Technétronique : nouveau ! Penser cognitique et I.A. dans notre anticipation.

Technétronique : au-delà du néologisme forgé par Zbigniew Brzezinsky, ce qui nous intéresse c’est la compréhension  et l’anticipation d’une civilisation fondée sur la technique électronique, nouvelle ère encore naissante qui succède à l’ère industrielle.  Nous sortons d’une première phase, qui n’aura somme toute, duré qu’un siècle : le siècle de la machine à vapeur et de Marx. On peut notamment la caractériser par la conquête du « mouvement volontaire » et son corollaire, le développement exponentiel des transports et des échanges.

La deuxième phase qui s’est amorcée dans les années 1970 – 1971, coïncide avec le premier choc pétrolier. C’est le bouleversement apporté par la révolution technétronique – notamment par le raccourcissement des distances et l’instantanéité des communications – tend à identifier les structures et les problèmes nationaux, puis continentaux, enfin – pour demain – mondiaux à ceux de l’unité urbaine actuelle. Tout en observant le mouvement divergent qui tend à la fragmentation en même temps qu’à l’unification, il distingue la formation accélérée d’une « conscience planétaire », cherchant toutefois ses fondements : « La nouvelle unité mondiale en est encore à trouver sa propre structure, le consensus et l’harmonie sur lesquels elle s’appuiera. »

Pour suivre le mouvement, il nous faut maintenant intégrer les progrès spectaculaires de la cognitique : ce terme décrit une branche des disciplines de l’ingénierie qui peuvent être … rattachées aux sciences informatiques et à leurs spécialités (telles que l’intelligence artificielle, la classification ou le design centré humain).

Pourquoi ce long préambule pseudo-technologique ? Mais, parce que c’est « notre boulot de dans 10 ans ! » Après les machines championnes d’échecs et de go, voici les machines qui acquièrent les connaissances à notre place, la physique quantique, les langues… Demain, vont-elles faire tout le travail à notre place ? Notre réponse est plus nuancée : le verre est à moitié vide, et à moitié plein.

Si l’intelligence artificielle va effectivement détruire des millions d’emplois, elle va également en créer autant, selon une étude américaine qui anticipe des métiers qui appartiennent encore à la science fiction.

L’intelligence artificielle et les robots vont-ils détruire définitivement l’emploi? C’est l’avis du multi-milliardaire américain et fondateur de Tesla Elon Musk, qui prédit le pire des scénarios pour le monde du travail, dans lequel seulement une poignée d’emplois seront laissés à l’être humain, qui devra donc trouver d’autres façons de «s’occuper»… Musk parie également qu’il faudra étudier un revenu universel afin de maintenir l’ordre économique. Il y a quelques semaines, une étude de l’ONU minimisait l’impact des robots sur l’emploi. Dans son livre «Le travail est l’avenir de l’homme*», l’économiste Nicolas Bouzou démontre, lui-aussi, que l’emploi ne va pas mourir. Il va connaître certains changements.

Le monde du travail ne va pas devenir un cimetière, mais certains emplois vont disparaître. Ce chiffre, tiré d’un rapport de Dell et de «l’Institut pour le Futur», think tank californien est vertigineux: 85% des emplois qui existeront en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui! L’intelligence artificielle va certes détruire des emplois, mais elle va en créer d’autres. Selon une autre étude dévoilée ces derniers jours par la firme américaine Cognizant Technology Solutions Corp. relayée par le Wall Street Journal, l’intelligence artificielle pourrait créer 21 millions d’emplois.

«Agent de la diversité génétique», «sherpa de magasin virtuel», «conservateur de la mémoire personnelle»… Ces intitulés de postes qui semblent venir tout droit de la Science Fiction pourraient devenir réels.

Apprendre à manager les IA

«Il est de plus en plus facile de comprendre les types d’emplois qui vont disparaître», explique pour sa part au WSJ Ben Pring, directeur du «Cognizant’s Center» pour le Futur du travail, qui a coécrit l’ouvrage «Que faire quand les machines pourront tout faire», publié en 2017. Premier enseignement: l’IA ne pourra pas tout faire, et elle aura besoin d’être supervisée par les êtres humains, ce que Ben Spring appelle des «gestionnaires d’équipes homme-machine», qui seront nécessaires pour s’assurer que la collaboration des humains avec les machines porte ses fruits. L’étude de Cognizant Technology Solutions Corp. évoque également des «détectives de données», des travailleurs qui étudient les stocks de données de leur employeur afin de recueillir des informations que l’IA n’aurait pas vues.

En France, l’IA est de plus en plus prise au sérieux par les politiques. Après un premier rapport intitulé France IA, ces réflexions éthiques sur l’usage de l’intelligence artificielle constitue tout l’enjeu de la mission qui a été confiée au député (En Marche) Cédric Villani.

«L’enjeu de ce rapport sera d’ouvrir des questions éthiques à poser aux français. La définition d’une stratégie officielle sera dévoilée en janvier», a récemment expliqué le secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi lors d’un débat sur le sujet au Sénat.

*«Le travail est l’avenir de l’homme*», Nicolas Bouzou, publié aux éditions de L’Observatoire.

L’Ours

Publicités

Editorial : notre calendrier de l’Avent.

A l’instar des pépites de chocolat et autres friandises dissimulées dans les agendas pour faire patienter les enfants jusqu’à Noël, c’est une fin d’année musclée qui nous attend jusqu’à Noël. Aperçu sommaire :

  • Des plénières traditionnelles : les 9, 23 novembre et 21 décembre.
  • Des formations « AEC » : les 17, 24 novembre et 12 décembre.
  • Deux ateliers « oups… je crois bien que je m’aime » les 22 et 29 novembre.

Pour concrétiser notre partenariat « Ose t’adapter » avec le GECKO, nous attendons l’accord définitif de celui-ci sur la proposition pour une journée complète sur le Projet Professionnel assurée par BCN, le vendredi 15 décembre.

D’autres rendez-vous sont en cours de finalisation : ainsi de celui du 1er décembre auprès des Mut’elles, association d’entrepreneuses, émanation de la mutualité française, où le thème sensible du burn-out sera abordé.

Et pour faire office d’orange… de l’Avent, voici venir notre Assemblée Générale, du 7 décembre : l’occasion de réfléchir ensemble à tout ce que ceci veut dire, à la manière de consolider ces nouveaux acquis, en s’appuyant sur ce qui fait notre ADN : la bienveillance. Alors que les « nouveaux DRH » ne jurent que par les softskills et le retour de l’humain, notre pratique remonte au groupe de parole BCN 1.0 de fin 2012. Une sacrée antériorité ! Deux innovations éveillent la curiosité de Pôle Emploi et de la Ville de Dijon sur notre groupe : l’utilisation des outils comme Emploi Store, publics mais méconnus, et notre demande de Service Civique pour assurer des formations digitales ciblées sur la Recherche d’Emploi.

Jusqu’à présent, nous parlions « d’auberge espagnole » en décrivant le mode contributif de l’association : en réalité, c’est plutôt de notre ferme marcaire qu’il faudrait parler ! Cette tradition vosgienne de fermiers ayant la responsabilité de l’étable et de la fromagerie. Ces maisons larges et basses, dont les toits en bardeaux s’inclinent et s’allongent pour envelopper sous un même abri le foin, les animaux et les hommes, sont les dernières habitations permanentes, l’abri où les marcaires viennent, en été, pratiquer leur industrie.  Pour les amateurs de fromage et de Flammenküche, Dijon n’est-elle pas la Cité de la gastronomie ?

Christine et Antoine, animateurs.

Quand l’IA fonctionne selon ses propres règles.

La croissance des capacités de l’intelligence artificielle (IA) est exponentielle dans son intensité comme dans sa rapidité. Les nombreuses limites qui tenaient bon depuis les débuts de l’informatique ont volé en éclat ces dernières années. Celles qui étaient considérées comme des barrières absolues, telle la possibilité de gagner contre un humain au jeu de go, ont cédé en 2017.

Nous parlions en mai dernier de la victoire écrasante du logiciel AlphaGo Master contre le meilleur joueur de go au monde. Avec cette performance remarquable, Google Deepmind (filiale d’Alphabet) a rebattu les cartes de l’intelligence artificielle.

Si battre un être humain au jeu de go est possible, où s’arrêteront les progrès de l’IA ?

La réponse à cette épineuse question s’esquisse avec deux publications scientifiques du mois d’octobre. Elle est sans appel : nous sommes loin, très loin, d’avoir atteint le plafond des progrès de l’IA.

Alors que l’exemple d’AlphaGo nous a montré en début d’année que les systèmes à apprentissage pouvaient largement dépasser les humains en termes de capacités d’abstraction, les chercheurs en intelligence artificielle continuent à les améliorer.

Ils travaillent maintenant sur des systèmes capables se former sans avoir à apprendre de l’expérience humaine.

Autrement dit, les dernières IA inventent leurs propres règles en toute autonomie. Il ne s’agit plus de créer des systèmes informatiques qui intègrent et copient l’expérience de l’humanité toute entière pour la restituer de manière infaillible, mais bien de laisser les algorithmes trouver eux-mêmes des solutions aux problèmes posés.

Notre fierté d’homo sapiens a pris un sérieux coup le mois dernier. Il s’avère que ces nouvelles IA ne sont pas uniquement possibles : elles sont déjà fonctionnelles. Leurs performances, quant à elles, dépassent tout ce qui se faisait auparavant.

Une IA pour créer des images

La première publication, que l’on doit aux scientifiques de l’Institut Max Planck, concerne un système expert, appelé Enhance Net-PAT, capable d’inventer lui-même les informations manquantes sur une image.

En partant d’une image fortement pixellisée (en couverture), l’IA a progressivement inventé des pixels pour atteindre un résultat photo-réaliste (à droite).

Avec de tels logiciels, il devient possible d’enjoliver artificiellement des images de faible qualité. Ce nouveau type d’IA trouvera des applications directes pour améliorer le confort d’utilisation de l’outil informatique.

Son seul défaut : les informations supplémentaires ajoutées dans l’image sont purement et simplement inventées par le logiciel. Pas question, donc, d’espérer rendre une plaque d’immatriculation lisible dans une image de basse qualité issue d’une caméra de vidéosurveillance.

Ces améliorations artificielles d’image ne pourront avoir qu’un usage d’agrément, et restent totalement inoffensives.

La seconde publication, quant à elle, fera frémir ceux qui s’inquiètent de la place que prend l’IA dans nos sociétés.

Les nouvelles IA n’écoutent plus les hommes

Les chercheurs de Deepmindont encore marqué les esprits en publiant leurs derniers résultats dans le très sérieux Nature. Leur dernière IA, appelée AlphaGo Zero, se frotte une fois de plus au jeu de go.

Contrairement à tous ses prédécesseurs, AlphaGo Zero n’a pas été entraînée en passant au crible des milliers de parties des meilleurs joueurs de l’histoire.

Elle s’est uniquement entraînée en se battant contre elle-même durant quelques jours.

Les chercheurs lui ont simplement inculqué les règles de base du jeu et l’ont laissée trouver par elle-même les meilleurs coups à jouer sans aucune aide extérieure.

La progression a été fulgurante. En quelques heures, AlphaGo Zero atteignait le niveau des meilleurs joueurs mondiaux. Au bout de 30 jours, elle battait régulièrement AlphaGo Master (la fameuse IA victorieuse du mois de mai).

Au bout de 40 jours, les chercheurs ne disposaient plus d’aucun adversaire capable de battre régulièrement AlphaGo Zero.

Les performances de ce nouveau type d’apprentissage ne doivent pas être prises à la légère. AlphaGo Master avait absorbé des milliers de parties et était devenu une synthèse des meilleurs coups joués par les meilleurs humains depuis plusieurs décennies.

Autrement dit, Deepmind avait prouvé qu’il était possible de créer une IA supérieure à l’homme dans sa capacité d’imitation et de synthèse. AlphaGo Master était le meilleur élève au monde.

Le fait que les spectateurs n’aient pas compris en temps réel les coups joués par l’IA durant les matches a montré que les capacités cognitives de l’homme pouvaient être dépassées par celles de la machine. Un premier coup dur pour l’honneur des bipèdes.

Avec AlphaGo Zero, les chercheurs de Deepmind sont allés encore plus loin et ont démontré qu’une IA peut devenir encore plus performante si elle apprend par elle-même.

AlphaGo Zero ne s’est pas encombrée des connaissances humaines et de l’expérience des meilleurs maîtres du go. Elle a exploré, testé, et évalué en solitaire les meilleurs coups et a élaboré ses propres stratégies.

En 40 jours, le logiciel est devenu meilleur que la synthèse des connaissances humaines. Une performance hautement symbolique quand on sait que le jeu de go est pratiqué en Asie depuis près de 2 500 ans !

Quelles applications pour ces systèmes auto-apprenants ?

Bien sûr, dessiner des mésanges et jouer au go ne sont qu’une illustration ludique des capacités des systèmes à apprentissage.

Laissons de côté les applications potentiellement anxiogènes de ces nouvelles IA. Personne n’a hâte de voir circuler dans les rues des véhicules autonomes qui auraient établi leur propre code de la route, ou de voir déployées des armes autonomes décidant en toute indépendance de leurs cibles.

Les performances époustouflantes des systèmes à auto-apprentissage ouvrent la porte à un nouveau champ d’application de l’IA. Il existe un domaine qui mobilise de longue date quantité d’esprits brillants : la recherche.

Aujourd’hui, le processus de découverte du savoir est incroyablement fastidieux. Il se base sur un subtil mélange d’intuition, de rigueur scientifique qui se bat sans cesse contre nos biais cognitifs, d’utilisation des connaissances existantes et, bien sûr, de chance.

Les chercheurs essaient depuis des années de créer des IA capables de retrouver les connaissances scientifiques qu’il nous a fallu des siècles pour découvrir.  Les performances étaient, jusqu’ici, médiocres.

Mais grâce aux systèmes à auto-apprentissage, nous pouvons rêver à des IA chargées de découvrir des lois de la physique à notre place. Si les performances dans ce domaine sont aussi bonnes que celles au jeu de go, où une IA a en 40 jours surpassé 2 500 ans d’expérience humaine, elles pourraient donner un formidable coup d’accélérateur à la recherche scientifique.

Imaginez une telle IA redécouvrir les lois de la gravitation en deux jours et la relativité générale quelques heures plus tard… Nul doute que les jours suivants seraient riches d’enseignements !

Utiliser l’esprit humain pour découvrir péniblement les lois de la physique pourrait, dans quelques années, sembler aussi anachronique que labourer un champ à mains nues.

De la même manière, l’élaboration de molécules médicales thérapeutiques pourrait être faite par des IA plutôt que par un éreintant et coûteux travail de recherche in-vitro puis in-vivo.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises en ce qui concerne les progrès de l’IA. Le mois d’octobre nous montre une fois de plus que cette industrie est en pleine accélération et que les possibilités d’application ne font que se multiplier.


[NDLR : Intelligence artificielle mais aussi réalité augmentée, assistants intelligents, 3D, cryptomonnaies… Toutes ces innovations seraient impossibles sans puces, microprocesseurs et autres cartes graphiques. C’est une course effrénée qui s’ouvre devant les constructeurs !

Etienne Henri

Métiers en croissance, métiers en déclin.

Issues de 2 sources radicalement différentes, – Ouest-France-Edition du soir et Irish Central Newsletter, voici deux études qui dessinent l’évolution des emplois à rechercher ou à éviter à tout prix si :

1°) vous êtes ambitieux, pragmatique et polyvalent.

2°) vous êtes scientifique, un brin geek et aimez travailler en équipe.

3°) vous n’avez pas encore construit votre projet professionnel en vous appuyant sur votre ikigai…

I. METIERS EN CROISSANCE.

Analyste système

Derrière ce terme se cache une personne qui s’occupe de la maintenance et de l’amélioration des systèmes informatiques d’une entreprise. Il peut s’agir des outils de télécommunications, des réseaux dont elle contrôle le débit, la sécurité. Son objectif : la performance de son entreprise grâce aux meilleures solutions informatiques. Dans les grosses entreprises, l’analyste système gère une équipe de techniciens informatiques.

L’objectif de l’analyste système : la performance de son entreprise grâce aux meilleures solutions informatiques.

Niveau d’étude : master

Salaire : 2 300 € bruts mensuels pour un débutant. Le salaire médian d’un analyste intermédiaire s’élève à 51 000 € annuels selon une enquête de rémunération sur les emplois TIC (technologies de l’information et de la communication), du comité Techno Compétences en 2014.

Data scientist (« scientifique des données »)

C’est la nouvelle coqueluche des recruteurs. Ces spécialistes des mathématiques appliquées, des statistiques et de l’informatique sont recherchés dans presque tous les secteurs, de la pharmacie à la finance de marché en passant par les télécommunications. En 2012, la Harvard business review qualifiait cette fonction comme « la plus sexy du XXIe siècle ». La mission du data scientist ? Récupérer les millions d’informations disponibles grâce à internet sur les consommateurs, et essayer d’en tirer le meilleur, une stratégie pour son entreprise ou des actions concrètes à mettre en œuvre.

Niveau d’étude : master, doctorat

Salaire : en début de carrière, un data scientist peut gagner entre 45 000 et 55 000 € annuels.

Développeur d’applications

Le développeur d’applications travaille souvent en équipe.

Il est chargé de la réalisation technique des applications pour les mobiles en se basant sur un cahier des charges précis. Le développeur calcule et conçoit des programmes informatiques pour traiter les données. Ses connaissances en informatique et en mathématiques lui servent à choisir les bons logiciels et les codes spécifiques pour bien construire l’application. Il travaille en relation avec un graphiste et un chef de projet.

Niveau d’étude : licence pro, diplôme d’ingénieur, master

Salaire : un débutant peut prétendre à un salaire mensuel entre 2 900 € et 3 200 € bruts.

Ingénieur « DevOps »

C’est plutôt un état d’esprit. Un terme un peu barbare pour désigner un ingénieur qui optimise le fonctionnement des équipes de développement et d’exploitation. Entre développeur et administrateur système, il assure l’installation, la maintenance, et le support de tout l’écosystème informatique d’une entreprise. Autrement dit, il assure la bonne communication et la bonne coopération entre les différentes équipes (développement, tests et exploitation), pour améliorer la qualité d’un produit.

Niveau d’étude : master et quelques années d’expérience

Salaire : pour un « DevOps » ayant 3 à 7 ans d’expérience, entre 45 000 et 60 000 € par an, estime le cabinet de recrutement Robert Half qui a publié ses projections pour 2018.

Responsable de contenu

Un profil à la fois éditorial et numérique, le responsable de contenu doit créer et animer des contenus numériques (textes, photos, vidéos), pour une entreprise, une marque, un produit, une institution, une personnalité etc. Ses compétences doivent lui permettre d’analyser le comportement des consommateurs et de proposer de l’information, en accord avec la stratégie de communication de l’entreprise. Il peut travailler au sein d’une équipe de communication, dans une rédaction etc.

Niveau d’étude : master

Salaire : pour un débutant, entre 35 000 € et 40 000 € annuels. La rémunération d’un responsable senior peut dépasser 45 000 annuels et un très expérimenté pourra gagner 70 000 €.

II. METIERS EN DECLIN.

Caissier – guichetier

Avec le développement des transactions en libre-service, le recours croissant à des processus automatisés d’achat, le métier traditionnel de caissier va disparaître à moyen- long terme. La technologie a permis des avancées en grand nombre, tant dans nôtre manière de consommer, et ces nouveaux consommateurs n’attendent pas de rapports humains au cours de cette transaction. Ceci explique entre autres, l’engouement des consommateurs pour les banques en ligne.

Téléconseiller

Les gens n’utilisent plus aujourd’hui le téléphone, comme par le passé. Grâce à des moyens plus efficaces de communication, tels que le mail ou les SMS, le recours au bon vieux télémarketing devient peu à peu un outil démodé, car coûteux et peu performant. Avec le développement phénoménal du mail-marketing, ainsi que du fait de « l’intelligence des sites marchands » tous ces métiers de téléconseillers sont en passe de disparaître. Cela prendra certainement plus de temps pour les plateformes relationnelles en « voix sur IP », mais la multiplication des robots indique clairement la voie.

Agent de voyages.

Grâce à la possibilité de procéder soi-même à la réservation de voyages, ainsi qu’à celle de consulter des comparateurs de tarifs, garanties, prestations, ce métier de conseil « à l’ancienne » disparaît progressivement des radars. Le temps de la transaction « à trois » qui permettait de négocier de meilleures conditions à notre place a disparu, tant Internet nous a rendu cette fonction plus simple.

Chauffeur de taxi.

Les applications de partage de véhicule ont modifié la façon la plus courante dont le voyageur moyen cherche un moyen de se déplacer. Appeler un taxi va devenir de plus en plus rare du fait de la technologie GPS. Les chauffeurs de taxi doivent accompagner cette tendance pour maintenir leur métier à flot.

Editeurs et imprimeurs.

Cela ne surprendra personne de voir les média de l’impression se replier lentement du paysage industriel. De plus en plus les consommateurs s’équipent d’équipements digitaux : smartphones – tablettes – ordinateurs, aussi bien pour l’information et les loisirs. Les sociétés d’édition connaissent des difficultés persistantes depuis l’avènement du multimédia. Ces sociétés cèdent progressivement la place à de nouvelles sociétés qui exploitent ce créneau.

Métiers du secteur postal. (Courrier).

Le besoin d’agents affectés au traitement du courrier (tri – distribution – acheminement – suivi) diminue de manière continue. De nombreuses sociétés privées se sont lancées à l’assaut de l’ancien monopole ; le secteur public lui-même développe des filiales qui opèrent dans les domaines concurrentiels du courrier express, du courrier suivi (tracé). Les perspectives de carrière dans ce secteur sont désormais des « niches » à forte valeur ajoutée.

Conclusion :

Nous constatons que le développement – ou à l’inverse, le déclin – d’une profession, tient à ce que l’on appelait autrefois à ce que l’on appelait autrefois « l’automation », c’est-à-dire le traitement algorithmique des situations répétitives. L’exemple du caissier est parlant, car, du traitement de la monnaie fiduciaire, nous sommes passés en 40 ans à la dématérialisation complète des échanges, donc à la fin des cerbères. La question qu’il convient de se poser est donc : en quoi le métier que je veux exercer comporte-t-il une part d’expertise non automatisable ?

L’Ours.

 

 

 

 


Estime de soi : le Graal ?

Voici la synthèse d’un article rédigé par Marie-Madeleine Sève, spécialiste des questions économiques et sociales dans différents media, dont les Echos : complet et audacieux, cet article permet de visualiser – et donc de formaliser – nos propres objectifs !

Je n’y arriverai jamais », « Je ne suis pas à la hauteur », « J’ai peur… » Si notre 
esprit génère ce genre de doutes, il peut aussi les éliminer. Mode d’emploi.

Soyons lucides, je ne suis pas au niveau. Et je me suis mis toute l’équipe à dos.» Julie, brillante polytechnicienne de 35 ans, se souvient à quel point elle s’était fustigée après une présentation ratée devant un big boss. Alors cadre supérieure dans une grosse banque, elle vivait ce que les psys appellent le «syndrome de l’imposteur», persuadée d’usurper la place de quelqu’un d’autre, qui aurait été plus compétent qu’elle. A l’inverse, sa sœur Marie, artiste peintre, s’épanouissait dans son atelier, sûre d’elle et de son avenir. Bien que les deux jeunes femmes aient reçu la même éducation, l’une était en proie au doute permanent, tandis que l’autre avançait avec confiance. Comment expliquer une telle différence ?

Selon l’Institut de médecine environnementale (IME), la clé de nos comportements réside dans l’estime de soi, laquelle est fondée sur trois piliers.

  • Le tempérament, constitué des motivations et des préférences profondes, se forge de 0 à 6 mois : c’est le socle de la personnalité.
  • La confiance en soi dite spontanée s’affirme à l’âge de 3 ans, lorsque l’enfant se met à dire «non», et se renforce à la puberté.
  • Enfin, le caractère se construit à chaque étape du développement et des expériences vécues par l’individu. Or il suffit d’un manque, d’une défaillance lors de notre développement pour que l’estime de soi soit fragilisée. Adulte, des situations précises – devoir s’adresser à une figure d’autorité comme un PDG, prendre du galon, négocier un gros contrat… – peuvent faire ressurgir cette vulnérabilité. Mais l’estime de soi n’est pas comme la couleur de vos yeux : vous pouvez la faire évoluer.

Voici Cinq pistes à suivre pour y parvenir.

  1. Prenez appui sur vos dispositions naturelles

«J’avais envie d’être laborantine. Mais en fac de biologie, j’ai déprimé. Et le jour où j’ai dû disséquer une grenouille, j’ai décampé.» Céline Chaubard, manager à Companeo (conseil aux PME), a alors bifurqué vers une tout autre filière, la vente, où elle poursuit une belle carrière. «Aujourd’hui, raconte-t-elle, je suis responsable d’une équipe de télévendeurs. Cela aurait été une erreur de m’obstiner dans la recherche alors que j’ai la fibre relationnelle et le goût du challenge.»

En effet, «Quand on va vers ses prédispositions naturelles, on risque peu d’échouer», confirme Pascal Vancutsem, coach de dirigeants chez Coaching & Performance.

Pour identifier les vôtres, soyez attentif à vos émotions. Dans quel domaine avez-vous l’impression d’agir avec aisance et plaisir ? Si vous éprouvez un fort sentiment de sécurité intérieure, c’est que vous êtes en phase avec votre nature profonde. A contrario, suivre une voie qui n’est pas la sienne fragilise. C’est ce qui s’est produit pour Julie : en se conformant au schéma parental d’une carrière élitiste, elle a contrarié son goût pour l’expertise financière et altéré son estime d’elle-même. Et quand elle a accédé à une fonction de top management, la belle construction s’est fissurée. Alors qu’en suivant sa vocation artistique, sa sœur a puisé dans ses motivations profondes.

Appuyez-vous, vous aussi, sur vos talents et vos facilités naturels, quelles que soient les directives de votre fiche de poste. Vous aimez le contact ? Servez-vous-en pour créer du lien entre vos collaborateurs, par exemple. Vous êtes enclin à la discrétion mais aimez épauler ? Soyez présent en cas de difficulté.

  1. Evacuez les pensées néfastes et les croyances limitantes.

Dès que notre ego est touché, nous avons tendance à nous dévaloriser. Il faut faire taire cette petite voix intérieure qui nous juge sévèrement : «Je ne suis pas à la hauteur», «De toute façon, je n’y arriverai pas…» «Ces croyances limitantes nous paralysent, observe Nicolas Dugay, coach et directeur associé de CAA. Car même si elles sont fausses ou simplement exagérées, le cerveau les considère comme vraies. A la moindre situation de stress ou d’incertitude, il les réactivera automatiquement. Il faut les “déraciner” pour les remplacer par des pensées constructives.» Ne croyez pas qu’un simple «mais si, tu vas y arriver» suffira. Pour se persuader qu’on est à la hauteur de la situation, il faut recourir à des contre-exemples «antidotes».

Pour cela, dialoguez sous forme de questions-réponses avec quelqu’un qui vous connaît bien. Par exemple : «Je n’arrive pas à parler spontanément à mon chef de mes idées.» «As-tu déjà eu l’occasion de le faire ?» «Oui.» «Sur des sujets importants ?» «Oui.» «Pourquoi cela a-t-il fonctionné ?» «J’avais élaboré un plan d’action sur un projet.» «Qu’en a-t-il pensé ?» «Il m’a félicité»… C’est efficace pour se rassurer.

Autre parade possible, plus utilisée à l’étranger qu’en France : pratiquer la méthode Coué, par le biais d’affirmations positives. «Plus celles-ci seront courtes, spécifiques et formulées au présent, mieux elles neutraliseront vos croyances limitantes», expliquent Rosette Poletti et Barbara Dobbs, toutes deux professionnelles de santé, dans «L’Estime de soi» (Editions Jouvence).

Depuis sa prise de poste en tant que manager, Céline Chaubard a adopté une autre technique. Chaque soir, elle liste ce qu’elle a effectué de positif dans la journée et les résultats qu’elle compte obtenir le lendemain. «Imparable, dit-elle, pour garder un mental d’acier.»

  1. Donnez-vous le droit d’échouer pour ne plus craindre la chute

Une autre croyance se révèle particulièrement ravageuse : se dire qu’on n’a pas le droit de se louper. Elle sévit particulièrement chez les sportifs de haut niveau. «L’erreur est de faire dépendre son estime de soi d’une seule performance ou de ses performances dans un seul domaine, indique Juliette Tournand, coach de dirigeants et de grands navigateurs, auteure de “Secrets du mental” (InterEditions). Car au moindre accroc, tout s’effondre.» Face à cette menace, surtout si vous vous investissez trop dans votre boulot, elle préconise deux remèdes. «Tout d’abord, identifiez au moins trois grandes sources d’équilibre dans votre vie : votre situation familiale, vos relations amicales et un hobby où vous excellez, par exemple. Ainsi, si vous subissez un revers professionnel, les autres aspects vous aideront à préserver votre énergie, vos émotions positives et votre estime de vous.»

C’est ainsi que procède le navigateur-skippeur Jean Le Cam, qui dispute depuis des années le Vendée Globe. Avant et pendant l’épreuve, il garde toujours en tête l’enjeu de la course, mais il n’oublie jamais qu’il ne s’agit que d’un pan de son existence. Résultat, en cas de contre-performance en mer, il s’appuie sur ses deux autres «raisons d’être», sa famille et sa passion de la technologie, pour se remotiver. «La seconde technique est de concentrer ses efforts sur ce qu’on peut maîtriser, poursuit Juliette Tournand. Exemples : Boucler un dossier, bétonner un argumentaire, piloter tel projet… Inutile de dépenser son énergie à s’inquiéter pour des éléments hors de notre contrôle.»

  1. Affranchissez-vous du regard que les autres portent sur vous

«Tout le monde se fichait de moi, même mon banquier, raconte Guillaume Gibault, qui a créé Le Slip français en 2011. J’ai quand même réussi à lui emprunter 10.000 euros pour un projet qu’il estimait complètement ringard.» Ce patron de 27 ans (lire son témoignage page ci-contre) ne s’est pas laissé déstabiliser par les moqueries. Bien lui en a pris : surfant sur le très en vogue «made in France», sa PME sacrément culottée réalise déjà 300.000 euros de chiffre d’affaires. Pourtant, le regard des autres peut facilement ébranler une estime de soi vacillante. «On entre alors dans un cercle vicieux qui consiste à toujours chercher l’approbation de l’autre», observe le psychothérapeute Frédéric Fanget, auteur d’«Oser, thérapie de la confiance en soi» (Odile Jacob). Pour croire en soi, il faut d’abord se sentir libre.

Ne donnez pas aux autres le pouvoir de vous juger, permettez-leur seulement d’exprimer leur opinion. Et si le doute est exprimé par votre chef ? Minimisez-en autant que possible la portée, comme a appris à le faire Virginie David-Cosme, lorsqu’elle était formatrice chez Air France. «J’avais demandé à mes supérieurs si je pouvais passer du statut d’agent de maîtrise à celui de cadre. C’était légitime, mais ma N + 2 m’a rétorqué : “Je ne suis pas sûre de pouvoir vous faire confiance.” J’ai été tellement choquée que j’en ai développé une cervicalgie aiguë qui m’a forcée à prendre du recul vis-à-vis de mon travail.» Cette mise à distance lui a permis de puiser dans ses ressources : elle a finalement décroché une formation, puis un poste de cadre à la DRH.

  1. Visualisez-vous en train de triompher des obstacles

Et si vous deveniez le metteur en scène d’un film où tout se déroule parfaitement ? Vous avez le meilleur rôle, vous réussissez avec brio tout ce que vous entreprenez, vous vous sortez des situations les plus délicates. C’est ce que les coachs sportifs appellent la «visualisation» : vous suscitez une succession d’images mentales où vous atteignez vos objectifs. Jack Nicklaus, l’un des meilleurs golfeurs de tous les temps, avait ainsi l’habitude d’attribuer 10% de sa réussite à sa forme physique, 40% à sa technique et 50% à la visualisation mentale de ses coups (trajectoire, réception, rebond de la balle…). Si cette technique se révèle tellement efficace, c’est parce qu’elle leurre le cerveau. «Que l’individu visualise un geste ou qu’il l’exécute réellement, pour notre cortex, c’est pareil : les connexions neurologiques sont les mêmes», explique Nicolas Dugay.

Détendez-vous et laissez libre cours à votre imagination. «Visualisez une fin heureuse qui couronne un parcours sans faute accompagné d’un sentiment de satisfaction intense, suggère Edith Perreaut-Pierre, ancien médecin militaire et coach, auteure des “Techniques d’optimisation du potentiel” (InterEditions). Ensuite, reprenez le scénario depuis le début, en imaginant cette fois que vous franchissez un à un tous les obstacles rencontrés.» Ainsi, ce directeur informatique, déstabilisé à l’idée de présenter son projet en public, a d’abord visualisé la fin de sa conférence couronnée d’applaudissements. Ensuite, il a mentalement revécu l’expérience en se représentant en train de bredouiller, d’avoir des trous de mémoire, puis en se voyant retomber sur ses pieds. «On peut aussi rechercher dans son passé des réussites similaires à celle qu’on voudrait connaître», souligne la sophrologue Nathalie Bergeron-Duval.

L’intérêt de la visualisation ? Elle mobilise nos cinq sens. Luc a entendu les bravos, connu la satisfaction d’être écouté, éprouvé la peur de perdre le fil de ses pensées, senti sa gorge devenir sèche : des images qu’il a rectifiées en s’imaginant reprendre sa respiration, boire un verre d’eau, consulter ses notes… Il faut répéter ce processus au moins quinze à vingt fois pour ancrer en soi de nouveaux réflexes «pavloviens». L’idéal est même de repérer, au cours de cette session d’imagerie mentale, un stimulus qui vous aidera à trouver une énergie positive avant l’épreuve. Pour Zinedine Zidane, c’était, avant chaque match, d’enfiler systématiquement sa chaussette gauche avant la droite.

Marie-Madeleine Sève

BCN et le coaching.

Depuis la rencontre en plénière du 22 Juin au Centre, le sujet du coaching est présent dans toutes nos discussions ; l’intervention de Joyce Naudin, très remarquée, a suscité des attentes.  Nous avons tourné autour de la manière de concrétiser une offre de coaching, à la fois différente et fortement complémentaire des contenus développés dans notre formation-vitrine AEC.

Résumons la proposition de Joyce : « Oups je crois que je m’aime ».

  • Atelier de 6 personnes.
  • Durée de 3 mois, à raison de 2 modules de 1 h 30 par mois
  • Support : livret de travail
  • Les ateliers sont gratuits, le suivi personnalisé est proposé à 30 €/l’heure au lieu de 50 habituellement.

Le programme détaillé des 6 modules nous conforte dans notre souci de cohérence :

  • Etat des lieux : auto-observation, test de personnalité, test de confiance en soi.
  • Estime de soi : compréhension de sa genèse, pyramide de Maslow, diagnostic.
  • Paradigmes de fonctionnement : réactions aux dangers, croyances limitantes.
  • Définition des objectifs et reconditionnement : choix de stratégie*.
  • Mise en place d’un plan d’action.
  • Bilan et feed-back

* Pour ce module, la présence du partenaire de responsabilisation est indispensable.

Joyce a mis à notre disposition un document complet : elle est joignable par mail : joyce.naudin@un-eveil-de-coaching.com

Toutes les informations complémentaires, ainsi que l’agenda du dernier trimestre 2017 seront abordés lors du Grand Déj’, sur le stand de l’Association. Nous sommes toujours partenaire de l’action EMCC menée par Olivier Champion, qui s’adresse à des personnes plus curieuses du métier de coach, des pratiques, de la déontologie et des conditions de labellisation professionnelle. Les Coordonnées d’Olivier :

olivier.champion@alphacoaching.net

Et pour finir, un scoop ! Rendez-vous le 12 Octobre à la Maison des Associations, à 18 heures, pour aborder tous ces sujets et s’inscrire.

Le Bureau de BCN.

 

Sommes-nous toujours bien décidés à vivre ensemble ?

Cette petite phrase citée par Joseph Stiglitz à l’occasion d’une critique sur l’explosion des inégalités aux Etats-Unis sert d’appui à l’ouvrage de Jacques Généreux, « La Grande Régression », Seuil, 2010, 284 p., 18 euros. Ce briochin né en 1956 est Professeur à Sciences Po, auteur d’une vingtaine d’ouvrages d’économie et de philosophie politique, Secrétaire national à l’économie du Parti de Gauche.

Ce que n’accepte pas Jacques Généreux – et il a mille fois raison de ne pas se résigner -, c’est que disparaisse  » la promesse d’un monde meilleur «  depuis que les Trente Glorieuses ont cédé la place aux Trente Odieuses. Aussi plaide-t-il pour qu’à cette Grande Régression (les majuscules sont de lui) succède une « grande transformation démocratique, celle qui nous sortira de la dissociété de marché pour nous emmener vers la société du progrès humain ». Il a non moins raison de penser qu’une « société plus juste, plus solidaire, plus sûre, où l’on vit mieux ensemble, est un bienfait immédiat (…) qui crée les conditions nécessaires pour relever les défis écologiques ».

Avec une rare clarté, Jacques Généreux, explique d’abord en quoi la crise mondiale en cours est l’effet inéluctable des politiques qui, depuis trente ans, ont promu un système vraiment capitaliste et l’essor mondial d’une véritable économie de marché, à l’exact opposé du mouvement engagé par les deux générations précédentes, qui il est vrai avait connu les ravages de la crise de 1929 encadrés par 2 Guerres mondiales.

La période-charnière des « 30 Glorieuses » démarre en 1944 – 1945 (Accords de Bretton Woods) et s’achève fin 1973 avec le 1er choc pétrolier : à l’illusion de la croissance perpétuelle, personne ne songe alors à opposer la croissance « soutenable », celle qui répartit l’effort de tous pour rester à l’intérieur des ressources limitées de la planète. Le « Toujours plus », momentanément stoppé n’étant dès lors plus à la portée des états-providence, laisse place au néolibéralisme de la compétition exacerbée ; ce n’est pas tout. Avec la chute du Mur, le grand Satan communiste cesse d’être une menace, et le modèle néo-libéral s’exporte alors sans peine dans les anciens satellites de l’URSS, membres du Pacte de Varsovie, avec le soutien des dirigeants de droite comme de gauche de l’U.E.

Restent deux points-clés de compréhension :

1°) le mythe de la mondialisation, que l’on « n’a pas pu empêcher » : à la fin des années 70, la pénétration des textiles et des produits manufacturés d’Extrême-Orient était encore du même ordre qu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Ce sont des traités internationaux acceptés par les démocraties qui ont ouvert les vannes, au nom de la course à la productivité.

2°) Même hypocrisie sur le plan financier : depuis la fin (en 1971) de la convertibilité du dollar en or, les Etats-Unis sont en butte au risque d’une rébellion des pays qui réclameraient le retour à la monnaie-étalon. Ils sont condamnés à « titriser » leurs créances, et auront recours pour cela à la mondialisation de la finance. Là encore, les démocraties occidentales ont accompagné le mouvement.

Le grand mérite de ce livre réside dans son chapitre 4 : « La régression sociale, morale et politique ». Au terme d’une étude d’anthropologie générale fouillée, (90 pages !) l’auteur démontre que  la crise économique n’est qu’un avatar d’un plus vaste mouvement de régression de la civilisation moderne.

Au terme d’une quête perpétuelle d’émancipation des individus, s’est installé un hyper individualisme qui efface les repères moraux, détruit les liens sociaux et limite l’épanouissement personnel à la compétition permanente pour l’accumulation des biens.

S’ensuit une mutation culturelle qui a d’abord favorisé le culte fou du marché et la fuite en avant consumériste qui détruit l’écosystème. Mais ensuite, la violence comme le désordre social et international exacerbés par l’hyper libéralisme nourrissent la peur de l’autre, de l’étranger et du vide moral, d’où de multiples pulsions régressives: obscurantisme, replis communautaires ou nationalistes, politiques liberticides au nom de la sécurité.

Pour sortir de cette régression, l’auteur montre comment on peut, sans révolution, en une simple législature démocratique, sortir de la société de marché capitaliste qui nous y a entraînés.

Mais nous risquons d’être durablement empêchés de renouer ainsi avec le progrès par les dysfonctionnements d’une démocratie où les classes populaires ne vont plus voter et par l’imbécillité d’une gauche « moderne » qui a fini de se convertir au modèle libéral au moment même ou celui-ci s’effondre. Or, il ne suffit pas d’avoir des élites intellectuelles et des politiques avisés qui promeuvent la société du progrès humain. Allez donc prêcher pour la paix au milieu d’un champ de bataille : vous vous prendrez une balle.(P. 203).

Il ne faut donc plus être seuls ! Des concepts erronés comme « le capitalisme vert » (l’écologie au service du … capitalisme), « l’aléa moral », le droit d’être moins prudent dès lors que l’on est bien assuré, ou encore les effets bien connus désormais du « passager clandestin » (abondamment révélés par la COP 21 : ce n’est pas moi qui reçois les bénéfices de mes efforts pour réduire les émissions de C02, mes voisins peuvent donc être tentés d’en profiter sans rien faire) sont de nature à entraver ou retarder un retour à la Société du progrès humain, le seul modèle qui fasse la synthèse des 12000 ans d’essais et erreurs de notre communauté humaine.

Un ouvrage lucide, mais aussi sincère, optimiste et rafraîchissant !

L’Ours.

Homo sapiens googleiens.

Jamais, dans l’histoire de l’humanité, l’information n’aura été aussi facilement accessible. Le nouveau paradigme de l’information impacte l’économie, la politique et la culture, mais provoque surtout une mutation de notre intelligence cognitive et émotionnelle.

L’omniprésence des moteurs de recherche nous a conduits au paradigme de l’information. Jamais, dans l’histoire de l’humanité, l’information n’aura été aussi facilement accessible. Ces moteurs évoluent pour devenir de plus en plus intelligents. En parallèle, on assiste également à une mutation de notre intelligence. Le contact avec ces algorithmes de recherches a stimulé l’évolution et le développement de notre intelligence, de nos habiletés à communiquer et à nous organiser efficacement.

Intelligence numérique

Le nouveau paradigme de l’information impacte l’économie, la politique et la culture, mais provoque surtout une mutation de notre intelligence cognitive et émotionnelle. L’interaction continuelle avec ces interfaces intelligentes pourrait même conduire à l’apparition d’une nouvelle espèce : « homo sapiens googleiens ».

J’ai récemment été interpelé par un billet de Radio-Canada, mentionnant comment les interfaces de recherche à algorithmes intelligents pouvaient assimiler nos préjugés et nos stéréotypes de façon à « mieux » comprendre ce que nous cherchons. Ces algorithmes interprètent le « Big Data » pour tout savoir et tout interpréter des internautes. Une intelligence numérique extrêmement puissante interprète des quantités astronomiques d’informations pour mieux nous connaitre.

En psychologie, on utilise même les intelligences artificielles pour mieux soigner certains patients. ( Lire cet article de réf)

À Montréal, l’Institut des Algorithmes d’Apprentissage (MILA)  est particulièrement reconnue pour ses travaux sur des algorithmes d’apprentissage approfondis nommés « deep learning ». Ces modèles de calcul composés de couches de traitement multiples permettent la représentation de données sur plusieurs niveaux d’abstraction.

Ce type d’algorithme rend possible l’interprétation du « Big Data » pour le rendre intelligent et connaitre absolument tout de nos habitudes de consommation, de communication, de nos goûts, de nos habitudes. Comme un bon psychologue, il connait  tout de nos choix, mais également tout des mécanismes qui déterminent ces choix.

On sait que cette intelligence numérique très puissante interprète toute les données brutes recueillies depuis des années sur nos habitudes, sur notre profil, à partir de nos recherches sur Google, à partir des informations qui guident nos requêtes, à partir de ce qui retient notre attention sur le Web (site visités).

Cette intelligence interprète le poids que l’on donne aux informations numériques. A partir de ces données massives sur nos choix et ce qui les provoque, elle peut évaluer notre quotient intellectuel et notre quotient affectif.

Elle peut évaluer le développement de nos aptitudes sociales, ou politique, le développement de notre pensée critique et déterminer avec précision, au cas par cas, ce qui détermine ce développement.

Avec les données longitudinales, elle peut même déterminer la vitesse d’évolution de notre intelligence, notre courbe d’apprentissage, nos sources de motivation, nos sources d’inspirations.

Cette intelligence, j’en suis certain, sait déjà tout de ceux qui interagissent avec ces organes sensitifs, moteur de recherche, courriel, cellulaire, agenda numérique, réseaux sociaux. Et pour ceux qui ne sont pas sur ces réseaux sociaux, qui ne font jamais de recherche sur Google, elle sait déjà qu’ils sont paranoïaques !

Restons optimistes

Au point de vue pratique du consommateur, si ces interfaces ont la capacité d’apprendre à mimer nos préjugés, ils ont logiquement la capacité d’apprendre à ne pas le faire et même de nous apprendre à ne pas le faire.

Je crois (avec une réserve de paranoïa raisonnable) que les corporations utilisant ces interfaces voudront préserver une image d’excellence et éduqueront leur interface par des filtres et des valeurs à leur image.

On peut facilement imaginer que d’ici peu, des réseaux sociaux puissent  imposer des filtres intelligents aux usagers pour émuler des valeurs positives. Ce processus devra être transparence, une des premières valeurs à propager…

Il y a trente ans les « trois lois de la robotique » appartenaient au registre de la science-fiction, mais plus maintenant. En fait les érudits Azimoviens compteront surtout sur la loi Zéro : « Un robot ne peut pas porter atteinte à l’humanité, ni, par son inaction, permettre que l’humanité soit exposée au danger».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_lois_de_la_robotique

Par exemple, Elon Musk, l’entrepreneur du tourisme spatial, envisage une symbiose télépathique de l’humain avec l’intelligence artificielle. Cette symbiose qui se veut « consensuelle » impliquera nécessairement des valeurs humanistes.

Nous constatons déjà comment l’expansion exponentielle de l’information a transformé notre façon de communiquer, de penser, de ressentir. Le contact fréquent et significatif avec une interface intelligente façonnera notre propre intelligence en stimulant le développement de nos fonctions cognitives et émotives.

Et ce ne sera pas seulement la pression adaptative qui nous poussera à mieux interpréter et comprendre ce flux croissant d’informations.  La conception des interfaces évoluera pour les rendre plus compréhensive, voir plus empathique. Les travaux de Serge Tisseron.

Évoquent bien comment cette empathie artificielle pourra certainement aider les humains à mieux vivre leur « psychologie » à mieux réguler leurs émotions.

En fait, le simple fait d’avoir accès virtuellement illimité à une interface qui organise les informations, les mémoires, les représentations, constitue un avantage évolutif extrême. Par un effet de rétroaction dynamique, cet accès nous stimulera à organiser des stratégies de gestion pour mieux exploiter cette ressources.

Des exemples,

Imaginons un étudiant, qui au contact de cette interface, sera renforcé à développer des stratégies efficaces pour comparer des théories, lire des articles scientifiques, ou un écrivain qui pourra comparer son style d’écriture, des expressions, des dialogues, avec des milliers d’autres bouts de textes, tous classés par pertinence, ou selon d’autres critères de l’interface.

Ces exemples démontrent bien comment l’exposition à ces interfaces constitue une stimulation cérébrale inédite.

Les psychologues connaissent l’importance de cette stimulation pour renforcer la mémoire, l’attention et le raisonnement. On entend même parler de « Google Therapy », qui consiste essentiellement à utiliser le moteur de recherche pour se documenter sur une problématique de santé, consulter des archives de forum et trouver des ressources thérapeutiques spécialisées.

Cette exposition formate notre « matrice » psychologique qui s’en trouve métamorphosée. Plus nous consommons d’information, plus nous développons notre compétence, notre efficacité, notre motivation et notre intérêt à consommer cette information.

Rankbrain : une prothèse cognitique.

En partant de la prémisse qu’il est avantageux pour une personne d’investir du temps dans l’acquisition de connaissances, de stratégies de comparaisons et d’analyse de ses besoins, on peut être assuré que le temps sera investi.

En conséquence, l’émulation de cette prothèse cognitique nous conduira vers une plus grande organisation de nos connaissances.

L’algorithme du futur nous accompagnera dans notre « définition du problème » (problem finding), il nous proposera différents cheminements, plusieurs options, en fonction de la façon dont nous proposerons notre besoin. Pour reprendre la métaphore du « data mining », une interface dopée à l’intelligence artificielle ne proposera plus de creuser le tunnel pour nous, mais nous apprendra à mieux creuser.

Évolution de l’interface de recherche : Parlons marché.

Si ces interfaces restent dans le domaine de la consommation, c’est-à-dire dans le cadre d’un marché ouvert, on peut être assuré que les consommateurs opteront pour des produits aux valeurs humanistes.

Évidemment, c’est un sujet à débattre. Mais pour de raison évidente d’image de marque (branding) l’offre d’interfaces à valeurs humanistes sera prépondérante (on pourra toujours s’inquiéter des applications militaires et de surveillance qui ne respecteraient pas la loi Zéro). Pour mémoire, voici les 3 composantes de la loi d’Isaac Asimov posées dans l’ouvrage « Le cercle vicieux », paru en 1942.

  1. un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ;
  2. un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;
  3. un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

En partant du principe que l’information brute soit un bruit inutile. L’exposition à la connaissance implique le développement de notre capacité à la gérer.

Plus l’information abonde, plus nous cherchons à la trier, à la filtrer, la catégoriser et à la raffiner pour en extraire un sens et l’interpréter. Il faut l’interpréter pour l’intégrer dans un schème utilitaire, dans un projet de carrière, dans une nouvelle recette, un site de vacance. Tous les étages de la pyramide de Maslow seront revisités.

Comme l’expansion historique de la demande pour ce produit sera constante, il est normal de s’attendre à une évolution en fonction de cette énorme pression. On peut facilement prévoir qu’elle arrivera bientôt, avec l’aide de quelques « biscuits », à « lire dans nos pensées », en interprétant avec de plus en plus de précision, notre demande d’information à partir de quelques mots clés, ou un bout de phrase, ou une question, une adresse, un nom de fichier.

Si vous l’autorisez, cet algorithme s’adaptera

  • ·         à votre culture,
  • ·         à votre vocabulaire,
  • ·         à vos recherches antérieures,
  • ·         à votre identité,
  • ·         à vos goûts, votre âge, votre genre,
  • ·         à votre profession,
  • ·         à votre localisation,

Pour interpréter, mais aussi analyser votre requête. Un vrai cauchemar pour les spécialistes du référencement Web puisque aucun positionnement dans les résultats de recherche ne saurait être acquis de façon absolue.

Votre demande d’information, se transformera elle-même en information, parce que l’interface intelligente aura la capacité d’interpréter.

Cette interface aurait même la capacité d’apprendre de ses erreurs, pour s’améliorer et se perfectionner. Mais ce n’est que de la science-fiction, n’est-ce pas? Il reconnait notre sémantique et le « machine learning » lui permet de raffiner son interprétation.

Un article collaboratif de R.Côté, psychologue à Montréal et Kristof Maret  expert SEO : Chronique de 

Références

  • Dudek, Stéphanie Z.; Côté, Rémi. Problem finding revisited. In Runco, Mark A. (Ed). (1994). Problem finding, problem solving, and creativity, (pp. 130-150). Westport, CT, US: Ablex Publishing, xiv, 303 pp.
  • LeCun, Y. Bengio, Y. and Hinton, G., Deep Learning, Nature, 521(7553), pp.436-444, 2015.

Mille bravos, mille mercis !

C’est fait : pour la première fois, notre site WordPress affiche plus de 1000 visites uniques, score atteint pour la seule année 2017, et donc en nette progression. Allez, c’est un premier pas, mais on ne va pas « se la  raconter » : bien des points d’amélioration restent à travailler.

Le premier d’entre eux reste le nombre d’abonnés : que l’on soit ou non abonné au « Lecteur » WordPress, il est possible de recevoir les articles sous forme de push-mail, dans la boîte mail de son choix. Il faut vraiment le faire ! C’est notre première assurance que les adhérents de BCN reçoivent nos informations, nos annonces.

Le second sera abordé lors de notre réunion du 17 Août : comment améliorer le contenu et la diffusion, grâce aux fonctionnalités de l’outil ? Ce premier exercice sur le « Plan gratuit » nous donne des perspectives, comme dans d’autres domaines, l’avenir passe par un PDCA (Plan – Do – Check – Act), notre Plan d’Action Qualité à nous !

Attention aux coups de soleil !

L’Ours.

Comment être plus efficace grâce à la Loi de Pareto.

Aperçu aujourd’hui dans la Newsletter « Cadreo », avec une forte connotation « management », cet article fort utile et pratique sur l’un des blogbusters mondiaux !… C’est étonnant que cet économiste italien n’ait pas encore eu les honneurs de Hollywood.

Ce n’est que dans les années 50 que l’ingénieur Joseph Juran, utilise le principe de Pareto un comme « outil d’analyse universel ». Selon lui, il est possible de séparer n’importe quoi entre  l’essentiel et l’accessoire. « Le principe de Pareto est une méthode générale permettant de séparer un quelconque agrégat en deux parties : les problèmes vitaux et les problèmes plus secondaires — dans tous les cas, l’application du principe de Pareto permet d’identifier les propriétés des problèmes stratégiques et de les séparer ». Concrètement, on peut dire que :

  • 80 % des résultats obtenus (négatifs comme positifs) proviennent de 20 % de notre travail.
  • 80 % du chiffre d’affaires provient de 20 % des produits ou services proposés.
  • 20 % des clients représentent 80 % du Chiffre d’Affaires.
  • 80 % du temps de travail correspond à 20 % de travailleur mission de dirigeant.
  • 20 % du personnel est touché par 80 % des accidents du travail.
  • 20 % des habits sont utilisés 80 % du temps…

Déléguer les tâches accessoires

Pour les cadres, la loi de Pareto correspond à la part consacré au management, soit 20 % de leur temps. Mais ce qu’il faut retenir de la loi de Pareto, c’est essentiellement le principe de la distribution pour apprendre à mieux trier les tâches et à les accomplir selon leur degré d’importance ou d’urgence. Chacun a déjà pu éprouver le sentiment de perdre du temps à réaliser des tâches quotidiennement.

Assez simplement, le principe de Pareto consiste alors à se concentrer sur les 20 % des tâches qui sont les plus efficaces dans son travail. Dans une journée type de travail, cette loi veut qu’il faudrait commencer ses journées par les missions qui sont les plus positives et à repousser en fin de journée les moins efficaces.

Pour aller encore plus loin, les cadres pourront aller jusqu’à réaliser un diagramme de Pareto, un graphique permettant de visualiser les missions les plus chronophages des autres. Selon leur importance, les managers pourront revoir leur emploi du temps, déléguer certaines missions à leurs collaborateurs ou même à externaliser certaines actions. A titre individuel, posez-vous cette question : si vous ne deviez travailler que 2 heures par jour, quelle tâche serait véritablement essentielle ?

> 9 astuces pour ne plus être débordé au travail

Et si on changeait ses habitudes ?

Pour de nombreux salariés, la vie en entreprise commence bien souvent par la lecture et la réponse aux mails. La matinée va se poursuivre ensuite par une première pause café, une réunion d’équipe, des appels à des clients puis la reprise d’un dossier de fond. On peut sans trop se tromper estimer qu’une telle matinée aurait pu être plus efficace en en inversant l’ordre ou en modifiant le temps passé pour chaque activité. La réunion serait probablement écourtée, le temps pris à répondre aux mails repoussé après midi, avant la pause-déjeuner – quand on commence à être moins efficace – et le temps passé à travailler les dossiers de fond pris dès le matin.

> Comment changer ses (mauvaises) habitudes et celles de ses collaborateurs grâce aux neurosciences ?

Evidemment, tout le monde ne travaille pas de la même manière. Quant à la loi de Pareto, si on peut douter que la « règle des 80/20 » soit toujours pertinente, elle est plutôt bien vu. D’ailleurs ce sont les cadres qui le disent, selon eux : seulement 25 % des réunions seraient vraiment efficaces.

> La règle des deux pizzas et autres secrets pour des réunions productives

Nous vous conseillons les articles suivants :

Prochaine étape : le pitch en 6 minutes 40 chrono, soit 20 slides de 20 secondes…

L’Ours.