Homo sapiens googleiens.

Jamais, dans l’histoire de l’humanité, l’information n’aura été aussi facilement accessible. Le nouveau paradigme de l’information impacte l’économie, la politique et la culture, mais provoque surtout une mutation de notre intelligence cognitive et émotionnelle.

L’omniprésence des moteurs de recherche nous a conduits au paradigme de l’information. Jamais, dans l’histoire de l’humanité, l’information n’aura été aussi facilement accessible. Ces moteurs évoluent pour devenir de plus en plus intelligents. En parallèle, on assiste également à une mutation de notre intelligence. Le contact avec ces algorithmes de recherches a stimulé l’évolution et le développement de notre intelligence, de nos habiletés à communiquer et à nous organiser efficacement.

Intelligence numérique

Le nouveau paradigme de l’information impacte l’économie, la politique et la culture, mais provoque surtout une mutation de notre intelligence cognitive et émotionnelle. L’interaction continuelle avec ces interfaces intelligentes pourrait même conduire à l’apparition d’une nouvelle espèce : « homo sapiens googleiens ».

J’ai récemment été interpelé par un billet de Radio-Canada, mentionnant comment les interfaces de recherche à algorithmes intelligents pouvaient assimiler nos préjugés et nos stéréotypes de façon à « mieux » comprendre ce que nous cherchons. Ces algorithmes interprètent le « Big Data » pour tout savoir et tout interpréter des internautes. Une intelligence numérique extrêmement puissante interprète des quantités astronomiques d’informations pour mieux nous connaitre.

En psychologie, on utilise même les intelligences artificielles pour mieux soigner certains patients. ( Lire cet article de réf)

À Montréal, l’Institut des Algorithmes d’Apprentissage (MILA)  est particulièrement reconnue pour ses travaux sur des algorithmes d’apprentissage approfondis nommés « deep learning ». Ces modèles de calcul composés de couches de traitement multiples permettent la représentation de données sur plusieurs niveaux d’abstraction.

Ce type d’algorithme rend possible l’interprétation du « Big Data » pour le rendre intelligent et connaitre absolument tout de nos habitudes de consommation, de communication, de nos goûts, de nos habitudes. Comme un bon psychologue, il connait  tout de nos choix, mais également tout des mécanismes qui déterminent ces choix.

On sait que cette intelligence numérique très puissante interprète toute les données brutes recueillies depuis des années sur nos habitudes, sur notre profil, à partir de nos recherches sur Google, à partir des informations qui guident nos requêtes, à partir de ce qui retient notre attention sur le Web (site visités).

Cette intelligence interprète le poids que l’on donne aux informations numériques. A partir de ces données massives sur nos choix et ce qui les provoque, elle peut évaluer notre quotient intellectuel et notre quotient affectif.

Elle peut évaluer le développement de nos aptitudes sociales, ou politique, le développement de notre pensée critique et déterminer avec précision, au cas par cas, ce qui détermine ce développement.

Avec les données longitudinales, elle peut même déterminer la vitesse d’évolution de notre intelligence, notre courbe d’apprentissage, nos sources de motivation, nos sources d’inspirations.

Cette intelligence, j’en suis certain, sait déjà tout de ceux qui interagissent avec ces organes sensitifs, moteur de recherche, courriel, cellulaire, agenda numérique, réseaux sociaux. Et pour ceux qui ne sont pas sur ces réseaux sociaux, qui ne font jamais de recherche sur Google, elle sait déjà qu’ils sont paranoïaques !

Restons optimistes

Au point de vue pratique du consommateur, si ces interfaces ont la capacité d’apprendre à mimer nos préjugés, ils ont logiquement la capacité d’apprendre à ne pas le faire et même de nous apprendre à ne pas le faire.

Je crois (avec une réserve de paranoïa raisonnable) que les corporations utilisant ces interfaces voudront préserver une image d’excellence et éduqueront leur interface par des filtres et des valeurs à leur image.

On peut facilement imaginer que d’ici peu, des réseaux sociaux puissent  imposer des filtres intelligents aux usagers pour émuler des valeurs positives. Ce processus devra être transparence, une des premières valeurs à propager…

Il y a trente ans les « trois lois de la robotique » appartenaient au registre de la science-fiction, mais plus maintenant. En fait les érudits Azimoviens compteront surtout sur la loi Zéro : « Un robot ne peut pas porter atteinte à l’humanité, ni, par son inaction, permettre que l’humanité soit exposée au danger».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_lois_de_la_robotique

Par exemple, Elon Musk, l’entrepreneur du tourisme spatial, envisage une symbiose télépathique de l’humain avec l’intelligence artificielle. Cette symbiose qui se veut « consensuelle » impliquera nécessairement des valeurs humanistes.

Nous constatons déjà comment l’expansion exponentielle de l’information a transformé notre façon de communiquer, de penser, de ressentir. Le contact fréquent et significatif avec une interface intelligente façonnera notre propre intelligence en stimulant le développement de nos fonctions cognitives et émotives.

Et ce ne sera pas seulement la pression adaptative qui nous poussera à mieux interpréter et comprendre ce flux croissant d’informations.  La conception des interfaces évoluera pour les rendre plus compréhensive, voir plus empathique. Les travaux de Serge Tisseron.

Évoquent bien comment cette empathie artificielle pourra certainement aider les humains à mieux vivre leur « psychologie » à mieux réguler leurs émotions.

En fait, le simple fait d’avoir accès virtuellement illimité à une interface qui organise les informations, les mémoires, les représentations, constitue un avantage évolutif extrême. Par un effet de rétroaction dynamique, cet accès nous stimulera à organiser des stratégies de gestion pour mieux exploiter cette ressources.

Des exemples,

Imaginons un étudiant, qui au contact de cette interface, sera renforcé à développer des stratégies efficaces pour comparer des théories, lire des articles scientifiques, ou un écrivain qui pourra comparer son style d’écriture, des expressions, des dialogues, avec des milliers d’autres bouts de textes, tous classés par pertinence, ou selon d’autres critères de l’interface.

Ces exemples démontrent bien comment l’exposition à ces interfaces constitue une stimulation cérébrale inédite.

Les psychologues connaissent l’importance de cette stimulation pour renforcer la mémoire, l’attention et le raisonnement. On entend même parler de « Google Therapy », qui consiste essentiellement à utiliser le moteur de recherche pour se documenter sur une problématique de santé, consulter des archives de forum et trouver des ressources thérapeutiques spécialisées.

Cette exposition formate notre « matrice » psychologique qui s’en trouve métamorphosée. Plus nous consommons d’information, plus nous développons notre compétence, notre efficacité, notre motivation et notre intérêt à consommer cette information.

Rankbrain : une prothèse cognitique.

En partant de la prémisse qu’il est avantageux pour une personne d’investir du temps dans l’acquisition de connaissances, de stratégies de comparaisons et d’analyse de ses besoins, on peut être assuré que le temps sera investi.

En conséquence, l’émulation de cette prothèse cognitique nous conduira vers une plus grande organisation de nos connaissances.

L’algorithme du futur nous accompagnera dans notre « définition du problème » (problem finding), il nous proposera différents cheminements, plusieurs options, en fonction de la façon dont nous proposerons notre besoin. Pour reprendre la métaphore du « data mining », une interface dopée à l’intelligence artificielle ne proposera plus de creuser le tunnel pour nous, mais nous apprendra à mieux creuser.

Évolution de l’interface de recherche : Parlons marché.

Si ces interfaces restent dans le domaine de la consommation, c’est-à-dire dans le cadre d’un marché ouvert, on peut être assuré que les consommateurs opteront pour des produits aux valeurs humanistes.

Évidemment, c’est un sujet à débattre. Mais pour de raison évidente d’image de marque (branding) l’offre d’interfaces à valeurs humanistes sera prépondérante (on pourra toujours s’inquiéter des applications militaires et de surveillance qui ne respecteraient pas la loi Zéro). Pour mémoire, voici les 3 composantes de la loi d’Isaac Asimov posées dans l’ouvrage « Le cercle vicieux », paru en 1942.

  1. un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ;
  2. un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;
  3. un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

En partant du principe que l’information brute soit un bruit inutile. L’exposition à la connaissance implique le développement de notre capacité à la gérer.

Plus l’information abonde, plus nous cherchons à la trier, à la filtrer, la catégoriser et à la raffiner pour en extraire un sens et l’interpréter. Il faut l’interpréter pour l’intégrer dans un schème utilitaire, dans un projet de carrière, dans une nouvelle recette, un site de vacance. Tous les étages de la pyramide de Maslow seront revisités.

Comme l’expansion historique de la demande pour ce produit sera constante, il est normal de s’attendre à une évolution en fonction de cette énorme pression. On peut facilement prévoir qu’elle arrivera bientôt, avec l’aide de quelques « biscuits », à « lire dans nos pensées », en interprétant avec de plus en plus de précision, notre demande d’information à partir de quelques mots clés, ou un bout de phrase, ou une question, une adresse, un nom de fichier.

Si vous l’autorisez, cet algorithme s’adaptera

  • ·         à votre culture,
  • ·         à votre vocabulaire,
  • ·         à vos recherches antérieures,
  • ·         à votre identité,
  • ·         à vos goûts, votre âge, votre genre,
  • ·         à votre profession,
  • ·         à votre localisation,

Pour interpréter, mais aussi analyser votre requête. Un vrai cauchemar pour les spécialistes du référencement Web puisque aucun positionnement dans les résultats de recherche ne saurait être acquis de façon absolue.

Votre demande d’information, se transformera elle-même en information, parce que l’interface intelligente aura la capacité d’interpréter.

Cette interface aurait même la capacité d’apprendre de ses erreurs, pour s’améliorer et se perfectionner. Mais ce n’est que de la science-fiction, n’est-ce pas? Il reconnait notre sémantique et le « machine learning » lui permet de raffiner son interprétation.

Un article collaboratif de R.Côté, psychologue à Montréal et Kristof Maret  expert SEO : Chronique de 

Références

  • Dudek, Stéphanie Z.; Côté, Rémi. Problem finding revisited. In Runco, Mark A. (Ed). (1994). Problem finding, problem solving, and creativity, (pp. 130-150). Westport, CT, US: Ablex Publishing, xiv, 303 pp.
  • LeCun, Y. Bengio, Y. and Hinton, G., Deep Learning, Nature, 521(7553), pp.436-444, 2015.

Mille bravos, mille mercis !

C’est fait : pour la première fois, notre site WordPress affiche plus de 1000 visites uniques, score atteint pour la seule année 2017, et donc en nette progression. Allez, c’est un premier pas, mais on ne va pas « se la  raconter » : bien des points d’amélioration restent à travailler.

Le premier d’entre eux reste le nombre d’abonnés : que l’on soit ou non abonné au « Lecteur » WordPress, il est possible de recevoir les articles sous forme de push-mail, dans la boîte mail de son choix. Il faut vraiment le faire ! C’est notre première assurance que les adhérents de BCN reçoivent nos informations, nos annonces.

Le second sera abordé lors de notre réunion du 17 Août : comment améliorer le contenu et la diffusion, grâce aux fonctionnalités de l’outil ? Ce premier exercice sur le « Plan gratuit » nous donne des perspectives, comme dans d’autres domaines, l’avenir passe par un PDCA (Plan – Do – Check – Act), notre Plan d’Action Qualité à nous !

Attention aux coups de soleil !

L’Ours.

Editorial : sommes-nous faits pour les vacances ?

Il y a un an Gaspard Koenig consacrait un Time To Philo aux vacances. En 2017, la question continue à se poser. Eléments de réponse.

Dans son célèbre essai « Le Droit à la Paresse » (1880), Paul Lafargue, le gendre de Marx, dénonce « l’étrange folie » qu’est l’amour de la classe ouvrière pour le travail qu’il décrit comme « la cause de toute dégénérescence intellectuelle, de toute déformation organique ». Le stade supérieur de l’humanité selon Lafargue ? L’abolition du travail (ou du moins sa limitation à 3 heures par jour maximum) et pour le reste des réjouissances qui « feront aller les flacons, trotter les jambons et voler les gobelets ». Un bon programme de vacances en effet !

Le problème ? Il est identifié par Pascal dans sa pensée 136 et il est redoutable : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre (…) le repos devient insupportable par l’ennui qu’il engendre. Il faut en sortir et mendier le tumulte ». Vivement la rentrée !

Conclusion BCN : l’herbe est toujours plus verte, la plage plus blonde à celui qui l’envie sans pouvoir y accéder… Eh bien, le travail, c’est pareil ! Il écarte de nous 3 grands maux selon Voltaire : l’ennui, (ça c’est fait), le vice, et le besoin.  Depuis Maslow, il convient d’en ajouter un 4e : la reconnaissance sociale, l’affirmation de soi. A méditer.

L’ours.

 

 

Editorial de Juillet : vents favorables.

Les amateurs de bande dessinée ont depuis longtemps oublié la signification de « Jolly Jumper » et de « Lucky Luke » : mais nos conjoncturistes pourraient bien rappeler qu’en économie aussi, il est possible d’avoir de la chance, comme le Lonesome cow-boy, à la veine légendaire. Déjà, on voit fleurir les qualificatifs de « Lucky Emmanuel », à propos du Président de la France… Voici que la Tribune apporte de l’eau à leur moulin dans son édito du jour, signé Jean-Christophe Chanut.

Recrutements de cadres : au plus haut

215.000 recrutements de cadres seraient attendus cette année, selon les perspectives de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Le niveau pourrait même grimper à 236.000 en 2019… Mais certains profils surtout sont recherchés.

C’est un signe supplémentaire de l’embellie économique actuelle : le niveau des recrutements de cadres par les entreprises est en passe d’atteindre un record absolu. Mieux, si l’on en croit la dernière note de conjoncture de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), les recrutements de cadres ne vont cesser d’accélérer pour atteindre des sommets en 2019. Concrètement, le nombre des embauches devrait se situer à 215.000 en 2017, en hausse de 6% par rapport aux recrutements réalisés en 2016, puis à 225.000 l’année prochaine et encore à 236.000 environ en 2019. Ainsi d’ici deux ans, les embauches des cadres pourraient être supérieures de 50% à ce qu’elles étaient en 2013. Juste avant la crise de 2008, les bonnes années, les recrutements de cadres plafonnaient à environ 208.000.

Plus de cadres en raison de la tertiarisation de la société

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes… Pas tout à fait cependant. D’abord, ces prévisions sont basées sur des taux de croissance du PIB relativement soutenus, avec 1,6% cette année – ce que l’Insee et la Banque de France pensent tout à fait réalisable – mais aussi en 2018 et une accélération à 1,8% en 2019. Par ailleurs, il convient aussi de comparer ce qui est comparable. L’offre d’emploi-cadre augmente, notamment en raison de la tertiarisation de la société. La population cadre représente maintenant environ 21% de la population active salariée contre 10% encore dans les années 1990. Autrement dit, la fonction « cadre » ne correspond plus forcément à une fonction « d’encadrement » d’une équipe, elle augmente « naturellement » en volume du fait de l’émergence de certaines fonctions qui n’existaient pas ou peu il y a vingt ans.

Ensuite, il y a de grandes différences parmi les profils de cadres recherchés. Parmi les entreprises qui souhaitent recruter un cadre au troisième trimestre 2017 – elles sont 58% dans ce cas, en hausse de six points sur un an – plus de 80% cherchent des cadres ayant entre un et dix ans d’ancienneté. Elles ne se sont plus que 44% à chercher des jeunes diplômés et 43% des « seniors » de plus de 20 ans d’expérience… Il est donc toujours difficile d’être un jeune diplômé tout juste sorti de l’école ou un cadre « senior » à la recherche d’un emploi… Même si la situation s’améliore un peu du fait des tensions qui se manifestent sur le marché du travail. De fait, 66% des entreprises déclarent avoir des difficultés pour recruter des cadres correspondants à leurs attentes, et l’APEC signale, qu’en moyenne, 36 candidats répondent maintenant à ses offres d’emploi contre 42, un an plus tôt.

Les métiers de l’informatique drainent un quart des offres d’emploi

Bien entendu également, tous les métiers ne profitent pas de façon comparable de cette reprise. Ainsi, avec un volume d’embauches estimé à 57.000, les métiers de l’informatique représentent à eux seuls près du quart des recrutements de cadres envisagés. Mieux, si on ajoute l’ingénierie et le conseil à l’informatique, à eux trois, ces métiers rassemblent 44% des offres d’emploi.

Cela dit, signe que la reprise est là, même dans des secteurs jusqu’ici en difficulté et qui ne prévoyaient donc pas de recrutements en masse, les choses semblent évoluer. Ainsi, dans l’industrie, 64% des entreprises envisagent de recruter un cadre au troisième trimestre, soit une hausse de… 9 points sur un an. Idem dans la construction – boostée par l’immense chantier du Grand Paris – où cette proportion est passée en un an de 47% à 58%. En revanche, dans la banque/assurance et le commerce et les transports, le nombre des recrutements n’enregistre aucune progression notable.

Jean-Christophe Chanut

@jcchanut

Editorial de Juin.

Avec la Fête de la Musique, la plénière de juin est le signal du « mid-term poll » c’est-à-dire le moment de vérifier le bon déroulement des orientations présentées fin 2016 à l’Assemblée Générale :

Quelles étaient-elles ?

– I.  La professionnalisation : Convention Action Emploi Cesson, Emploi-store, Pôle Emploi.

a) nous avons signé avec AEC une convention d’essaimage, dans laquelle nous acquérons les droits aux supports et l’accès à la plateforme On Line. Actuellement de 8 personnes à 12 personnes suivent les ateliers de formateurs-relais jusqu’au 29 Juin. A la rentrée, nous serons en mesure de proposer les modules Web.

b) nous avons soumissionné à l’appel d’offres spécifique Pôle Emploi « Levée des freins psychologiques au retour à l’Emploi », en partenariat avec le GECKO, celui-ci sur les cadres nous sur les non-cadres. Olivier Champion participera aux coachings individuels avec les coaches EMCC volontaires, si nous sommes retenus.

c) nos tentatives pour s’approprier l’outil en ligne Emploi-store de Pôle Emploi se heurtent à la résistance de leurs propres soutiens, pour qui c’est un métier, même s’ils ne peuvent assurer que quelques sessions localement.

II. La présence tous azimuts.

Nous avons tenu un stand grâce à l’aide du département au Salon du Bien  Vieillir des 25 & 26 Mars, avec un retour intéressant, et beaucoup de belles rencontres. Le Conseil Départemental nous a sollicités à nouveau pour être intervenant invité en 2018. Surtout, grâce à Mme Anne Erschens, nous sommes en train d’introduire un dossier de subvention au CD 21.

Les autres manifestations au programme :

  • la rencontre de ce 7 Juin au GAIA Le Complexe de Chenôve, au titre d’acteur de l’ESS, avec tous les partenaires qui oeuvrent dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Buts déclarés :

    Rencontrer des acteurs de l’économie collaborative du territoire
    Partager la cartographie locale de l’économie collaborative
    Réfléchir collectivement aux enjeux et impacts RH.                                                       Se projeter / se décentrer en réfléchissant à ce que les acteurs peuvent apporter.

  • la journée de l’Emploi du 22 Juin de Chenôve.
  • le 5 à 7 « Ose t’adapter » du GECKO, enclenché par Céline Rabut, avec qui les relations de confiance et de partenariat ne cessent de se renforcer.
  • Nous attendons également une date pour le Café-Zèbres de SNC, auquel nous serons amenés  à présenter nos initiatives innovantes en faveur de l’emploi.
  • Enfin, à la rentrée, nous sommes inscrits pour la 3e année consécutive au Grand Déj, le lancement de l’opération a lieu le 15 Juin, à Dijon Métropole.

III. Les antennes

Bien que nécessaires pour une Association à vocation régionale, nos antennes sont plus difficiles que prévu à se mettre en place : certes, nous sommes fléchés à Chalon, invités aux manifestations, et potentiellement de la BGE (Bourgogne Entreprendre). Ce n’est pas suffisant, car il s’agit de la 2e concentration économique de la région.

De même, alors que nous espérions rencontrer les instances du Pays Beaunois, les choses tardent, en partie à cause des évolutions de la Loi Nôtré. L’association des Climats et la perspective de l’ouverture de la Maison du Vin à Beaune sont pour l’instant notre meilleure opportunité.

En revanche, l’éclaircie pourrait venir du 89 : Bruno Beauprêtre, bien implanté sur place,  négocie avec la MDE d’Auxerre une première intervention de BCN sur place pour les cadres du Sud 89.

IV. Equipe et adhérents : Nous sommes actuellement 16 adhérents, ce qui signifie que l’on ne recrute pas, que le bouche-à-oreille n’est pas suffisant : à ce rythme, nous finirons l’année à 20 – 22, ce qui ne permet pas d’engager des actions ni d’animer des commissions. pour mémoire, nous espérions atteindre le chiffre de 30.

Paradoxalement, notre « auberge espagnole » ne s’alimente pas de demandeurs d’emplois, ce qui est le principe du co-développement ! C’est pour s’aider mutuellement que nous avons fait évoluer le groupe de parole.

Illustration : 3 actifs, 1 retraité, 2 demandeurs dans le bureau.

IV. La communication : le site WordPress fonctionne bien, nous avons complètement abandonné l’adresse OVH et orienté le choix de nos amis d’AEC vers cette solution simple et souple.Un petit bémol : alors que chacun peut recevoir dans sa boîte mail l’ensemble des articles proposés par BCN, le nombre d’abonnés à ce service stagne. Réveillez-vous, c’est simple et sans engagement.

En revanche, la ville de Dijon, enthousiaste en Janvier 2017, tarde à rendre sa réponse pour un service civique « Infocom 2e ou 3e année » : nous avions proposé trois types de missions.

a) upgrade du site WordPress, fonctionnalités nouvelles,

b) maintenance du site AEC et de tous ses contenus en ligne,

c) conception de la Boîte à Outils Digitale, dont nous étions désignés comme maître d’oeuvre. (Typiquement une mission d’expert en co-développement, et une sacrée carte de visite pour son réalisateur !).

V. Conclusion : le constat nuancé que nous portons ici, ne doit pas nous empêcher de rester optimistes et patients.  Optimistes parce le contexte s’améliore pour les cadres, et que nous enregistrons des progrès dans notre notoriété. Notre première subvention en est le signal : en se dotant et en s’équipant, BCN s’installe dans le paysage. A nous tous de mettre « de la chair et de la vie sur cette ossature ». Un beau plan d’action pour le 2nd semestre ?

Signé : l’Ours.

 

Et pendant ce temps, un nouvel accord s’est négocié…

Ah, il s’est fait bien discret !… Pourtant son entrée en vigueur à la prochaine rentrée ne fait aucun doute. Et si BCN est loin de  ne penser qu’aux seniors, il faut reconnaître que gérer une 2e, voire une 3e carrière est loin d’être évident, autant pour des raisons techniques objectives, (l’arrivée massive de l’Intelligence Artificielle et des robots, par exemple) que pour des a priori et des prétextes de circonstance (les conflits inter-générationnels, comme l’a montré l’OMIG*).

Cette fois, il s’agit de l’assurance chômage, dont voici les nouvelles modalités :

Assurance-chômage : les seniors, perdants du nouvel accord.

Au final, ce sont 900 millions d’euros d’économies que l’accord devrait générer, et une précarité accrue. A contrario, pas de nouvelle mesure réellement incitative pour aborder de façon spécifique le traitement de l’emploi senior. En résumé, tout change, rien ne change…

L’Ours.

OMIG : Office du Management inter-générationnel.

La journée des solidarités.

Alors que ce matin-même Nicolas Hulot, le célèbre présentateur de l’émission Ushuaïa lançait un appel aux solidarités au nom de 80 ONG, pour « apporter de la vie et un supplément d’âme à la campagne présidentielle », il a légitimé son action au nom de la France invisible, (vous, nous…) qui avons compris depuis longtemps que l’on ne pourrait pas poursuivre l’infernale accumulation de richesses, qui voit 1 % des plus riches détenir 96 % des richesses. Comme le souligne Nicolas Hulot, dans ces conditions, toute redistribution ne peut « s’opérer qu’à la marge ». Un certain Joseph Stiglitz (au demeurant Prix Nobel d’économie), avait fait il y a 15 ans le même constat : depuis, dans tous les pays, l’écart n’a fait que s’aggraver. Les inégalités proviennent à 60 % de l’endroit où l’on vit, à 20 % du milieu d’où l’on vient, et seulement à 20 % de ses mérites personnels.

Alors, que pouvons-nous faire ? L’invitation reçue hier à BCN nous montre la voie ! Elle émane  :

de BBZ 21 (Bleu-Blanc-Zebre), mouvement citoyen regroupant 200 opérateurs de la société civile tels que des associations, fondations, acteurs des services publics, mairies, mutuelles ou entreprises, réalisant une action efficiente permettant de résoudre un problème de la société en impliquant les citoyens dans sa résolution.

et de SNC (Solidarités Nouvelles face au Chômage) association amie avec qui nous échangeons régulièrement sur nos pratiques. En voici le texte intégral :

Les antennes en Bourgogne du mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre (BBZ) et de l’association Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC) ont constaté la multiplicité et la diversité des acteurs engagés en faveur de l’emploi dans le bassin dijonnais : acteurs publics, associations, fondations d’entreprise, acteurs institutionnels, etc. Généralistes ou spécialisés, accompagnant des personnes vulnérables très éloignées de l’emploi ou de jeunes entrepreneurs en phase de création, chaque acteur paraît détenir un réel savoir-faire à son niveau.

Un café pour partager ses expériences

SNC et les Zèbres sont convaincus que, partagés, ces savoir-faire ne peuvent qu’être bénéfiques à la lutte contre le chômage et l’action en faveur de l’emploi et de l’insertion. Nous avons donc décidé de proposer à l’ensemble des acteurs engagés en faveur de l’emploi dans le bassin dijonnais une rencontre en mai juin pour échanger et partager sur les problématiques que nous pouvons rencontrer et les solutions que nous avons pu imaginer.

Un café en deux temps

Cette rencontre, un café Zèbre sur l’emploi, s’articulera en deux temps :

  • Une table ronde durant laquelle quelques grands témoins (sociologue, philosophe ou acteurs de terrain) nous apporteront un regard global sur les questions de l’emploi ;
  • Plusieurs ateliers thématiques dans lesquels chacun puisse exposer et partager ses pratiques, expériences et solutions.

L’enjeu de cette rencontre serait tout à la fois de favoriser la rencontre et la connaissance entre les acteurs du bassin dijonnais tout autant que l’amélioration des pratiques de chacun par le partage d’expériences et la mise en valeur des actions innovantes.

Les Zèbres et SNC souhaitent dès à présent vous inviter à co-construire cette rencontre tant sur le fond que la forme.  La réunion de cadrage se tiendra le jeudi 13 avril 2017 à 18h au foyer Urbanalis 4 rue du Pont des Tanneries

Une magnifique occasion

Il se trouve que nous avions souhaité nous associer avec toutes les bonnes volontés pour répondre au « sourcing » de Pôle-Emploi, pour des prestations spécifiques sur la rupture de l’isolement, le traitement de freins psychologiques à l’emploi, la mise en situation individuelle et collective face à la recherche d’emploi. C’est le bon moment !

Signé : L’ours, les citoyens et les zèbres.

Le printemps des Seniors.

Dix-huit jours sans nouvelles de BCN ? Mais où sont-ils passés ? Cet édito a pour ambition de vous tenir au courant des rencontres, démarches, projets de votre association. Mais commençons par le début : pourquoi sommes-nous méfiants à l’égard de ce mot, qui signifie simplement « plus âgé » ? En sport, passer de cadet à junior, puis de junior à senior est à la fois une marque d’évolution physique, mais également de performance.

C’est une dérive qui conduit à assimiler « seniors » et « vétérans » : à 45 ans, nous sommes entrés dans notre 2e vie professionnelle, mais encore « en pleine force de l’âge ». Voici ce qu’en dit Cadreo : Cadres seniors en entreprises

Refuser l’obsolescence programmée des cadres, nous avait semblé il y a deux ans une bonne raison d’être candidats au salon « Bien vieillir en Côte-d’Or ». C’est fait ! Nous nous y sommes employés, et notre stand figurera en très bonne place dans le village des associations. De plus, nous intervenons le samedi 25 Mars dans des ateliers sur nos activités et spécificités, sur une plage de 10 heures à 15 heures. C’est dire la portée que le Conseil Départemental a accordée à notre discours dissonant.

En somme, nous partons du principe que la meilleure façon de faire valoir une opinion, un point de vue, surtout s’il est minoritaire, c’est de l’exprimer haut et clair !

Alors, parlez et faites parler de BCN présent au Salon du Bien Vieillir en Côte d’Or, et surtout venez nombreux !

Antoine Turuban

ENFIN !

Vous avez sans aucun doute connu des moments d’agacement en recevant dès le premier instant d’arrivée sur la page d’accueil d’un site Internet la proposition suivante : Voulez-vous télécharger notre APP ? Souhaitez-vous être géolocalisé ?

Au-delà du côté éminemment intrusif de ces messages, (auquel il faut rajouter celui des cookies « pour notre bien »), se pose la question de leur pertinence ! Prenons un exemple : si je m’abonne à l’édition numérique du grand quotidien de ma région d’origine, ce n’est surtout pas pour recevoir des informations géolocalisées de Bourgogne ! De même, la géolocalisation de mon compte bancaire ne m’apporte aucune plus-value (si seulement !).

De même, les milliers d’APPs qui servent surtout à saturer les capacités des terminaux mobiles apportent plus souvent un « leurre de service » qu’un plus lié à la mobilité, une sorte de « fil à la patte » qui verrouille, plus qu’un outil véritable de mobilité.

J’en étais là, ruminant mes réflexions de vieil ours ronchon sur l’espace-cerveau disponible de mon compatriote costarmoricain Patrick Le Lay, (13 ans déjà que je ne regarde plus TF1), quand est arrivé ce matin l’éditorial du « Post », pas le Huftington P. celui de l’ARCEP, le magazine de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications, qui annonce l’ère de la conversation. Il était temps ! Dans cet excellent article que je vous invite à découvrir, on retrouve une loi de base de la transmission : 3 éléments présents, un émetteur, un récepteur et un signal (un contenu). Et après tout, qu’est-ce-qu’une conversation si ce n’est une forme très particulière de transmission ? Bienvenue dans l’ère de la conversation !

Bienvenue dans l’ère de la conversation

Bonne lecture. Signé : L’Ours.

Intergénérationnel à la MRI.

La conférence PRIM (Pôle Régional Information Métiers de la Formation) du 8 février 2017 avait pour thème  » L’impact de la nouvelle donne générationnelle et du numérique sur la formation et l’emploi ». Le public était venu nombreux, et s’est montré très attentif. Deux animations étaient proposées :

L’intergénérationnel, enjeux et clés pour l’emploi et la formation, exposé de Marc Raynaud, Président de l’Observatoire du Management Intergénérationnel. L’analogie entre management interculturel et management intergénérationnel faisait partie des messages forts du discours.

L’expérimentation Orange de tutorat inversé, par Hervé Engasser, Directeur Technico-Commercial chez Orange Business Service. Au cours de son exposé, le témoignage de Rémy Lacroix, tuteur depuis 5 ans, qui a accepté de transférer ses connaissances au cours de ses derniers mois de carrière, a illustré la double reconnaissance entre jeunes et « anciens », typique des métiers d’opérateurs, confrontés à de multiples générations de technologies.

Si la valeur des exemples fournis n’est pas contestable, elle n’a pas permis en revanche de dégager des préconisations ou des orientations en matière :

  • d’apprentissage en cours de carrière.
  • d’agilité en matière numérique, où l’obsolescence des savoirs est d’environ 30 mois !
  • de complémentarité entre emploi humain et intelligence artificielle.

Il restera de cette journée une découverte, à consommer sans modération :

L’observatoire du management intergénérationnel

A. Turuban – BCN