Éditorial.

Retour en mode « croisière » pour BCN après le Salon du Bien Vieillir ; cela ne va pas durer. En effet, la deuxième quinzaine d’avril va comporter au moins 3 dates importantes.

Première date : rencontre avec la Direction Régionale de Pôle Emploi – Partenariats et Stratégie, le jeudi 12 Avril à 14 heures.

Seconde date : Plénière N°101, le 19 avril à 18 heures à la Maison des  Associations, 2 rue des Corroyeurs à Dijon.

Troisième date : le mardi 24 avril de 16 à 18 heures à la Maison des  Associations, 2 rue des Corroyeurs à Dijon.

Et enfin, à l’attention de nos amies des « LL des papillons », cette réunion annoncée pour le « jeudi 13 Avril » par l’EST RÉPUBLICAIN, organisée par la Société Malakoff- Médéric à l’Hôtel Ibis Styles de Besançon, à ceci près que – pas de chance – le jeudi 13/04 tombe … un vendredi ! Comme quoi, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas : même les planificateurs ont des faiblesses  !

L’Ours.

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Une centième bien en vue !

… Et cela grâce à vous tous : je pense à tous ceux qui nous ont conduits jusqu’ici, et dont la liste retiendra les Franck, Olivier, Willy, Francis, Claire, France, Pascale, Isabelle, Sonia, Virginie… évocation non exhaustive des fondateurs-animateurs du BCN 1.0, celui de 2012, dont nous sommes aujourd’hui les héritiers.

Ah, nous avons bien changé ! Depuis le passage en BCN 2.0, la création de l’association, le chemin n’a pas toujours été simple, mais nous creusons notre sillon, et cela commence à se voir, à se savoir. C’est vrai, comme tout autour de nous devient chaque jour plus agile, plus communiquant, plus digital, nous évoluons, nous devenons plus attentifs, plus humains, plus bienveillants.

Le temps viendra de tirer les bilans de ce parcours, de juger si nous avons raison de « mener ainsi la barque », mais pour l’heure, savourons l’instant, le jalon ; le hasard (la chance ?) a voulu que la 100e tombe au milieu du salon du Bien Vieillir, merci à tous ceux, élus, adhérents, sympathisants, futurs bénévoles venus nous saluer et trinquer avec nous !

Et maintenant, place au théâtre ! Bientôt sur scène, « Un emploi nommé désir », mais chut, on vous en dira plus très bientôt…

Le bureau.

 

Éditorial : la centième !

Pour beaucoup d’entre vous, lecteurs, adhérents, sympathisants, revenants, je me souviens des quelques mots échangés : les mots qui reviennent sont l’urgence, le désarroi, l’isolement… D’entrée, la question de l’utilité de BCN, l’association qui s’adresse aux demandeurs d’emploi cadres, experts, créateurs, au-delà du nom, a cessé de se poser. En revanche, qui aurait imaginé, parmi les fondateurs, qu’une réunion plénière porterait un jour le N° 100 ?

Du collectif de parole « hébergé » par l’APEC, nous avons gardé quelques belles traditions : la première, c’est l’accueil bienveillant, en effet, chacun peut « passer la porte » écouter, sentir… et choisir ensuite de rester ! Notre première offre est en libre-service, sur l’étagère : l’acte d’adhésion, qui ouvre l’accès au soutien, aux conseils, aux ateliers, est la résultante d’un choix, d’une décision, et c’est ce que nous voulons.

Deuxième composante : l’engagement de confidentialité. De plus en plus nombreux sont nos adhérents se trouvent en recherche « d’un meilleur emploi » : il serait donc délicat de diffuser des informations non maîtrisées par les intéressés eux-mêmes. La règle de la confidentialité s’est imposée très tôt, elle a été codifiée dans notre charte, et peu modifiée depuis 2015. Elle contribue à « la bienveillance » du groupe.

De Bourgogne Cadres Net à Bourgogne Collaborative Network, la continuité est évidente, l’association créée en Avril 2015 voulait conserver toutes les avancées obtenues en interne, au sein du groupe, tout en développant les leviers externes d’action offerts par l’acquisition de la personnalité morale. Y avons-nous réussi ? A tout le moins, nous sommes désormais écoutés, entendus, parfois compris et soutenus.

En ce premier trimestre 2018, BCN déploie de nombreuses activités, seule ou en partenariat avec d’autres groupements ou associations : SNC bien sûr, GECKO, EGEE, d’autres viendront. Laurent Grandguillaume avait insisté sur la nécessaire mutualisation des moyens en mai 2016, lors du séminaire des Associations. Nous espérons développer une « troisième étape » dans notre calendrier annuel :

  • le Salon du Bien Vieillir (ici-même).
  • le « Café-Zèbres », alias « Un emploi nommé désir », vers la mi-juin.
  • le Grand Déj’,  où nous avons trouvé nos marques.

Aussi, pour finir, cette réflexion sur l’ADN de cette « Auberge Espagnole » que nous sommes devenus : nous pensons ici que le Menu Collaboratif est la meilleure recette, une autre manière de dire, « aide-toi, le Ciel t’aidera ». En mettant toutes nos compétences et nos talents en commun, nous ouvrons des voies, des brèches, des perspectives. Comme dirait Maxime Le Forestier, voilà une chienne d’idée… qui n’est pas près de s’arrêter !

Bon Salon !

L’Ours.

 

Formation professionnelle. 500 euros par an pour chaque salarié.

Paris (AFP)

Muriel Pénicaud a annoncé lundi que chaque salarié disposerait de 500 euros par an pour se former, à la place de l’actuel compte en heures, et que la collecte des fonds serait dorénavant assurée par les Urssaf, un « big bang », qui risque de fâcher les partenaires sociaux.

« Une bataille mondiale de la compétence est engagée » et il ne faut pas « réformer à la marge », a déclaré la ministre lors de la présentation de la réforme sur la formation professionnelle devant la presse.

Elle s’inscrit dans un projet de loi, contenant aussi des volets « apprentissage » et « assurance chômage », qui doit être présenté en conseil des ministres mi-avril.
Le volet « formation professionnelle » s’appuie « largement » sur l’accord conclu le 22 février par les syndicats et le patronat, que la ministre du Travail a salué.
Ce texte, âprement négocié pendant trois mois, contient, entre autres, un renforcement du compte personnel de formation (CPF). Les partenaires sociaux avaient décidé une augmentation des heures, le gouvernement a retenu l’idée d’augmenter les droits à la formation mais a apporté une modification importante: le CPF va passer en euros.

« Les euros sont beaucoup plus concrets et lisibles pour chacun », a expliqué Mme Pénicaud, au grand dam des syndicats et du patronat, pour qui une comptabilisation en euros entraînera une inflation des coûts de formation et une baisse des droits.
Avec la réforme, les salariés disposeront sur leur compte de 500 euros par an, plafonnés à 5.000 euros. Les personnes sans qualification auront 800 euros, avec un plafonnement à 8.000. « Pour les salariés en CDD, le compte sera crédité au prorata temporis », a ajouté Mme Pénicaud.

Création de l’agence France compétences

Autre changement de taille: les sommes destinées à la formation seront collectées par les Urssaf. Il s’agit d’une contribution totale de 1% pour les entreprises de plus de 11 salariés et de 0,55% pour celles de moins de 10. Les Urssaf transfèreront ces sommes à la Caisse des dépôts. Actuellement, la collecte est réalisée par les organismes paritaires collecteurs agréés (Opca).
Ces derniers seront transformés en « Opérateurs de compétences », des structures qui seront chargées, notamment, de financer les centres de formation d’apprentis (CFA). Dans leur accord, syndicats et patronat souhaitaient que les Opca continuent de collecter les fonds, dans un souci « d’efficacité et de visibilité ».

Dimanche dans une tribune au Journal Du Dimanche, le président du Medef Pierre Gattaz avait jugé nécessaire de « réformer » les Opca et de les « pousser à être plus efficaces » mais en s’opposant à l’idée de « les supprimer ».

En outre, une agence nationale, baptisée « France compétences », sera créée et gérée par l’Etat, les organisations patronales et syndicales, et les Régions. Parmi ses missions, la régulation des prix des formations, afin que les coûts « ne dérivent pas ».
La ministre du Travail avait salué dans l’accord du 22 février une « très grande avancée pour développer les droits individuels des salariés et demandeurs d’emploi ».

Mais pour la ministre, le compte n’y était pas sur la remise à plat du système, d’une « complexité inouïe ». Elle avait promis de s’attaquer à la « tuyauterie » et ni plus ni moins qu’un « big bang ».
Cette annonce choc a braqué syndicats et patronat. « Mme la ministre devrait faire attention que son big bang ne lui revienne pas comme un boomerang », a prévenu Michel Beaugas (FO).
« Attention » à ne pas se mettre « davantage à travailler sur la tuyauterie que sur le réel des gens », a mis en garde samedi Laurent Berger (CFDT).

La formation professionnelle coûte chaque année environ 25 milliards d’euros. Les entreprises, dont les dépenses directes ne sont pas prises en compte dans ce total, en sont, malgré tout, les premiers financeurs.

 

Répondre à la question : « Pourquoi voulez-vous quitter votre entreprise ? »

Les RH sont unanimes, la question « pourquoi souhaitez-vous quitter votre job »,  – devenue incontournable lors d’entretiens d’embauche – est une des plus délicates. Alors autant y réfléchir sérieusement en amont, au risque de voir le job de vos rêves vous passer sous le nez. Pour vous éviter de mettre les pieds dans le plat, des experts vous offrent des pistes de réflexion ! Écoutez-les … sans modération.

Aucune perspective d’évolution, relations difficiles avec votre manager, sentiment d’avoir fait le tour de vos fonctions… c’est décidé, vous voulez « bouger », changer de job et d’entreprise et commencer une nouvelle vie professionnelle. « Et vous avez raison. Aujourd’hui les parcours professionnels comportent de manière évidente plusieurs postes dans des entreprises diverses car aucune d’entre-elle ne promet un job à vie » commente Gontran Lejeune, Directeur général du cabinet de recrutement Bienfait & Associés.

Du coup, autant mettre toutes les chances de votre côté, en vous préparant aux incontournables questions que vous poseront vos futurs recruteurs. Et notamment celle qui fait figure de marronnier : « Pourquoi souhaitez-vous quitter votre entreprise actuelle ? ».

Commentaire de Marie-Céline Terré fondatrice de l’agence de communication Ozinfos. « Cette question s’avère être particulièrement dangereuse si la réponse ne convient pas au recruteur, et peut vous ternir à jamais vos chances de décrocher le job tant convoité »

Alors petit conseil d’ami, mieux vaut préparer vos arguments avec sérieux. Y réfléchir vous permettra, non seulement de faire un vrai travail sur vous, de mieux identifier vos motivations du moment et vos limites, en toute franchise. Mais attention ! Toute vérité n’est pas bonne à dire.

Anthony, consultant dans une agence de communication, en sait quelque chose. « Après six mois passés dans une agence, je souhaitais déjà la quitter. J’avais du mal à définir le contour de mon poste, le management était quasi-inexistant, pourtant à l’embauche ma feuille de route me semblait clair. Mais au final, les tâches qui m’incombaient étaient très éloignées du cahier des charges initial. Malheureux, je me suis remis en recherche active. En quelques semaines je décrochais un entretien dans une structure semblable. Tout se passait bien, jusqu’à la question meurtrière : « pourquoi souhaitez-vous quitter votre poste actuel » ? Sans réfléchir, je déblatère : mon entreprise va à vau-l’eau, il s’y trouve beaucoup d’incompétents, je n’étais pas heureux. » Sans grande surprise, Anthony n’a pas décroché le poste.

Du doigté …

Moralité, lorsque que vous expliquez pourquoi vous voulez voir ailleurs si l’herbe est plus verte et le café plus sucré, éviter de dire du mal de la société dans laquelle vous êtes en poste ou que vous venez tout juste de quitter. Gontran Lejeune enfonce le clou. « La règle d’or est de ne jamais critiquer son ancien employeur car le recruteur estimera que les risques de reproduire ce comportement négatif dans le prochain poste sont trop grands ». Et d’ajouter : « dans le cas d’un conflit direct avec son employeur, il est donc préférable de gérer son départ sur le plan juridique avant même de chercher un autre emploi. C’est une preuve d’honnêteté.

Et si vous avez été licencié pour faute ou si vous partez pour des raisons personnelles, évitez de donner trop de détails. Vous risquez de vous mettre dans une situation embarrassante.

… à de la positive-attitude

Vous l’aurez compris, la deuxième règle d’or est d’être POSITIF :

« Vouloir changer d’entreprise reste, dans le contexte économique actuel, une démarche courageuse. En voulant sortir de sa zone de confort, le candidat prouve qu’il est acteur de sa carrière, décrypte Marie-Céline Terré. Et ce désir de changement traduit une certaine forme d’honnêteté tant  vis-à-vis de l’entreprise que de vous-même ». Une façon de dire : puisque je ne n’apporte plus rien à l’entreprise et que celle-ci ne m’offre plus aucune perspective, alors rompons le contrat.

« Que le candidat se rassure, insiste Denis Jacquet, président de l’Observatoire de l’Ubérisation et fondateur d’Edufactory, les recruteurs restent sensibles au besoin de nouveaux challenges, d’avoir envie de plus d’autonomie, de découvrir un nouveau secteur d’activité, d’avoir de nouvelles responsabilités, ou encore tout simplement à l’envie d’augmenter son salaire.

Quelques soient vos motivations, il vous faudra toujours argumenter, donner des exemples concrets de projets réalisés et expliquer ce qui représente un frein dans votre carrière. Faites alors un parallèle avec le poste que vous convoitez en trouvant des éléments qui correspondent à vos nouvelles envies.

Vous pouvez ainsi glisser vers votre projet professionnel et pourquoi vous souhaitez obtenir le poste et rejoindre l’entreprise. « Par exemple, le candidat peut indiquer au recruteur que dans l’entreprise actuelle il n’a pas la possibilité d’utiliser certaines de ses compétences mais que le poste à pourvoir lui permettra de les mettre à profit » encourage Gontran Lejeune. Ou si vous travaillez dans une entreprise au mode de management verticale, et souhaitez travailler en mode collaboratif, mettez en avant l’organisation matricielle qui caractérise l’entreprise qui vous reçoit. Tout cela justifiera votre envie de départ !

Météojob, le 26 février 2018

A 40 ans, penser à sa seconde carrière.

Cet entretien avec le démographe et historien Hervé Le Bras, paru dimanche dernier dans le Bien Public, méritait sans doute plus d’intérêt : ce démographe, chercheur émérite à l’ INED, directeur de recherche à l’école des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, apporte un éclairage pénétrant sur les rapports entre la société française et le chômage.

Pourquoi le chômage baisse-t-il chez nous moins vite que chez nos voisins ?

  • la hausse du chômage est directement liée à la démographie. La première raison est simple : la France a depuis de nombreuses années, une démographie plus forte que les autres pays européens. Une génération, c’est 750.000 à 800.000 personnes, et malgré de nombreux départs à la retraite, le marché a du mal à l’absorber.
  • autre facteur sociodémographique : en France, beaucoup de couples travaillent à temps plein. En Suède, 92 % des femmes travaillent, mais 25 % à temps partiel. En Europe du Sud, les taux de travail féminin sont historiquement plus faibles, et le recours au travail à temps partiel traditionnellement plus fréquent du fait d’activités saisonnières.

Du coup, le chômage des jeunes est plus élevé chez nous ?

  • La démographie n’est pas la seule raison pour laquelle les jeunes Français entrent très tard sur le marché du travail. A 29 ans, le taux de chômage est encore supérieur au taux global.  En Suède, à 25 ans, il ne l’est déjà plus. Au phénomène démographique, s’ajoutent deux autres éléments : des jeunes postulent sur le marché du travail sans la formation adéquate pour s’y intégrer et l’économie crée moins vite de l’emploi.

La France a aussi un gros souci de chômage des seniors…

  • La Suède a par exemple su reconvertir vers l’électronique et l’informatique des salariés de secteurs d’activité que l’on savait sans avenir (textile). C’est difficile d’entrer dans une seconde carrière quand on ne s’y est pas formé pendant les années qui ont précédé, qu’on n’a pas fait évoluer sa qualification. Les évolutions ou changements de métiers ne sont pas suffisamment anticipés, notamment pour les personnes peu qualifiées, alors que tous les « big data » (tableaux de bord) nous indiquent avec bon sens que les postes de manutentionnaires seront moins nombreux, et les postes d’informaticiens plus nombreux dans 10 ans.

Les Français aspirent à quitter le travail tôt, au vu du nombre élevé de salariés licenciés après 57 ans, ce qui cache des préretraites ?

  • La formation est l’enjeu central pour prolonger la durée de vie active.  Ce n’est pas à 60 ans que l’on va acquérir les compétences nécessaires pour changer de métier ou évoluer dans une activité en grande mutation.  Les études montrent que la formation professionnelle produit peu d’impact entre 50 et 60 ans, alors que chez les travailleurs de 40 à 50 ans, elle est au contraire très efficace.
  • Avant de toucher aux lois sur les retraites, c’est en préparant les travailleurs de cette tranche d’âge à une seconde carrière que l’on évitera le chômage des seniors et qu’on reculera l’âge effectif de la retraite. A 40 an,s on doit penser seconde carrière dans sa profession ou en dehors. Cela n’empêche pas de revoir un système de retraite hérité de 1945 et fondé sur une universalité qui n’a plus de sens.

La démographie du chômage raconte aussi la fracture territoriale ?

Sur l’Atlas des inégalités, on distingue deux zones où le chômage est élevé : l’une au nord d’une ligne Le Havre -Belfort, l’autre sur la bordure méditerranéenne. La moyenne du chômage dans les cantons du grand Ouest tourne à 6 – 7 % quand dans l’Hérault, elle atteint 15 %. La mondialisation a bien créé  des fractures territoriales, mais il faut les regarder à l’intérieur des régions, des départements, des métropoles et se garder de visions caricaturales entre favorisés et défavorisés.

Métropoles et territoires attractifs : vous réfutez les anciens clivages ?

Globalement, les métropoles  attirent l’activité même si le télétravail qui attire de nouveaux « néoruraux » à la campagne change la donne.  Mais le chômage est plus fort dans les métropoles que dans les zones rurales parce que les migrations se font vers le marché de l’emploi. Bordeaux est enviée et vantée pour son dynamisme, son attractivité, pourtant le chômage y est au-dessus de la moyenne (NDLR: 10,3 % contre 9,4 %). L’ex-Languedoc-Roussillon est la région qui gagne le plus d’habitants et elle est aussi la plus touchée par le chômage. Beaucoup de ses nouveaux habitants y débarquent sans un emploi. La réalité des fractures territoriales est plus complexe qu’une France coupée en deux. Gardons-nous de conclusions caricaturales et tranchées.

Régionaliser la politique de formation et d’emploi ?

La dernière réforme territoriale a fait de premiers pas pour se rapprocher du terrain, mais les échelles sont encore trop larges. La réponse aux questions d’emploi ne peut pas être la même à Biarritz qu’à Niort, en Nouvelle-Aquitaine, en Alsace que dans les Ardennes dans le Grand-Est. Ce n’est pas une question de taille et le département peut rester une échelle pertinente. Chez nos voisins allemands, de petits Länder (régions) comme la Sarre créent de l’activité, gagnent de la population. En Rhénanie-Westphalie avec 21 millions d’habitants, les résultats sont moins bons.

Propos recueillis par Pascal Jalabert.

Hervé le Bras : 74 ans, a publié : Le mystère français (Seuil, 2013 avec Emmanuel Todd ; l’Atlas des Inégalités (Autrement, 2014) ; Le Pari du FN (Autrement, 2015); l’Anatomie Sociale de la France (Robert Laffont, 2016).

S’est opposé avec d’autres chercheurs à la mise en place de statistiques ethniques en France.

 

 

 

 

 

 

 

 

Décollage !

Ce mercredi 7 février, nous lançons un projet extrêmement innovant et motivant : il s’agit, vous l’avez compris de la manifestation du 15 Juin 2018, intitulée « Un emploi nommé désir ».

Autour d’une pièce de théâtre, il s’agit de faire vivre, ressentir et partager toutes les émotions, les doutes et les remises en question vécues par les demandeurs d’emploi. Créer un événement joyeux, festif et créatif aurait pu être un objectif en soi, et se satisfaire à lui tout seul : mais ce n’est pas tout, nous voulons marquer les esprits, « débloquer » les situations, faire se rencontrer les gens, recruteurs, demandeurs, entreprises , collectivités, organismes qui oeuvrent dans le domaine de l’Emploi.

Comprenons-nous bien : c’est un chantier qui démarre. Il ne s’agit pas de donner d’avance tous les détails, mais de rendre compte de la méthode : comment comptons-nous nous y prendre ? Avec qui ? Qui peut se joindre à nous ?

A ce jour, Solidarités Nouvelles face au Chômage, (les 2 groupes de Dijon) le Gecko, qui promeut le travail des cadres à temps partagé, BCN et le MEDEF se sont positionnées pour coordonner l’événement :

  • plusieurs commissions démarrent dès aujourd’hui, le financement (crowdfunding), avec l’appui technique du Pôle Économie Sociale et Solidaire, la communication qui aura bien sûr un rôle crucial, compte tenu de l’ambition que nous nous sommes fixée.
  • autre point essentiel : le travail des commissions est une pièce décisive du puzzle, mais il sera orienté par un pilotage pluriel, pour garder en ligne de mire les objectifs initiaux , et au besoin les faire évoluer au cours de ces quatre mois.

Fidèles à nos traditions d’écoute et d’accueil bienveillant, nous avons validé le principe d’impliquer d’autres partenaires légitimes, tels que Pôle-Emploi, l’APEC, Créativ’ : l’expérience du Café-Zèbres 2017 a montré que tous ces acteurs savent fonctionner en bonne intelligence, et c’est le pari que nous faisons pour cette 2e saison ! Bon vent donc à tous nos zèbres bénévoles, bienvenue à ceux qui nous rejoindront, et merci à ceux qui nous ont d’ores et déjà fait confiance !

Les animateurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Édito : La plénière N°98.

Une douzaine de participants à cette plénière : nous souhaitons la bienvenue à Claire Chaduc, dont nous avions fait la connaissance le 1er décembre, lors de la réunion Mut’Elles sur le burnout. Après une formation dans le domaine de la gestion des entreprises culturelles et artistiques, Claire s’engage dans la même formation qu’avaient suivie Céline et Malika, le Master 2 de Gestion des Entreprises de l’ESS.

Parmi les grands sujets à l’ordre du jour : la rencontre très cordiale avec l’ADIE, 9 rue Edouard Herriot à Chenôve ; Claude Loffet, le Directeur, nous propose de recevoir BCN pour sa 100e, le 22 Mars 2018 dans sa belle salle de réunion. Qui inviter ? Quel côté festif imaginer, faisant appel à nos partenaires ? Il nous reste 2 mois : idée : inviter Thomas, qui nous suit toujours, après sa reconversion réussie.

Suite des Zèbres de 2017, le partenariat SNC – BCN redémarre : de nombreux participants ayant regretté l’absence de plan d’action concret à la suite des rencontres pour l’Emploi de Montmuzard, la 2e session partira justement d’une action concrète ! Pour la découvrir, consultez : « Un emploi nommé désir » sur votre Google préféré. Un dossier spécifique a été déposé à la Ville de Dijon, il se doublera d’une démarche de crowdfunding. SNC et BCN vont fonctionner au moyen de commissions de 4 personnes : la proposition est faite à Claire de rejoindre cette commission, car c’est un domaine qu’elle connaît bien, et son insertion serait d’autant facilitée. Les 3 autres membres sont : Malika, Nadine et Gilles.

Le rythme des réunions : toutes les 2 semaines, le lundi soir à 18 h à Urbanalys, 4 rue du Pont des Tanneries. Claude et Antoine se mobilisent pour trouver des partenaires. (Gecko, Medef, Pôle Emploi, Créativ, Vitagora…).

Le Tour des Activités de BCN :  le premier atelier de Joyce intitulé « Oups, … je crois bien que je m’aime » arrive bientôt à son terme. Après en avoir expliqué le contenu, nous convenons de réunir à nouveau 6 participants, à soumettre à Joyce pour un 2e atelier.  Joyce étant membre du bureau en tant que partenaire, elle pourra proposer de concilier les horaires de ce nouvel atelier avec l’activité de son entreprise.

AEC : sur proposition de Danièle, la signification de l’acronyme devient « Action Emploi Compétences ». Concernant la progression pédagogique, le mois de janvier avait permis de faire une « pause » en réactivant la rédaction des fiches marketing. Selon la décision de la ville à propos de la subvention « Services Civiques », on repart sur le contenu classique des formations, entretiens ou directement sur les modules Internet (2 sessions minimum). Nos produits-phare : l’outil public Emploi Store (voir ci-dessous le § consacré à Pôle Emploi) et les job-boards, la connaissance des réseaux sociaux dédiés.

Les Power Angels :  Hélène et Christine continuent à fourbir leurs armes : l’inscription à ce week-end est en marche. L’ouverture et la composition des équipes auront lieu le vendredi soir 16 février, les 17 et 18 seront non stop ; une participation de 40 € couvrant les journées et les repas à l’IAE est demandée, tous les adhérents que ce projet inspire sont les bienvenus, les formulaires sont disponibles dans notre boîte mail collaborative.

L’Appel à cotisations : il reprend l’ensemble de ces projets, que les grandes étapes de l’agenda. Agenda qui commence à se muscler : fin mars, juste après notre 100e, nous serons présents au salon du Bien vieillir en Côte d’Or. Ébauchées lors de la 1ere participation, nos valeurs se clarifient : la valeur « travail » élément d’épanouissement, mais aussi celles « d’écoute et de bienveillance », « entraide et soutien ». Partie intégrante de la formation BCN, la présence sur le stand, l’argumentation et éventuellement, l’animation d’ateliers ou de conférences sont accessibles à tous : ce sont d’excellents exercices pratiques ! De plus, nous proposons en continu des simulations d’entretien, sur demande.

Partenariat avec Pôle Emploi : les encouragements commencent à arriver. Une première invitation, le 27 février, à l’Agence de Dijon-Valmy, est concrétisée, elle devrait être suivie d’une session à Montbard, qui dépend de la même équipe. Ensuite, nous sommes attendus à Beaune, où nous avons une sympathisante convaincue. Combiné avec la présence d’Hélène au pays beaunois, cet atout doit être exploité au mieux.

Enfin, pour terminer, le point sur les formalités : côté Crédit Mutuel, la nouvelle présidente et les trésorières sont accréditées, la notification de changement de bureau est parvenue le 23 janvier en Préfecture. Nous attendons le récépissé prenant en compte ces modifications.  Un mot de l’excellente initiative de Christine, qui propose de temps à autre des produits phytosanitaires (dûment testés, donc)… et s’adresse à nous tous : une utilisation astucieuse du Doodle, permet de diffuser des messages en plénière ! Petit détail : les copies d’écran sont conservées au Secrétariat, en annexe au présent compte-rendu. Moralité : cliquez, vous passerez à la postérité !

Le Secrétariat.

 

Tous passagers clandestins ?

Nous avons tous appris à l’école ce qu’est un passager clandestin : c’est un méchant profiteur, un resquilleur qui voyage gratis, dissimulé dans les écubiers des navires, ou les soutes des avions. Puis il y a eu les migrants : 71 Syriens, Irakiens ou Afghans étaient morts étouffés dans un camion frigorifique retrouvé en Autriche. A Calais, 17 victimes ont connu le même sort… l’opinion réagit aux grands nombres, on ne fait plus de cas d’une ou deux victimes « isolées » quotidiennes. Du coup, nous avons baissé la tête, et commencé à considérer ces délinquants comme des victimes.

Pourtant, nous sommes tous, nous aussi des passagers clandestins : en économie, un passager clandestin caractérise une situation où un investisseur profite de l’investissement de différents autres investisseurs au sein d’une entreprise sans pour autant avoir participé au financement du projet ou d’une manière générale aux besoins de capitaux de la structure. Une grande banque peut ainsi tirer profit d’opérations à risque telles que des investissements sur les dérivés de crédit. Celles-ci pouvant permettre à une banque d’améliorer sa rentabilité.

Comparons maintenant notre situation à celle de Jack Dawson, (il vient de gagner au poker un billet de 3e classe pour l’Amérique… sur le Titanic). Certes, il a obtenu légalement son billet, mais nous sommes en Avril 1912, et les icebergs sont descendus très au Sud, en raison d’une vague de froid exceptionnelle. Dès cet instant, son destin ne lui appartient plus : le commandant est expérimenté, mais influençable, ambitieux et … imprudent. La coque  du paquebot a subi un incendie à Belfast, tout le côté droit a été endommagé et fragilisé. Pour sa 1ere traversée, le Titanic pourrait décrocher le Ruban Bleu, en atteignant New-York en 4 jours, assez tôt pour paraître à la Une des journaux du soir. La suite, on la connaît…

Cela ne vous rappelle rien ? Ce bateau ivre, où le commandant décide du cap, de la vitesse, sans tenir compte du climat, de l’état des machines, et du SENS de ses décisions ? Si le commandant des États-Unis (2e pollueur au monde, après la Chine), choisit de foncer à travers les icebergs, nous sommes tous des passagers de 3e classe. Mais ce n’est pas tout, d’autres vérités méconnues méritent d’être déterrées, plutôt que juste effleurées, ce que combattent au jour le jour des armadas de lobbyistes :

La révolution de la « viande propre »

Récemment, un documentaire appelé « Cowspiracy » dénonçait les mythes de l’élevage. Son réalisateur, Kip Andersen, vegan convaincu avait monté un dossier à charge : un chef d’oeuvre de manipulation. Le réalisateur, pourrait donner aux agences de com’ une fameuse leçon sur les méthodes pour produire du contenu convaincant.

Mais c’était intéressant tout de même. Le documentaire soulevait des questions importantes. Il était bien fait, car il sortait des sentiers battus consistant à montrer les pauvres animaux et les terribles conditions dans lesquelles ils vivent. Son principal argument s’appuyait sur la pollution.

Les faits qu’Andersen a dénichés au sujet de la pollution causée par la consommation de viande sont assez incroyables. Voici les plus marquants :

– L’agriculture animale génère à elle seule plus de gaz à effet de serre que les pots d’échappement de tous les modes de transport réunis.

– Le bétail et ses sous-produits représentent au moins 51% de toutes les émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

– La culture de céréales pour alimenter le bétail consomme 56% de l’eau aux Etats-Unis.
– Il faut près de 9 500 litres d’eau pour produire 500 grammes de boeuf.

– Le bétail ou l’alimentation du bétail occupent 1/3 de toute la surface terrestre non-recouverte de glace.

– Une exploitation de 2 500 vaches laitières produit autant de déchets qu’une ville de 411 000 habitants.

– L’agriculture animale cause jusqu’à 91% de la destruction de l’Amazone.

Ces chiffres peuvent sembler incroyables. Ils s’appuient pourtant sur des sources bel et bien réelles. Vous pouvez voir comment Andersen a atteint ces conclusions ici.

C’est pour cela qu’il a appelé son documentaire Cowspiracy (jeu de mot anglais entre « conspiracy« , conspiration et « cow », vache). Il affirme qu’il y a un complot entre les organisations agricoles et l’industrie agroalimentaire, qui sont de mèche et maintiennent le secret sur ces informations.

On nous dit que la cause principale de la pollution est l’industrie et les transports, mais comme vous le voyez ci-dessus, ils n’arrivent pas à la cheville de la production de viande.

Même s’il y a matière à débat, il ne fait aucun doute que la consommation de viande cause une pollution massive et occupe une gigantesque surface de terrain. L’élevage de bétail tel qu’il est fait actuellement ne semble tout simplement pas durable. La réponse d’Andersen cette situation était simple : nous devrions manger moins de viande.

Un constat alarmant

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le reportage « Cargos, la face cachée du fret », diffusé début février (2017) sur France 5, faisait froid dans le dos. Il braquait les projecteurs sur les 60 000 cargos qui sillonnent sans relâche les mers du globe pour transporter nos produits de consommation.

Or, d’après France nature environnement (FNE), ces porte-conteneurs utiliseraient un carburant extrêmement nocif, qui générerait 3 000 à 3 500 ppm de soufre, alors que la norme européenne imposée aux voitures ne doit pas dépasser 15 ppm.

Verdict de la fédération : un seul cargo émettrait autant de soufre que 50 millions de voitures. Pourtant, ce moyen de transport est considéré comme le moins polluant, le problème est que pour des raisons de coût, il utilise à vil prix du fuel lourd, celui que les compagnies ne peuvent écouler comme carburant que sur des chaudières de puissance. Dit autrement, on pollue plus parce que c’est moins cher.

Le nouveau concept-clé : « Race to the bottom ».

Dernier événement économique en date, l’intervention de notre président E. Macron à Davos, au Forum économique mondial : depuis son discours, c’est devenu l’enjeu politique mondial majeur. On fait le point sur un concept que nul ne peut plus ignorer.

Que désigne cette « course à la baisse » ? L’érosion tendancielle de la taxation des entreprises dans le monde. Sous le double effet de la mondialisation et de la concurrence fiscale des Etats, le taux moyen d’impôt sur les sociétés dans le monde est passé de 42% dans les 80s à moins de 25% aujourd’hui… et selon les projections du think-tank européen Eurodad, à ce rythme, le taux 0 sera atteint en 2052.

Pour Emmanuel Macron tout se joue là. Soit on arrive à coopérer à l’échelle mondiale afin de faire contribuer les entreprises au « bien commun », soit l’effort (qu’il prenne la forme de l’abandon des politiques sociales ou de l’accroissement de la charge fiscale) sera de plus en plus porté par les ménages les moins mobiles (c’est-à-dire les classes moyennes). On passera alors à la course à la catastrophe.

Conclusion.

Vous êtes à la passerelle : ce privilège (en hauteur, la vue est parfaitement dégagée, toutes les informations convergent et repartent via les chadburns en direction des organes vitaux du navire), est aussi une responsabilité, qu’il va falloir assumer. Quelques indices : Kaiser Wilhem II, a fait écrire au Haut-Koënigsburg : « Je ne l’ai pas voulue « … (La 1ere guerre mondiale). Peut-être, mais alors qui ? Krupp, Thyssen, Schneider, IG Farben ? L’économie est la machine, elle ne peut aucunement se dérober à la passerelle, car c’est de là qu’on voit.

70 ans de paix en Europe ont tenu à deux hommes seuls : l’un, chancelier a dormi dans la chambre privée du Général à Colombey-les-deux-Eglises. La coopération, la réconciliation sont sans doute « ringardisés » à l’heure des geeks. Économiquement, l’UE est un géant, mais personne ne la craint. N’empêche, … Si ceux qui détiennent tous les pouvoirs entre leurs mains, ne prennent pas l’INITIATIVE de changer de cap, alors, oui, nous sommes tous des passagers clandestins : notre destin ne nous appartient plus.

L’Ours.

Révoltant ! Une balle dans le pied.

Depuis longtemps, la fumée me montait aux naseaux… ! Pour être précis, depuis le retour du Grand Déj’ 2017. Mais la colère n’est jamais bonne conseillère, et finalement, la personne la plus qualifiée pour raconter cette histoire, c’est Amira elle-même. Auparavant, un grand merci à tous ceux qui ont essayé de « remettre la barque dans le courant » plutôt que la laisser ainsi dériver… Merci à Martine, à SOS refoulement et enfin à Mme Anne-Catherine Loisier, Sénatrice de Côte d’Or.

 » Tout d’abord, je vous souhaite à tous une excellente année (avec un peu de retard), tous mes vœux de bonheur et de réussite aussi bien professionnelle que personnelle.

J’écris ces paragraphes pour raconter mes péripéties qui durent maintenant depuis presque 5 mois. Heureusement, j’ai eu la chance de rencontrer beaucoup de personnes qui m’ont soutenue et accompagnée et sans qui je ne pourrais pas parler de cette expérience et de sa conclusion qui je l’espère, sera heureuse.

J’étais en stage en tant qu’Attachée de Recherche Clinique au Centre d’Investigation Clinique (C.I.C.) au CHU de Dijon du 15 mars au 15 septembre 2017, ceci dans le cadre du Master 2 professionnel « Management et Innovation en Biotechnologies » de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté.

Mon employeur a souhaité me recruter pour un CDD de 3 mois et demi du 15 septembre au 31 décembre 2017 (un contrat à priori renouvelable).

J’ai déposé ma demande de renouvellement de titre de séjour et en même temps de changement de statut étudiant-travailleur temporaire à la préfecture le 04/09/2017 (le temps que tous les papiers au CHU soient prêts notamment une offre d’emploi diffusée sur le site de l’APEC afin de trouver des candidats français qui sont prioritaires s’ils avaient les compétences requises).

Ce dossier contenait le CERFA « Formulaire n° 15186*02 » (que mon employeur a rédigé spécialement à mon intention), l’offre d’embauche diffusée, les réponses reçues et la candidature retenue (en l’occurrence la mienne), une promesse d’embauche de 3 mois et demi, ainsi que tous les documents qui me concernaient (hébergement, ancien titre de séjour, diplômes…)

Une première réponse de la préfecture me notifiait qu’il manquait un contrat de travail dans le dossier (le 04/11/2017), par contre, le CHU ne peut fournir de contrat sans le titre de séjour adéquat (celui que j’ai demandé à la préfecture).

L’association Bourgogne Collaborative Network (BCN) est intervenue une première fois, et a contacté l’association amie « SOS refoulement » pour évoquer mon cas, cette dernière est intervenue au cours d’une audience avec un adjoint au préfet  (le 15/11/2017), à la suite de laquelle j’ai obtenu une réponse positive qui a abouti à la délivrance d’un récépissé m’autorisant à séjourner en France valable jusqu’au 03 mars 2018 mais qui ne m’autorise pas  à travailler.

Mon dossier a été transféré de la préfecture à la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi de Bourgogne-Franche-Comté) , qui après avoir étudié le dossier, devait m’octroyer ou non une autorisation de travailler. Néanmoins, le temps que la DIRECCTE traite le dossier …    (délai autorisé de 3 mois pour traiter les dossiers), mon contrat initial était passé de date.

L’association BCN est de nouveau intervenue, suite à une résolution en assemblée générale,  en sollicitant la médiatrice de la république de la ville de Dijon (le 14/12/2017), qui s’est renseignée sur mon cas et a contacté la DIRECCTE sans succès les premiers temps (car la personne qui s’occupait de mon dossier était absente), mais qui a appris que mon dossier avait été accepté et que je devrais recevoir une réponse dans les jours qui suivaient pour aller récupérer mon titre de séjour qui m’autorisait à travailler.

L’association BCN a défendu également mon dossier auprès de Mme la Sénatrice de Côte d’Or A.C. Loisier – que je remercie pour sa mobilisation – intervenue à son tour auprès de la DIRECCTE et m’avait assuré que je recevrai une réponse au début du mois janvier.

L’actuelle présidente de l’association BCN m’a également mis en contact avec un avocat spécialisé dans les affaires des étrangers dans le cas où j’aurai eu un retour négatif afin d’établir un recours.

Entre temps, la médiatrice de la république a eu des nouvelles par le biais de ses contacts à la préfecture et m’a prévenu que j’aurai une réponse la semaine du 22/01/2018.

A ce jour,  c’est-à-dire le 26/01/2018, je n’ai pas encore reçu le courrier mais ce n’est qu’une question de jours et je garde espoir. Dans tous les cas, je vous tiendrai au courant de l’évolution de la situation qui ne devrait qu’être positive. Le plus extraordinaire de cette histoire, est que pendant ce temps, le travail s’accumule au C.I.C. !

Tout cela n’aurait jamais été possible sans les nombreuses interventions de l’association BCN, qui est une association qui offre dès les premières réunions la bienveillance, l’écoute et l’entraide.

Bien que BCN ait été créée pour les personnes en difficultés professionnelles, elle a également eu les compétences nécessaires pour me soutenir, me conseiller et m’aider à continuer mon combat.

L’association BCN et tous ses adhérents ne perdent jamais espoir et restent combatifs. Ils appliquent le mantra de Nelson Mandela : « je ne perds jamais; soit je gagne, soit j’apprends ». C’est ce qui fait toute la valeur de cette association.

 

Amira HAMMOUR