Economie du bien commun

Par Jean Tirole, au Presses Universitaires de France.

 

On ne présente plus Jean Tirole, Prix Nobel d’économie 2014, et désormais aussi populaire qu’un autre économiste français, Thomas Piketty. Dans un ouvrage qui se veut « grand public », paru en Mai 2016, Jean Tirole nous fait partager sa passion pour une discipline qui croise la théorie et les faits au service du bien commun.

En pénétrant dans l’atelier du chercheur, on découvre un panorama des sujets qui préoccupent l’économiste : trois grandes  parties, la science économique, l’institution étatique et les enjeux industriels accueillent 17 chapitres qui s’adressent à chacun de nous dans notre quotidien, et évoquent ce qui résultera de nos choix passés et présents, pour la vie des générations futures.

Première partie : L’économie.

  • Aimez-vous l’économie ? Il existe 3 modes pour parler d’économie : le mode scientifique, le mode journalistique et le mode aéronautique. Réservé à une communauté d’experts, le premier utilise des concepts et des objets mathématiques. Il peut de ce fait s’avérer rebutant, voire abscons ; le second agrémente les magazines et s’alimente des piquets de grève, déménagements sauvages en cours, ou des dernières statistiques. Enfin, le dernier fournit les best-sellers des gares et des aéroports, parfois l’œuvre de charlatans ou de lobbys. Pas réjouissant. Mais que chacun s’accroche, et l’économie redeviendra notre bien commun. Jean Tirole nous dit : « Prenons-nous en main » !
  • Les limites morales du marché. Il est question ici d’éthique concrète dans l’économie : est-il moral de vendre son sang, ses organes ? Sommes-nous si friands de générosité, quand nous donnons, ou de l’image de généreux donateurs que nous proposons de nous-mêmes ? Que penser de la possibilité pour une compagnie d’assurance  de sélectionner les patients en fonction du risque? Pourquoi sommes-nous plus négligents avec des biens assurés ? Une analyse percutante d’un concept innovant : l’aléa moral.
  • L’économiste dans la cité. Intellectuel public, il est aussi chercheur, observateur empirique des évolutions : ses positions, aussi mesurées et équilibrées soient-elles, déchaînent les passions, et surtout en démocratie, brouillent le jeu en dénonçant des conflits d’intérêts, les politiques suspectes ou obsolètes, sous couvert de débat.
  • La recherche au quotidien. L’économie s’enrichit des apports des autres sciences, en particulier sociales : c’est ainsi que l’on découvre au fil des pages les apports de la théorie des jeux, les biais de l’asymétrie d’information, en particulier lorsqu’il est question de finance, de délit d’initié. En revanche, sur des sujets nouveaux ou complexes, comment poser la théorie « fondatrice », celle qui capturera le nœud du problème, au prix de quelques simplifications réductrices ? Tout le monde a entendu parler de la « main invisible » d’Adam Smith, concept qui pourtant a connu beaucoup d’améliorations depuis.
  • L’économie en mouvement. Cinq approches complémentaires sont apparues pour retoucher la théorie sur les comportements dits « rationnels » des agents dans le vocabulaire traditionnel de l’économie politique : homo psychologicus, socialis, incitatus, juridicus, darwinus. Nous sommes empathiques, réagissons plus aux fermetures des hauts-fourneaux de Florange ou Hagondange, qu’aux millions de chômeurs anonymes… qui probablement galèrent dans des conditions encore plus difficiles. L’impact de la confiance est illustré et décortiqué via le prisme de la théorie des jeux, et notre comportement devient alors prédictible dans un contexte où les règles ont été préalablement énoncées (ce qui est généralement le cas dans une démocratie : législation, interdiction, fiscalité).

Enfin, le système d’incitations, de bonus, de récompenses induit des comportements parfois contre-productifs, qu’il faut constamment analyser et surveiller, pour au besoin les arrêter ou les modifier. Enfin, Darwin a alimenté l’économie à partir d’exemples d’espèces animales : le paon, qui séduit sa dulcinée au prix de lourdes plumes nacrées qui l’encombrent, et ne lui servent à rien en-dehors des parades. Cet outillage en apparence contre-productif émaille de nombreux exemples de survie d’espèces, et inspire des attitudes destinées à impressionner ou dissuader concurrents et rivaux, dans les enchères par exemple, une sorte de poker-menteur.

Deuxième partie : les institutions et l’économie

  • Pour un état moderne. Corriger les imperfections du marché, introduire les conditions d’une complémentarité entre l’état et les acteurs de l’économie. Et si l’on peut laisser le marché produire de l’efficacité (productivité, émulation, concurrence), il ne lui revient pas de produire de l’équité, presque une fonction régalienne. Enfin, réfléchir au rôle d’un état moderne, passe par une ambition à long terme de désendettement, afin de dégager des marges de manœuvre qui lui donneront les moyens de sa politique d’incitation.
  • L’entreprise, sa gouvernance et la « RSE ». Comment gérer la direction, le financement, l’actionnariat et notamment l’excès de court-termisme, souvent reproché aux structures ambitieuses ? Quelles incitations à de nouvelles formes sociales : SCOOP, ESS ? Déployer des fiscalités vertes, soucieuses d’environnement durable, autant de facteurs de complexification  de l’économie politique.
  • Le défi climatique. Un regard acéré d’économiste sur les échecs des accords sur le climat, Kyoto, Lima, Copenhague, ainsi que les limites de la COP 21 : ces accords reposent sur « l’externalisation des internalités », dit autrement : je ne bénéficie pas directement de mes efforts pour être propre, ce sont mes voisins qui en bénéficient. Seule la volonté de donner l’exemple anime la Suède, déjà très en avance : l’UE est traversée par les débats sur les énergies fossiles, le nucléaire, le charbon. Les pays émergents reprochent aux pays avancés de ne pas supporter les coûts de la pollution qu’ils ont exportée dans les « ateliers » à faible coût de main d’œuvre. Exemple illustré par le retrait des U.S.A. pour des questions d’exportations d’énergie fossile, de gaz de schiste notamment. Nous pouvons en revanche accompagner l’application de l’accord de Paris, en développant les incitations adéquates aux innovations technologiques de conservation du carbone, d’amélioration du rendement des énergies renouvelables, et enfin être à l’affût du nécessaire saut technologique qui permettra de rester sous les 2° de réchauffement.
  • Vaincre le chômage. Commençons par quelques chiffres, affolants :  3,574 millions de chômeurs de Catégorie A, demandeurs d’emploi, sans emploi.                       Catégorie B : tenus de chercher un emploi, ayant travaillé moins de 78 heures. 716.400.                                                                                                                                              Catégorie C : tenus de chercher un emploi, ayant travaillé plus de 78 heures : 1,151 millions. Et enfin, les catégories D et E (formation et demandeurs non tenus de chercher un emploi), 700.000 personnes supplémentaires. Total : 6.142.000 personnes ont en France un « problème apparent » d’emploi.                                 Alors que l’on s’était résigné à parler de « 10% de la population active », on frôle les 10 % de la population totale. Quelques constats : pour les raisons d’empathie évoquées plus haut, nous sur-régulons la protection contre les licenciements (4,4 % seulement des fins de contrat). L’erreur que commettent beaucoup d’acteurs est de penser que de soutenir le contrat CDI est de « bonne politique » : dans un marché mobile, ou l’innovation et la formation s’étendent, il sera beaucoup plus difficile de retrouver un CDI de même aloi que celui d’aujourd’hui, si par malheur on le perd. Recréer rapidement le plein-emploi, y compris dans des conditions moins avantageuses, ressemble à du « dumping social », mais c’est la meilleure offre pour tous. En revanche, il faut protéger le salarié (l’homme, dans sa dignité et ses conditions de vie) et pas l’emploi, qui n’est que la traduction par l’employeur des besoins qu’il anticipe via son carnet de commandes. Une manière de dénoncer le climat délétère qui s’est installé dans les relations employeurs- salariés : la  France 129e classée sur 139 en matière de perception des relations au travail ! Parmi les nombreux points à traiter pour améliorer la situation :                                                     – 1°) médiocrité de la formation professionnelle gérée par les partenaires sociaux, qui ne vise pas les bonnes catégories de salariés, distribue peu de formations diplômantes ou certifiantes, et absorbe tout de même 1,6 % du PIB, soit 32 milliards d’euros. Qualifiée d’usine à gaz, induisant des gaspillages dans la collecte et le financement, la formation professionnelle voit son rendement mis en cause.                                                                                                                                              – 2°) L’apprentissage : en 2013, 5,2 % des 15 – 24 ans étaient en apprentissage en France, contre 16 % en Allemagne.                                                                                          – 3°) La gestion de l’assurance chômage et du service public de l’emploi, (le recrutement via Le Bon Coin sidère notre Prix Nobel) et notamment une indemnisation beaucoup plus généreuse pour les hauts salaires que celle qui se pratique chez nos voisins.                                                                                                         – 4°) un calcul biaisé : la réduction et le partage de la durée du travail, fondés sur l’a priori que le nombre d’emplois est fixe. La meilleure preuve du contraire en est apportée par les pays qui ont choisi d’accepter des migrants en quantité significative.                                                                                                                             -5°) Un code du travail de 3200 pages, défiant même pour des  spécialistes du droit et des RH le principe de : « nul n’est censé ignorer la Loi ». Au–delà de  cette question de taille, il est devenu impossible de mesurer les effets (pervers) de telle ou telle mesure, son efficacité et son coût, puisque l’on ne parvient même pas à discerner l’ensemble des atténuations, exceptions et dispenses qui s’y appliquent.

Pour conclure, 4 axes : réduire l’endettement pour retrouver de la compétitivité et des marges de manœuvre, les migrants et le réchauffement climatique : lutter contre la pénurie d’emplois est une clé, et qui plus est si nous échouons contre le réchauffement, car les migrants climatiques de demain viendront s’ajouter aux réfugiés politiques, demandeurs d’asile ou simples migrants économiques d’aujourd’hui. Enfin, une réflexion sur les impacts du digital devient indispensable, car au droit du salarié d’aujourd’hui, viendront se substituer de nouveaux besoins de droit des actifs (micro-entrepreneurs, autoentrepreneurs, etc.)

  • L’Europe à la croisée des chemins. Rappel utile : l’Europe a été – et est encore – pour certains un symbole d’espoir, d’intégration politique et de réduction massive des inégalités entre ses membres. L’euro lui-même a traduit une volonté largement partagée d’intégration des peuples européens. Alors, comment sommes-nous passés de l’espoir au désenchantement ? Des besoins de réconciliation aux dangers du début (accession à la démocratie en Espagne, au Portugal, dans toute la zone-tampon de l’URSS, y compris la réunification de l’Allemagne), les fondateurs ont appris en marchant. N’avons-nous nous-mêmes pas changé au cours de ces 30 ans, alors que nous adressions des colis via La Croix-Rouge aux grévistes de Gdansk et portions des badges de Solidarnösc ?  Que d’exemples de démocraties rétablies pacifiquement grâce à la puissance tutélaire et bienveillante de l’Union ?                     Certes, la crise financière des années 2007 – 2008, les manipulations et truquages de comptes de la Banque Goldman & Sachs, et enfin, l’attitude de la Grèce elle-même n’ont pas rassuré l’Union sur la solidarité de ses membres, ni sur la solidité de sa monnaie. Mais enfin, il semble que cet épisode soit derrière nous, et les failles du Traité de Maastricht apparaissent maintenant clairement : il est contra-cyclique, limitant les dépenses d’intervention des états, au moment où ceux-ci ont le plus besoin de soutenir leur économie. Ce n’est pas son seul défaut, car faute de volonté d’avancer vers plus de fédéralisme, il se révèle très prudent sur les politiques d’harmonisation, qu’elle soit économique ou fiscale. Si nous, européens, souhaitons vivre sous le même toit, il nous faut réhabiliter cet idéal et rester unis autour de lui.
  • A quoi sert la finance ? Les bulles financières, crises économiques à répétition, Plans de redressement tels que le New Deal, le Plan Marshal ont permis d’analyser les différents facteurs d’accumulation, les risques insensés pris par certains secteurs, certaines banques (pensant ainsi se faire renflouer par l’état) ont conduit à une série d’accords internationaux connus sous les noms de Bâle I – Bâle II – Bâle III, actuellement en vigueur. Le lien entre transparence des risques, et obligation de détention des capitaux propres des banques est analysé ici : la doctrine des Banques centrales, le niveau de l’inflation attendue et les politiques de quantitative easing sont examinées ici, sous l’angle de leur origine dans la crise de 2007. Les mesures de sauvetage imposées, ou les conséquences du non-renflouement de Lehman Brothers, sont extrêmement révélatrices.  Elles sont détaillées finement dans le chapître suivant.
  • La crise financière de 2008. Du fait d’un excès de liquidités qui cherchaient à se placer, moyennant de forts rendements, la prospérité des années 2000 a généré une forte attente financière de montages complexes, (la titrisation de placements immobiliers) : pour développer ces placements à hauts rendements, il fallait d’abord attirer des ménages à revenus modestes vers des emprunts immobiliers. La prospérité étant là, il était facile de faire rêver à l’accès à la propriété : les emprunts à taux progressif (subprimes) ont été l’arme fatale. Appâtés par des taux très bas, les ménages se sont trouvés dans l’incapacité de rembourser les échéances quand celles-ci ont augmenté. La politique suivie alors par les banques a été d’expulser de façon massive les ménages insolvables, d’où une forte chute de la valeur des biens immobiliers. Pour être complet, il faut mentionner le rôle des Agences de notation, qui du fait qu’elles tiraient de forts revenus de cette activité, avaient tout intérêt à encourager la confiance dans les placements titrisés. Sommes-nous sûrs aujourd’hui de pouvoir prédire, et même prévenir ce type de crises ? Il faut évidemment rester humble, mais du moins les accords de Bâle ont permis de garantir la détention par les banques de fonds propres suffisants, et apporté la connaissance des mécanismes générateurs de la crise, ainsi que les concepts des renflouements. On sait donc aujourd’hui identifier un terrain favorable, ainsi que des zones d’ombre qui restent à réguler, comme par exemples le shadow-banking, et les accords de gré à gré, invisibles du régulateur, et qui masquent le niveau d’engagement réel.

Troisième partie : l’enjeu industriel

  • Politique de concurrence et politique industrielle. Nous abordons ici les différentes étapes de construction de la doctrine : depuis la théorie des monopoles naturels jusqu’à l’ordonnance de démantèlement d’ATT, (1984) et la séparation entre réseaux d’infrastructure (en France RTE, RFF, France Télécom) et la normalisation de l’ouverture des accès. Comment assurer une véritable concurrence en imposant des normes aux accès : pas question par exemple de créer 2 gares TGV à Paris à Lyon, pour instaurer 2 offres de service ? Et d’ailleurs, comment ferait le 2e opérateur pour proposer des correspondances depuis « sa » » gare ? Le cas de RTE, le transporteur d’électricité est différent : déjà interconnectés, les réseaux européens n’ont eu qu’à décliner cette pratique envers leurs distributeurs. Mais l’électricité ne se stocke pas, et les coûts de production sont très différents selon le type de centrale utilisée. D’où un « pilotage » fin de la ressource, faisant appel à de la prévision de consommation, et une connaissance fine des clients opérateurs. Bref, du marketing de grossiste. Pour bien diriger l’économie d’un pays, il est nécessaire de définir une politique industrielle. Invités à Toulouse, Dani Rodrick et Joe Stiglitz, économistes américains bien connus ont énoncé 7 recommandations : a) identifier la raison du dysfonctionnement des marchés pour mieux y répondre. b) utiliser une expertise indépendante et qualifiée pour sélectionner les projets et les récipiendaires de fonds publics. c)être attentif à l’offre et pas seulement à la demande. d) adopter une politique industrielle qui ne fausse pas la concurrence entre entreprises. e)évaluer ex post les résultats de cette politique, et prévoir dans tous les cas des clauses d’arrêt. f) associer fortement le secteur privé à la prise de risque g) comprendre l’évolution de nos économies.
  • Quand le digital modifie la chaîne de valeur. Nous sommes passés de la rareté de l’offre, liée à la lenteur des transports, à la pléthore de l’offre, puisque le marché est désormais celui de l’attention : (l’espace-cerveau disponible, selon l’heureuse expression de Jean-Marie Messier). Sont ici détaillés les modes de fonctionnement des plateformes bifaces, les fameux GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft. Les choix d’ouverture ou de fermeture se sont croisés, Apple et Microsoft opposaient un accès propriétaire à un réseau ouvert. La tendance est plutôt à l’ouverture : Windows et Androïd plutôt que Ios. Autre analyse : la très forte concentration de ces entreprises, due aux rendements d’échelle de l’effet réseau, (je suis sur Facebook parce que des « milliards » de gens y sont, j’ai un GSM avec qui je souhaite virtuellement communiquer avec le monde entier).
  • Economie numérique : les défis sociétaux. L’accès massif à l’information permet de réduire l’aléa moral, car il de plus en plus difficile de dissimuler un comportement « non-citoyen ». Autre nouveauté : l’économie numérique privilégie l’innovation, et de ce point de vue, les USA se sont taillé la part du lion, grâce à une politique de recherche ciblée sur les nouvelles technologies. Il faut maintenant anticiper ce que deviendra le salariat, en fonction bien sûr des capacités accrues des machines à se substituer à l’homme pour les tâches répétitives, mais en plus du « machine learning », la capacité de l’ordinateur à apprendre de ses propres expériences. En 2016, un ordinateur a battu le champion du monde de Go, il avait fallu 60 ans pour parvenir à ce résultat aux échecs. Le numérique est une opportunité pour notre société, mais aussi une source de nouveaux dangers : confiance, propriété des données, diffusion du progrès technologique, solidarité, emploi, fiscalité sont autant de défis pour l’économie du bien commun.
  • Innovation et propriété industrielle. Il question ici de la politique de R&D, publique ou privée, mais aussi des enseignements à tirer de l’Open source, et des raisons du succès du modèle « libre ». Lorsque la navigation était payante sur le Rhin, s’étaient installés près de 40 points de péage ; du coup, le commerce demeurait réduit aux seules personnes allant au terminus. A travers une politique équilibrée de protections et de brevets, il s’agit de trouver un équilibre entre les droits de l’inventeur et le développement de l’économie.
  • La régulation sectorielle. Nous l’avons vu, les grands monopoles ont quasiment tous disparu, au profit d’entreprises du secteur, qui se sont maintenues ou développées grâce à leur savoir-faire. Qu’elles soient du domaine public ou non, ces entreprises doivent être responsabilisées sur leur performance, leur efficacité, leur innovation, et ceci quels que soient leurs marchés, (entreprises ou particuliers), mais aussi leurs contraintes de production. Bien entendu, l’entreprise connaît mieux que quiconque sa structure de coûts : les systèmes de price cap qui ont été développés présentent le risque de réduire la maintenance pour faire des économies, d’où un risque pour les usagers. Il faut donc que régulateur dispose d’une expertise solide, (d’où l’apparition d’organes de régulation indépendants dédiés) mais définisse des modes d’incitation « non intrusifs », qui laisse le choix des solutions à retenir pour respecter un contrat-cadre global Objectifs-Moyens. Cette régulation est encore perfectible, mais les progrès accomplis sont encourageants.

 

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