Les aides à l’embauche.

Pour inverser la courbe du chômage tellement attendue, les crédits de formation constitue « l’arme fatale » permettant d’actualiser les qualifications bousculées par vingt ans d’innovations digitales. Aussi le résumé fourni par le site « Estjob » arrive à point nommé, il fournira à chacun une série de pistes pour sa professionnalisation.

Les aides à l’embauche

Ces aides à l’embauche concernent principalement les jeunes, diplômés ou non. Mais qu’en est-il des seniors ? Deux après l’entrée en application de la loi en faveur de l’emploi des seniors, les résultats ne sont pas à la hauteur. Le taux d’emploi des seniors n’a que légèrement progressé, à 40,9%.

Et avec la crise, le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a bondi de 15,6% depuis un an, avec plus de 835.000 seniors aujourd’hui sans emploi.

Les aides supprimées depuis le 1er janvier 2012

Malgré ce contexte difficile, une série de mesures entrées en application au 1er janvier pénalisent les seniors. A commencer par la disparition de la dispense de recherche d’emploi (DRE) depuis le 1er janvier 2012.

> Fin de la dispense de recherche d’emploi

Créé en 1984, ce dispositif s’adressait aux chômeurs de plus de 57 ans et demi (55 ans pour ceux justifiant de 160 trimestres de cotisation à l’assurance vieillesse). Il leur permettait d’attendre la retraite sans avoir à chercher du travail. Avantage : ils n’étaient pas comptabilisés dans les statistiques officielles. Actuellement, 165.000 personnes sont concernées et continueront à en bénéficier. Mais les nouveaux inscrits ne pourront plus en profiter et devront s’efforcer de chercher un job activement. A défaut, ou s’ils refusent les fameuses trois offres « raisonnables » d’emploi, ils seront passibles de radiation.

> Allocation pour les + de 60 ans en fin de droits

L’Allocation équivalent retraite (AER) est supprimée depuis le 1er janvier. Elle est remplacée par l’Allocation transitoire de solidarité (ATS). D’un montant de 1.000 euros par mois maximum, cette aide constitue un revenu de remplacement pour les chômeurs de plus de 60 ans en fin de droits, pouvant prétendre à une retraite à taux plein mais n’ayant pas atteint l’âge légal de départ à la retraite. Objectif : compenser les effets de la réforme des retraites pour ceux nés entre le 1er juillet 1951 et le 31 décembre 1953. Cette allocation est attribuée sur condition de ressources (1.592,64 €/mois pour une personne seule et 2.289,42 € pour un couple).

Les dispositifs pour encourager l’embauche des plus de 45 ans

Quelques dispositifs sont censés inciter les employeurs à embaucher les chômeurs de plus de 45 ans. Mais ces contrats restent souvent précaires et peu rémunérés.

> Un « CDD senior » pour les plus de 57 ans

Les + de 57 ans au chômage depuis plus de 3 mois ou bénéficiant d’une convention de reclassement personnalisée sont concernés par ce CDD. Seule différence avec le CDD classique : sa durée maximale est portée à 36 mois contre 18 mois.

> Une aide forfaitaire à l’employeur (AFE)

Ce coup de pouce financier est versé par Pôle emploi. L’entreprise qui embauche un chômeur de plus de 45 ans en contrat de professionnalisation, à durée déterminée ou indéterminée depuis le 1er mars 2011 peut obtenir 2.000 euros. Cette mesure a été prolongée jusqu’en juin 2012. Elle peut être cumulée avec une exonération de cotisations à la sécurité sociale.

Les aides en vigueur pour les demandeurs d’emploi de 50 ans et +

Au-delà de 50 ans, les demandeurs d’emploi bénéficient de conditions d’indemnisation particulières.

> Trois années d’indemnisation pour les plus de 50 ans

Les plus de 50 ans ont droit à trois années d’indemnités chômage (36,5 mois contre 24 pour les autres), à condition d’avoir travaillé au moins 27 mois au cours des 36 derniers mois précédant la fin de leur contrat de travail.

> Une indemnisation jusqu’à 65 ans pour les 60 ans et +

Les chômeurs de 60 ans et plus peuvent prétendre aux allocations chômage jusqu’à 65 ans, s’ils ne totalisent pas 160 trimestres pour obtenir une pension de retraite à taux plein. Pour y prétendre, il faut justifier de 12 ans de cotisations au régime d’assurance chômage, 100 trimestres validés pour l’assurance vieillesse, une année continue ou deux années discontinues d’affiliation dans une ou plusieurs entreprises au cours des 5 années précédant la fin du contrat de travail.

> Cumul chômage et activité réduite

Les quinquas peuvent cumuler une activité de 110 heures par mois maximum dont la rémunération n’excède pas 70% du salaire mensuel sans limitation de durée, alors que celle-ci est limitée à 15 mois pour les autres.

> Aide différentielle au reclassement

Les 50 ans et plus bénéficient d’une aide au reclassement, s’ils acceptent un emploi dont la rémunération est inférieure de 15% à leur précédent poste. Attention, ces sommes sont déduites de leurs droits aux allocations chômage.

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