L’IKIGAI, un art de vivre.

La scène se passe dans un parc à Tokyo. Deux amis conversent sur le sens de leur vie et l’étonnante longévité des japonais. Un mot est alors échangé : Ikigaï, qui signifie littéralement « la joie d’être toujours occupé ». Pour les japonais, nous possédons tous un Ikigaï, une raison d’exister, qui nous pousse à nous lever chaque matin, et à être acteurs de notre vie.

De ce constat va naître une passionnante enquête sur ce « moteur existentiel » : comment les super-centenaires d’Okinawa (110 ans et plus) définissent-ils leur Ikigaï et en quoi les guide-t-il au quotidien ? Quelles habitudes adopter pour mieux vivre ?

Les auteurs  : Hector Garcia est un expert de la culture japonaise. Cela fait plus de 12 ans qu’il vit au Pays du Soleil Levant. Il est également l’auteur de l’ouvrage « Un geek au Japon ».

Francesc Mirales est écrivain et journaliste, spécialisé en psychologie et en spiritualité. Il écrit également des ouvrages de fiction : « Le plus bel endroit du monde est ici ». « L’amour en minuscules ».

Pour être franc, les records de longévité des Okinawiens n’étaient pas le coeur de notre sujet, mais plutôt la recherche d’une harmonie entre ce que nous aimons faire, ce que nous voulons faire, ce pourquoi nous sommes doués et ce que le monde attend de nous. Il est en effet plus satisfaisant et commode : 1°) d’aimer ce que l’on fait, 2°) d’être doué pour le faire, 3°) d’être payé et 4°) reconnu pour le faire. C’est même le profil idéal d’une personne en recherche d’emploi, et qui plus est, elle n’y restera pas longtemps.

Comment mener cette quête ? Par la logothérapie, on recherche le pourquoi de sa frustration existentielle, le ressenti de vide et de manque de sens. L’individu qui affronte ses problèmes et transforme ses objectifs en activités regarde en arrière avec sérénité, en raison des expériences de vie qu’il a connues, et n’a pas à envier la jeunesse de  ceux qui la possèdent encore.

A l’opposé de la frustration, il convient d’identifier les situations de plénitude : être à l’aise dans ce que l’on fait, totalement concentré et mobilisé, et sachant exactement quoi faire au moment présent. Pour définir cette sensation, le terme utilisé est « le flow », le flux qui symbolise l’ensemble des interactions qui mobilisent tout l’organisme.

« Le Flow est l’état des personnes absorbées par une activité qui seule semble importer, et qui ignorent totalement leur environnement en appréciant la tâche à accomplir, tout en éprouvant du plaisir en le faisant ». La plupart des athlètes, joueurs d’échecs ou ingénieurs se consacrent à des activités qui les font entrer en état de flow. Plus curieux encore : dans le monde entier, on décrit l’état de flow dans les mêmes termes.

Pour vous aider à naviguer sur ces eaux incertaines, quelques clés :

1°) une fois que vous aurez trouvé votre Ikigaï, vous vous battrez pour le conserver. « Le bonheur est toujours décidé par ton coeur ».

2°) recherchez des situations de robustesse : pas de risques inconsidérés, mais au contraire des risques répartis « pas tous ses oeufs dans le même panier ».

3°) ne prenez jamais votre retraite, restez toujours actif. Il est important de continuer à faire des choses de valeur, à avancer, à apporter de la beauté ou à se rendre  utile, en aidant forme à notre petit monde.

4°) Prenez les choses calmement. La hâte est inversement proportionnelle à la qualité de la vie. Quand nous laissons les urgences derrière nous, le temps et la vie acquièrent une nouvelle signification.

5°) Entourez-vous de bons amis. Ils sont le meilleur élixir pour chasser les préoccupations par une bonne discussion, raconter et écouter des anecdotes, échanger des conseils, partager, rêver. Vivre, en somme.

6°) Souriez. Une attitude affable procure des amis et détend la personne elle-même. Certes, il existe des choses qui vont mal, mais c’est un privilège de se trouver ici et maintenant dans un monde plein de possibilités.

7°) Reconnectez-vous avec la nature. Nous avons besoin d’y revenir régulièrement pour recharger les piles de notre âme.

8°) Remerciez. Pour tout ce qui illumine votre quotidien et vous rend heureux d’être en vie. En y consacrant chaque jour un moment, vous augmenterez votre capital bonheur.

9°) Vivez l’instant. Cessez de vous lamenter sur le passé et de redouter l’avenir. Tout ce que vous avez est aujourd’hui. Faites-en la meilleure utilisation possible pour que cela mérite de s’en souvenir.

10 °) Suivez votre Ikigaï. Il y a en vous une passion, un talent unique qui donne du sens à vos journées et vous pousse à donner le meilleur de vous-même jusqu’à la fin. Si vous ne l’avez pas encore trouvé, c’est votre prochaine mission.

Conclusion : comment concilier cette « introspection » avec le travail que nous menons actuellement (AEC) sur la finalisation du projet professionnel ? Une fois de plus, la dimension collective et collaborative est un levier majeur : l’estime de soi s’alimente du regard des autres, de leur bienveillance.  Les techniques de « l’autobiographie raisonnée » sont une manière de dégager une synthèse de la nature profonde de nos aspirations et de nos talents. Alors, on s’y met quand ?

L’Ours.

 

 

 

 

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