Un emploi nommé désir… à mi-chemin.

Nous sommes le 9 Mai : en d’autres termes, les Ponts battent leur plein. Pas facile de trouver des soutiens, des interlocuteurs, des contributeurs pour avancer vers notre but commun : en effet, le vendredi 15 Juin, le brigadier donnera les 3 coups ! C’est un grand moment pour nous, et il faut prendre conscience que beaucoup de choses ont déjà été faites, beaucoup d’enthousiasme soulevé : au cours des 5 semaines à venir, parler inlassablement du projet, solliciter une participation de 5 € par ci, 5 € par là ! Tout le monde n’a pas forcément envie de s’impliquer plus avant, c’est pourquoi BCN s’est engagée à remettre à ses généreux mécènes, son magnifique stylo siglé, de conception unique, signé Thomas S. (le nom de notre créateur ne sera révélé qu’aux centenaires présents le 15 Juin et accompagnés de leurs parents)…

Plus sérieusement, il est important de rappeler pourquoi nous nous sommes lancés dans ce projet :

SNC organise, en partenariat avec BCN, une manifestation pour l’emploi, le 15 juin prochain à Quétigny. Cet événement est avant tout destiné à toutes les personnes accompagnées par nos associations (actuellement ou par le passé), ainsi qu’à tous ses bénévoles.

Il s’avère que bon nombre de nos sympathisants n’ont pas encore répondu (ou n’ont répondu qu’en partie) à nos sollicitations, ou à celles de nos partenaires, nombreux, car il s’agit d’un événement unique!

Il est donc important de s’en convaincre,  pour  s’inscrire à cet événement gratuit et, pour convaincre ses proches, ses amis et tous ceux qui le peuvent, de bien vouloir participer à son financement (les dons sont déductibles à hauteur de 66%). Sans votre nécessaire mobilisation, cet événement et la pièce de théâtre « Un Emploi nommé Désir » sur laquelle il est appuyé, ne pourraient avoir lieu.

Vous savez tous que le succès appelle le succès. Il est donc temps de rejoindre la mobilisation et de renforcer la dynamique !

Les deux liens suivants vous permettent de vous inscrire à la manifestation et d’y participer financièrement.

Pour venir à l’événement :

http://bit.ly/inscription_emploinommédésir
Pour le soutenir financièrement :

bit.ly/unemploinommédésir

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Éditorial.

Retour en mode « croisière » pour BCN après le Salon du Bien Vieillir ; cela ne va pas durer. En effet, la deuxième quinzaine d’avril va comporter au moins 3 dates importantes.

Première date : rencontre avec la Direction Régionale de Pôle Emploi – Partenariats et Stratégie, le jeudi 12 Avril à 14 heures.

Seconde date : Plénière N°101, le 19 avril à 18 heures à la Maison des  Associations, 2 rue des Corroyeurs à Dijon.

Troisième date : le mardi 24 avril de 16 à 18 heures à la Maison des  Associations, 2 rue des Corroyeurs à Dijon.

Et enfin, à l’attention de nos amies des « LL des papillons », cette réunion annoncée pour le « jeudi 13 Avril » par l’EST RÉPUBLICAIN, organisée par la Société Malakoff- Médéric à l’Hôtel Ibis Styles de Besançon, à ceci près que – pas de chance – le jeudi 13/04 tombe … un vendredi ! Comme quoi, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas : même les planificateurs ont des faiblesses  !

L’Ours.

Une centième bien en vue !

… Et cela grâce à vous tous : je pense à tous ceux qui nous ont conduits jusqu’ici, et dont la liste retiendra les Franck, Olivier, Willy, Francis, Claire, France, Pascale, Isabelle, Sonia, Virginie… évocation non exhaustive des fondateurs-animateurs du BCN 1.0, celui de 2012, dont nous sommes aujourd’hui les héritiers.

Ah, nous avons bien changé ! Depuis le passage en BCN 2.0, la création de l’association, le chemin n’a pas toujours été simple, mais nous creusons notre sillon, et cela commence à se voir, à se savoir. C’est vrai, comme tout autour de nous devient chaque jour plus agile, plus communiquant, plus digital, nous évoluons, nous devenons plus attentifs, plus humains, plus bienveillants.

Le temps viendra de tirer les bilans de ce parcours, de juger si nous avons raison de « mener ainsi la barque », mais pour l’heure, savourons l’instant, le jalon ; le hasard (la chance ?) a voulu que la 100e tombe au milieu du salon du Bien Vieillir, merci à tous ceux, élus, adhérents, sympathisants, futurs bénévoles venus nous saluer et trinquer avec nous !

Et maintenant, place au théâtre ! Bientôt sur scène, « Un emploi nommé désir », mais chut, on vous en dira plus très bientôt…

Le bureau.

 

Éditorial : la centième !

Pour beaucoup d’entre vous, lecteurs, adhérents, sympathisants, revenants, je me souviens des quelques mots échangés : les mots qui reviennent sont l’urgence, le désarroi, l’isolement… D’entrée, la question de l’utilité de BCN, l’association qui s’adresse aux demandeurs d’emploi cadres, experts, créateurs, au-delà du nom, a cessé de se poser. En revanche, qui aurait imaginé, parmi les fondateurs, qu’une réunion plénière porterait un jour le N° 100 ?

Du collectif de parole « hébergé » par l’APEC, nous avons gardé quelques belles traditions : la première, c’est l’accueil bienveillant, en effet, chacun peut « passer la porte » écouter, sentir… et choisir ensuite de rester ! Notre première offre est en libre-service, sur l’étagère : l’acte d’adhésion, qui ouvre l’accès au soutien, aux conseils, aux ateliers, est la résultante d’un choix, d’une décision, et c’est ce que nous voulons.

Deuxième composante : l’engagement de confidentialité. De plus en plus nombreux sont nos adhérents se trouvent en recherche « d’un meilleur emploi » : il serait donc délicat de diffuser des informations non maîtrisées par les intéressés eux-mêmes. La règle de la confidentialité s’est imposée très tôt, elle a été codifiée dans notre charte, et peu modifiée depuis 2015. Elle contribue à « la bienveillance » du groupe.

De Bourgogne Cadres Net à Bourgogne Collaborative Network, la continuité est évidente, l’association créée en Avril 2015 voulait conserver toutes les avancées obtenues en interne, au sein du groupe, tout en développant les leviers externes d’action offerts par l’acquisition de la personnalité morale. Y avons-nous réussi ? A tout le moins, nous sommes désormais écoutés, entendus, parfois compris et soutenus.

En ce premier trimestre 2018, BCN déploie de nombreuses activités, seule ou en partenariat avec d’autres groupements ou associations : SNC bien sûr, GECKO, EGEE, d’autres viendront. Laurent Grandguillaume avait insisté sur la nécessaire mutualisation des moyens en mai 2016, lors du séminaire des Associations. Nous espérons développer une « troisième étape » dans notre calendrier annuel :

  • le Salon du Bien Vieillir (ici-même).
  • le « Café-Zèbres », alias « Un emploi nommé désir », vers la mi-juin.
  • le Grand Déj’,  où nous avons trouvé nos marques.

Aussi, pour finir, cette réflexion sur l’ADN de cette « Auberge Espagnole » que nous sommes devenus : nous pensons ici que le Menu Collaboratif est la meilleure recette, une autre manière de dire, « aide-toi, le Ciel t’aidera ». En mettant toutes nos compétences et nos talents en commun, nous ouvrons des voies, des brèches, des perspectives. Comme dirait Maxime Le Forestier, voilà une chienne d’idée… qui n’est pas près de s’arrêter !

Bon Salon !

L’Ours.

 

Décollage !

Ce mercredi 7 février, nous lançons un projet extrêmement innovant et motivant : il s’agit, vous l’avez compris de la manifestation du 15 Juin 2018, intitulée « Un emploi nommé désir ».

Autour d’une pièce de théâtre, il s’agit de faire vivre, ressentir et partager toutes les émotions, les doutes et les remises en question vécues par les demandeurs d’emploi. Créer un événement joyeux, festif et créatif aurait pu être un objectif en soi, et se satisfaire à lui tout seul : mais ce n’est pas tout, nous voulons marquer les esprits, « débloquer » les situations, faire se rencontrer les gens, recruteurs, demandeurs, entreprises , collectivités, organismes qui oeuvrent dans le domaine de l’Emploi.

Comprenons-nous bien : c’est un chantier qui démarre. Il ne s’agit pas de donner d’avance tous les détails, mais de rendre compte de la méthode : comment comptons-nous nous y prendre ? Avec qui ? Qui peut se joindre à nous ?

A ce jour, Solidarités Nouvelles face au Chômage, (les 2 groupes de Dijon) le Gecko, qui promeut le travail des cadres à temps partagé, BCN et le MEDEF se sont positionnées pour coordonner l’événement :

  • plusieurs commissions démarrent dès aujourd’hui, le financement (crowdfunding), avec l’appui technique du Pôle Économie Sociale et Solidaire, la communication qui aura bien sûr un rôle crucial, compte tenu de l’ambition que nous nous sommes fixée.
  • autre point essentiel : le travail des commissions est une pièce décisive du puzzle, mais il sera orienté par un pilotage pluriel, pour garder en ligne de mire les objectifs initiaux , et au besoin les faire évoluer au cours de ces quatre mois.

Fidèles à nos traditions d’écoute et d’accueil bienveillant, nous avons validé le principe d’impliquer d’autres partenaires légitimes, tels que Pôle-Emploi, l’APEC, Créativ’ : l’expérience du Café-Zèbres 2017 a montré que tous ces acteurs savent fonctionner en bonne intelligence, et c’est le pari que nous faisons pour cette 2e saison ! Bon vent donc à tous nos zèbres bénévoles, bienvenue à ceux qui nous rejoindront, et merci à ceux qui nous ont d’ores et déjà fait confiance !

Les animateurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’agenda 2018.

Oui, je sais…! Le Père Noël n’a pas encore déposé le dernier smartphone dans la hotte, les chats mis le feu au sapin, les dernières châtaignes grillé dans la cheminée,… que je reviens avec mes sordides contraintes de calendrier, de Doodle, etc.  Mais comme le dit le proverbe latin : Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.

En bâtiment, il faut commencer par les fondations pour ériger l’ensemble : commençons par les plénières du S1, prévues de 18 à 20 heures à la Maison des Associations.

P1 : Réunion N°98 : le 18 janvier.

P2 : Réunion N°99 : le 15 février. * vacances scolaires Zone A.

P3 : Réunion N°100 : le 22 Mars. Inviter une personnalité ? Associer les MutElles ?

P4 : Réunion N° 101 : le 19 Avril. * vacances scolaires Zone A.

P5 : Réunion N° 102 : le 24 Mai

P6 : Réunion N°103 : le 21 Juin. A combiner avec des associations amies. Aubade dans le hall et sur le parvis de la MDA ? Inviter Marylin R. ou les Alaskian Tin Soldiers ?

Et maintenant les murs : Première proposition pour les ateliers AEC : le mois de janvier est mis à profit pour les discussions avec Pôle Emploi (outils) et Unis-cité (Service Civique). Ce qui donnerait :

AEC N° 5 : le Web dans la recherche d’emploi -a : vendredi 9 février à 18 heures.

AEC N° 6 : le Web dans la recherche d’emploi -b : vendredi 23 février à 18 heures.

AEC N° 7 : les entretiens – la confiance en soi :  jeudi 15 mars à 18 heures.

AEC N° 8 : les entretiens en vidéo : jeudi 26 avril à 14 heures. * vacances scolaires Zone A.

Enfin, le toit et la cheminée : il reste à caler les ateliers « Oups ! je crois bien que je m’aime », de notre amie et partenaire Joyce « Eveil de Coaching ». Ce point sera examiné avec les participants et la MDA pour valider le planning lors du prochain bureau, pourquoi pas juste avant Noël ?  Joyeuses Fêtes de fin d’année à toutes et tous !

L’Ours.

 

Femmes, femmes, femmes…

Avec l’arrivée des premiers flocons de neige sur le dijonnais, ce sont majoritairement des intervenantes qui se sont exprimées lors de 2 rencontres aux thèmes proches organisées sur le plateau de Montmuzard, les 30 novembre et 1er décembre 2017, autour de la violence au travail :

  • le premier,  intitulé « Les violences de genre dans le monde de travail » organisé par le Collectif Violence et Genre était en fait la 7e journée d’étude annuelle, en 10 ans d’existence.
    • Première conférencière remarquée :  Marie Pezé, Docteure en Psychologie, initiateur du réseau des consultations « Souffrance et travail », depuis peu auteur du « burnout pour les nuls ». Son thème : Femmes au travail, la double peine. Il s’agissait de nous livrer ses réflexions autour de la discrimination virile, une exception française, et de la charge mentale supplémentaire qu’elle induit sur les femmes de tous âges.
    • Seconde conférencière, Laëticia Bernard, Juriste à l’AVFT, Association européenne contre les violences faites aux femmes, nous a décrit les cas rencontrés au quotidien, l’évolution de la jurisprudence, l’évolution de la réglementation, l’existence d’a priori ancrés dès l’enfance, mais aussi d’attitudes conservatrices voire régressives
  • le second thème sur « Le burnout » était organisé par nos partenaires le Gecko et la MGEN, via le réseau MutElles, et animé par Céline Rabut et Marie-Thérèse Pugliese. Le Gecko développe son plaidoyer pour les nouvelles formes de travail, et notamment les emplois de cadres à temps partagé, un moyen de concilier notamment l’éducation de ses enfants, avec les besoins de compétences pointues qui apparaissent de plus en plus dans les PME. Le sujet avait mobilisé en force BCN, venu témoigner de son action et soutenir le projet conçu par Christine et Hélène, dont les premiers livrables commencent à voir le jour.

ALORS, LE BILAN ?

Nous sommes restés un peu sur notre faim, sur la partie « Violences de genre » de la première journée : n’y ont été abordées que les violences faites aux femmes dans le cadre du travail, certes ultra-majoritaires. Or, il s’avère que les violences faites aux hommes par d’autres hommes sont aussi graves, et accompagnées d’une certaine commisération des mâles dominants. En revanche, le fait qui donne à réfléchir : 95 % des personnes qui ont fait l’objet de violences à caractère sexuel au travail, perdent leur emploi  : par licenciement, rupture conventionnelle, burnout ou démission.

En revanche, concernant le 2nd sujet, le mur des « BCN » s’est bien comporté ! Pour rester conformes à notre éthique d’écoute bienveillante, nous sommes restés calés sur l’ordre du jour, le burnout, donc. Partant de leurs constats sur l’absence d’accompagnement et de prise en charge du burnout, Christine et Hélène ont présenté leur projet de constitution d’un réseau supervisé de professionnels coordonnant chacun dans leur pratique respective (généralistes, psychologues, ostéopathes, …) les efforts pour « faire émerger une nouvelle personne », reconstruite et solide à nouveau : 2 axes sont en cours d’approfondissement, premièrement :

  • l’accompagnement de la personne en elle-même, à savoir le travail individuel ou en groupe visant à restaurer/rétablir confiance et estime de soi.
  • c’est le coeur de notre action, l’outil d’aide à la requalification du projet professionnel. L’objectif à l’issue de cette phase est de permettre à la « personne qui a vécu un burnout » de retrouver sa place dans le monde professionnel, une place plus conforme à des attentes redéfinies ou réarbitrées, mais surtout raisonnées.

Il était essentiel de conclure sur le lien entre la pression compétitive de notre société capitaliste et ce « syndrome des bons élèves » qu’est le burnout : en effet, c’est toujours le souci de « bien faire » qui emmène ces personnes dans l’engrenage du « toujours plus, toujours plus vite » au point d’aboutir à l’épuisement. Le sur-investissement conduit à « consumer toutes ses ressources et son énergie de l’intérieur ». Le burn out ou syndrome d’épuisement professionnel est une maladie résultant d’une exposition permanente et prolongée au stress. Selon l’OMS, le burn out se définit comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à obtenir à des résultats concrets au travail ».

L’ESS est-elle épargnée par le burnout ? Le discours lénifiant qui prétend que le burnout n’y est pas préoccupant, est en réalité illogique : ces entreprises sont en concurrence avec des rivales de l’économie classique, donc soumises aux mêmes contraintes de rentabilité, de productivité, d’efficience. Seule, une meilleure prise en compte de l’objectif d’emploi peut atténuer cette pression, comme le confirme Lucie Gras, Déléguée générale de la CRESS de Bourgogne Franche-Comté, en citant l’exemple des entreprises de services à domicile.

Un premier diagnostic posé, le travail de concertation, de conception et de montage démarre : rendez-vous en 2018, du côté de la Saint-Valentin !

Les animateurs.

 

Moi, Catherine, marathonienne, humaine et manageuse.

Catherine Petitjean, PDG depuis 1998 de Mulot et Petitjean, fleuron de l’industrie dijonnaise depuis 1796. Catherine représente la 9ème génération à se succéder à la tête de la vénérable institution qui emploie près de 50 personnes et réalise plus de 5 M€ de CA. Signes particuliers : se déplace en scooter, court le marathon, aime Dijon et les voyages.

L’idée de consacrer quelques mots à cette « star » dijonnaise m’est venue à la suite du petit-déjeuner Mut’elles organisé dans les magnifiques locaux rénovés du 7 Boulevard de l’Ouest. Déjà, la dégustation promettait beaucoup, la visite du tout nouveau musée (inauguré en août) n’était pas en reste, mais Catherine Petitjean a « tenu la dragée haute » à tous ces prémisses.

En effet, c’est une personne modeste, à l’écoute, qui a su affirmer ses valeurs, « tuer le père », revendiquer la spécificité féminine sans être féministe, au point de charmer les quelques rares messieurs présents !

Le succès de la maison Petitjean ? D’abord son ancrage dijonnais, mais aussi une opportunité marketing sur un produit délaissé par les concurrents, la nonnette, et évidemment une politique affirmée d’innovation, d’investissement et de qualité ; l’idée du Musée est venue se greffer au vu des trésors de savoir-faire artisanal (amateurs d’épices, de balances de Roberval, de vans à farine… vous allez vous régaler !). Catherine Petitjean refusait toujours de « jeter » ces vieux outils obsolètes. Astiqués et mis en valeur, ces objets ont retrouvé une place de choix.

Le patrimoine mondial de l’UNESCO, les Climats, la Cité de la Gastronomie : autant d’éléments favorables, mais qui viennent s’inscrire dans une évolution du goût vers le durable, Mulot et Petitjean bien dans l’air du temps, « tradition et modernité ».

Question Big Bang : Le pain d’épices, ma grand-mère m’en faisait manger pour mes 4 heures. Qui en consomme encore ?

Que votre grand-mère soit bénie, elle vous a appris le goût du pain d’épices ! Vous y reviendrez, car les goûts de notre enfance sont en nous et les retrouver est toujours une émotion et un plaisir. Beaucoup de grands chefs ont trouvé dans ce produit traditionnel et ancestral une source d’inspiration importante : ils en ont fait des glaces, s’en sont servis dans des alliances sucré-salé, avec le foie gras, des fromages, la liste est longue…
C’est ce qui fait que notre gamme est très large et répond à tous les modes de consommation.

Et vous vous le mangez comment ?

J’adore le tiramisu au pain d’épices, j’aime beaucoup l’accorder avec des fromages un peu forts. Dernièrement j’ai même testé un hamburger au pain d’épices, c’était très très très bon. Il était fait avec du pain d’épices Mulot et Petitjean, bien sûr !

Etes-vous coureuse ?

Oui, je l’avoue je suis très coureuse. Je fais 2 à 3 footings par semaine, je cours seule ou avec des amis, c’est un moment de partage et de plaisir. Je suis arrivée au sport un peu sur le tard, et je ne me résous pas à chercher un sport de substitution même si mes genoux souffrent un peu. Je fais quelques courses, mais sans objectif de résultat, le fait de participer à une course permet de se donner un but à l’entraînement. La course donne aussi l’occasion d’un week-end entre amis, d’un voyage. Ainsi j’ai participé au marathon de New-York, ainsi qu’à celui de Paris (en 4h45).

Vous faites quoi quand vous ne travaillez pas ?

Voyages, amis, cuisine, cinéma, profiter de ma maison. J’ai une vie bien remplie, mais je sais garder du temps pour moi. Je sais couper et couper vraiment, je trouve un équilibre dans cette organisation. J’ai de la chance d’avoir un métier qui me plait, ce qui n’est pas évident quand on reprend l’entreprise familiale : on y est un peu prédestiné, encore faut-il que cela plaise, ce qui est mon cas, encore faut-il aller chercher de l’énergie pour mener à bien sa mission. L’énergie, on la trouve à l’extérieur, c’est pour cela que pour être bon il faut savoir décrocher. C’est ce que je m’efforce de faire, en pratiquant un jeûne d’une dizaine de jours, dans un cadre médicalisé. Je me sens comme « nettoyée ».

Comme en course, quand on a un coup de pompe, il ne faut pas se recroqueviller, il ne faut pas regarder ses chaussures, il faut lever la tête et trouver de l’énergie dans le paysage.

Un grand merci à Mut’elles d’avoir suscité, puis organisé cette rencontre : vivement les prochaines !

L’Ours

Fin de semestre : réunion N°91.

Notre fête de fin de semestre était organisée cet été au Centre 29, rue de Chenôve à Dijon. Elle a réuni une vingtaine de personnes, soit un petit peu moins de succès que l’an dernier : formule sans doute à revoir, et pourquoi pas sous une forme encore plus « économie Sociale et Solidaire »,  telle qu’un concert de la Fête de la Musique, ou à la Péniche Cancale ?

Comme on le dit à l’occasion, la quantité ne signifie pas toujours la qualité, loin de là ! Ce 22 Juin, l’ambiance était studieuse ! L’intervention de Claude Prost et de Philippe Lebel de RH Solutions a été concise, argumentée et étayée. Le témoignage de Franck Gillet, qui a eu recours aux prestations de portage était tout à fait éclairant de ce point de vue : trop qualifié pour les uns, pas assez parisien pour les autres, Franck a dû d’abord se résoudre à se faire connaître et tisser son réseau en « vendant » des prestations informatiques. Plutôt, comme il l’a dit lui-même : « RH Solutions assurait la gestion et la facturation, j’avais sous-traité le démarchage et la prospection, et je me cantonnais à mon coeur de métier, l’informatique ».

Avec une croissance de 30 à 35 % depuis quatre ans, la profession du portage salarial concernera prochainement 80.000 personnes. Elle est désormais régie par une convention collective qui entrera en vigueur le 1er juillet 2017. Bref, tous les indicateurs sont au vert, si l’on considère que la prestation d’une journée de cadre n’est plus obligatoire,  (les minima à la journée continuent à baisser). A cela s’ajoute le fait, selon Jean-Luc, que lorsque l’on crée sa propre structure, on souscrit d’entrée à toute une série de services, des droits, des équipements, des taxes. Dans le cadre du portage, au départ il n’est question que des charges directement corrélées au salaire, au Chiffre d’Affaires lié à la réalisation des prestations.

Nous avons eu plaisir à retrouver quelques visages « d’anciens », dont la plupart ont été des moteurs de BCN : Franck, qui nous suit avec son sérieux et son assiduité habituels, Bruno, qui nous annonce avoir signé la veille un CDI pour une entreprise prestigieuse d’Ambérieu dans l’Ain, Ligne Roset. Virginie, qui a transformé son CDD en CDI, en Isère chez son employeur de l’époque ; ( Virginie, désormais inscrite dans le carnet des mamans de BCN, aux côtés de Béatrice et d’Aurélie).  Amis contrôleurs de gestion, si vous constatez d’autres coupables erreurs dans nos statistiques, il existe une excellente formation GPMS* à l’AFPA… Ce clin d’oeil à Tracey, sergent recruteur à la recherche de jurés.

Autre intervention remarquée, celle de Joyce Naudin, coach de vie à la tête de sa structure « Un éveil de coaching » , qui a su capter et toucher ses auditeurs, au point de caler sans tarder une nouvelle rencontre dans la 2e semaine de Juillet. Attention ! La semaine sera chaude ! Le 11 Juillet se déroulera la Soirée des Lauréats, organisée par le Réseau Entreprendre Bourgogne. Restent donc le 12 et le 13 : nous serons en heure d’été, sortie de la MDA impérative à 20 heures. A vos tablettes !

Quelques mots sur l’activité de l’association en elle-même : les 6 et 7 Juillet, nous intervenons au Café-Zèbres en tant que co-organisateur, (33, rue de Montmuzard à la Maison de l’architecture et du Développement) puis le lendemain, comme partenaire du Gecko, au Selsapelpa 1, rue Marceau. Enfin, nous serons présents pour la 3e année consécutive au Grand Déj’ le 24 Septembre.

Nous sommes une nébuleuse de petites structures, chacune menant les actions qu’elle « aime » faire : pas de convention entre nous, pas de groupements associatifs. C’est le reproche que nous adresse Pôle-Emploi, et dont il faudra tenir compte à l’avenir. Mais que de progrès dans la prise de conscience en seulement 2 mois !

Nous entrons maintenant dans notre phase « administrative » : CD 21 et Dijon Métropole sont prêts à examiner nos demandes de subventions, que nous imaginons sous deux angles.

1°) continuer à s’équiper, de manière à doublonner et sécuriser nos matériels. Acquérir ainsi une situation de robustesse.

2°) Développer notre argumentaire en faveur d’un Service Civique début 2018, qui permettrait : i) d’assurer les formations sur les modules en ligne d’AEC.

                        ii) de préparer et accompagner l’upgrade du site WordPress. Le site se développe et de son contenu initial destiné aux comptes-rendus de réunion, il évolue vers un outil de réflexion à l’intention de nos adhérents.

                       iii) de concevoir et définir le cahier des charges de la Formation « Boîte à outils digitale », destinée à nos offreurs de projet en ligne.

Excellentes vacances à tous ! L’objet de vos recherches estivales n’est plus le Pokémon, beaucoup trop prévisible, mais l’Ikigaï, tapi dans vos profondeurs…

Signé : L’Ours

 

 

 

Notre relation au travail.

Tout le PAF (paysage audiovisuel français) bruit des adieux bouleversants de David Pujadas au J.T. de 20 heures de France 2. Et si tout cela n’était que la manifestation de notre nouvelle relation au travail ? La discussion est vive entre membres de BCN, aussi pour éclairer ce débat, le secrétariat a documenté la question :

Lettre ouverte à David Pujadas

Cette vibrante plaidoirie en faveur de l’adaptabilité, est bien dans l’air du temps ; pour ainsi dire c’est le « must think » d’aujourd’hui, comme il y avait autrefois des « must have » consuméristes…

En économie, le credo européen reste celui du chancelier Helmut Schmidt : « Les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain, qui font les emplois d’après-demain ». Donc, l’adaptabilité, la flexi-sécurité, la réduction du welfare state vont bien dans le sens demandé : en nous formant en permanence, pour acquérir des connaissances nouvelles chaque jour, devenir chaque jour plus productifs, sommes-nous certains de contribuer pour demain au plein-emploi pour nos enfants ?

Il faudrait pour cela commencer par distinguer différentes catégories d’investissements selon l’objectif poursuivi par l’agent économique.
- L’investissement de capacité désigne l’achat de capitaux fixes en vue d’augmenter les capacités de production (ex : achat de machines supplémentaires, etc.). Cet investissement est créateur d’emplois.
- L’investissement de productivité consiste en l’achat de capitaux fixes en vue d’améliorer l’efficacité de la production sans pour autant augmenter les capacités de production (ex : remplacement des salariés par les machines). Cet investissement peut être destructeur d’emplois.
- L’investissement de remplacement désigne l’achat de capitaux fixes en vue de remplacer les capitaux fixes usés ou obsolètes. Cet investissement est sans effet sur l’emploi.

La plupart des investissements dans les nouvelles technologies, (qu’ils fassent appel ou non à l’IA – l’intelligence artificielle), répond à un nouvel impératif : ce sont des investissements de compétitivité – ou de conquête de parts de marché, si l’on préfère : si je ne crée cette application, mon concurrent le fera à ma place, et ses coûts de RH en seront réduits… Si je ne distribue pas mes colis ( ou mes pizzas) par des drones, ces milliers de porteurs ou de facteurs qui les portent aujourd’hui avec – ou sans – un sourire ou un mot aimable, vont plomber ma compétitivité.

L’évolution de l’espèce humaine, concept très darwinien, répond à l’impératif de sélection naturelle : les plus forts survivront. Si je suis le plus fort, le plus résistant, le plus flexible, que m’importent au fond tous les « laissés pour compte » de l’économie numérique ? Il manque donc deux valeurs à cette ambition : la dignité qu’apporte à chacun un travail authentique, et le souci de produite un développement durable, c’est-à-dire une planète saine et viable où il fera bon vivre aux générations futures.

Les secrétaires.