu’ils nous boostent, et qu’au fond, on les envie. Malgré le triste monde qui les entoure, ils « ne perdent pas leur vie à la gagner ». Leur âme d’enfant les guide dans la caverne d’Ali Baba ; ils savent y dénicher des trésors qui vous échappent : ils savent s’émerveiller.

L’article des Inrocks

Il ne s’agit pas « d’enfiler des lunettes roses » mais de porter autour de nous un regard « désirant » (nous dirions « bienveillant »). A travers les deux ouvrages de Fabrice Midal : « Foutez-vous la paix, et commencez à vivre », et de Belinda Cannone « S’émerveiller », nous sommes invités à entrer en rapport avec notre propre vie, grâce à la pleine-conscience (mind-fulness) de ce qui est.

A vous de jouer – A. Turuban

On ne m’avait jamais parlé comme ça !

Et pourtant, confusément, je sens que ce discours est le bon. Aussi, avant de vous laisser découvrir l’article, voici quelques raisons qui devraient vous convaincre :

La première raison, c’est que le CV idéal n’existe pas. Et quand bien même il existerait, c’est la Lettre de Motivation qui « n’irait pas », ne serait pas en adéquation… Ah, mais vous n’avez pas vu ci, pas fait ça, vous ne parlez pas l’albanais (capitale de l’Albanie ? Tirana, sans Y ni H, merci. A ne pas confondre avec un poisson carnivore). Ah, vous parlez albanais ? De toute façon, vous êtes trop vieux, trop cher.

La deuxième raison, c’est que vous n’allez pas, là, créer, inventer ou acquérir les réelles compétences nécessaires, et que vous n’avez pas !

Conclusion : votre meilleure chance, c’est vous-même. Si vous préférez, votre aura, vos « soft-skills », votre aisance communicationnelle, votre capacité à vous intégrer. Ajoutons : à faire preuve de mordant, à vous accrocher, sinon quelqu’un le fera à votre place, et qui n’aura pourtant rien de déterminant de plus que vous. L’afflux des candidatures fait que tout se joue à des détails. Et le plus important d’entre eux, c’est « l’estime de soi ».

Et maintenant, place à l’article :

Les 6 erreurs courantes

On en reparle ?

Encore l’ours ! Attendez un peu…

(English Version) Je me rappelle avoir posé cette question dans une Masterclass de management 2.0 à la commission européenne : comment pouvons-nous développer notre leadership ? Quelles sont les meilleures universités ou diplômes pour y parvenir ? Je n’ai obtenu qu’un silence embarrassé. Je constatais que les personnes de l’auditoire ne parvenaient pas à formuler […]

via Leadership en action : développer la collaboration — #hypertextual