BCN : Qui êtes-vous, Mme la Présidente ?

Christine Dautin : Je suis juriste chez un bailleur social, je me suis spécialisée dans le droit social et la médiation. Ce centre d’intérêt, plus la« fibre» sociale, m’ont conduite à m’intéresser à BCN : j’ai adhéré à l’association en Mai 2016, car j’avais entendu parler par mes collègues de ses valeurs, et de son ambition de rompre l’isolement, d’offrir un lieu d’écoute bienveillante, pour permettre à chacun de recharger ses batteries. Cela permet ensuite de dynamiser l’action personnelle, pour mieux structurer son projet professionnel.

J’ai  conduit la délégation BCN  des « Grand Déj’ 2016 et 2017 » et pu me rendre compte de la préparation que cela demande ! En 3 ans, nous nous sommes organisés et équipés. Mais le matériel n’est jamais suffisant, il fallait aussi valider mon engagement dans la communication de l’Association, et recherchant l’intérêt et l’attention des visiteurs : parmi tous ceux que nous avons rencontrés sur le stand, beaucoup de personnes « déboussolées » qui n’attendaient que des conseils bienveillants, de l’écoute plutôt que des jugements à l’emporte-pièce. Le sentiment d’être utile a fait que les mots me sont venus naturellement : beaucoup de nos adhérents sont devenus des amis.

Ainsi sont nées les deux formules marquantes de BCN :

L’ADN, c’est l’écoute bienveillante.

BCN, c’est aussi « l’auberge espagnole » : nous parions sur les talents de passage, car c’est la création qui les motive. En équipe, les idées naissent, grandissent, la motivation jaillit de la force du collectif !

Avec le bureau, (nous sommes 6, tous en binômes pour assurer la continuité), j’ai contribué à la définition des  actions 2018 : la présence au Salon du Bien Vieillir  des 23 & 24 Mars avec l’appui du Conseil Départemental. Nouveauté 2018 : 3 partenaires sont associés en tant que membres d’honneur, le Gecko, Solidarités Nouvelles face au Chômage, et Eveil de Coaching, l’entreprise fondée par Joyce Naudin, avec nous depuis le mois de Juin.

L’autre volet sur lequel nous avons travaillé est la consolidation du Plan de Formation monté grâce à la Convention avec  l’Association AEC (Action Emploi Cesson) : la photo ci-dessus a été prise lors de nôtre formation. La piste de la professionnalisation de l’équipe des bénévoles répond au besoin d’offrir un contenu aux adhérents, panaché d’expérience managériale et d’outils « théoriques » qui les aideront. Nous l’enrichissons au fil des éditions ! En 8 mois, nous en sommes à la « saison 4 ». C’est aussi un effort pour nous-mêmes qui nous permettra d’attirer de nouveaux membres, et d’être crédibles auprès des élus et des acteurs du bassin d’emploi.

 J’avais confiance dans l’équipe qui se présente et dans son projet, c’est pourquoi je me suis portée candidate au poste de Présidente. Je suis très fière de ce  résultat, j’ai hâte de m’y mettre ! A très bientôt !

Christine Dautin, Présidente de BCN

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L’agenda 2018.

Oui, je sais…! Le Père Noël n’a pas encore déposé le dernier smartphone dans la hotte, les chats mis le feu au sapin, les dernières châtaignes grillé dans la cheminée,… que je reviens avec mes sordides contraintes de calendrier, de Doodle, etc.  Mais comme le dit le proverbe latin : Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.

En bâtiment, il faut commencer par les fondations pour ériger l’ensemble : commençons par les plénières du S1, prévues de 18 à 20 heures à la Maison des Associations.

P1 : Réunion N°98 : le 18 janvier.

P2 : Réunion N°99 : le 15 février. * vacances scolaires Zone A.

P3 : Réunion N°100 : le 22 Mars. Inviter une personnalité ? Associer les MutElles ?

P4 : Réunion N° 101 : le 19 Avril. * vacances scolaires Zone A.

P5 : Réunion N° 102 : le 24 Mai

P6 : Réunion N°103 : le 21 Juin. A combiner avec des associations amies. Aubade dans le hall et sur le parvis de la MDA ? Inviter Marylin R. ou les Alaskian Tin Soldiers ?

Et maintenant les murs : Première proposition pour les ateliers AEC : le mois de janvier est mis à profit pour les discussions avec Pôle Emploi (outils) et Unis-cité (Service Civique). Ce qui donnerait :

AEC N° 5 : le Web dans la recherche d’emploi -a : vendredi 9 février à 18 heures.

AEC N° 6 : le Web dans la recherche d’emploi -b : vendredi 23 février à 18 heures.

AEC N° 7 : les entretiens – la confiance en soi :  jeudi 15 mars à 18 heures.

AEC N° 8 : les entretiens en vidéo : jeudi 26 avril à 14 heures. * vacances scolaires Zone A.

Enfin, le toit et la cheminée : il reste à caler les ateliers « Oups ! je crois bien que je m’aime », de notre amie et partenaire Joyce « Eveil de Coaching ». Ce point sera examiné avec les participants et la MDA pour valider le planning lors du prochain bureau, pourquoi pas juste avant Noël ?  Joyeuses Fêtes de fin d’année à toutes et tous !

L’Ours.

 

Femmes, femmes, femmes…

Avec l’arrivée des premiers flocons de neige sur le dijonnais, ce sont majoritairement des intervenantes qui se sont exprimées lors de 2 rencontres aux thèmes proches organisées sur le plateau de Montmuzard, les 30 novembre et 1er décembre 2017, autour de la violence au travail :

  • le premier,  intitulé « Les violences de genre dans le monde de travail » organisé par le Collectif Violence et Genre était en fait la 7e journée d’étude annuelle, en 10 ans d’existence.
    • Première conférencière remarquée :  Marie Pezé, Docteure en Psychologie, initiateur du réseau des consultations « Souffrance et travail », depuis peu auteur du « burnout pour les nuls ». Son thème : Femmes au travail, la double peine. Il s’agissait de nous livrer ses réflexions autour de la discrimination virile, une exception française, et de la charge mentale supplémentaire qu’elle induit sur les femmes de tous âges.
    • Seconde conférencière, Laëticia Bernard, Juriste à l’AVFT, Association européenne contre les violences faites aux femmes, nous a décrit les cas rencontrés au quotidien, l’évolution de la jurisprudence, l’évolution de la réglementation, l’existence d’a priori ancrés dès l’enfance, mais aussi d’attitudes conservatrices voire régressives
  • le second thème sur « Le burnout » était organisé par nos partenaires le Gecko et la MGEN, via le réseau MutElles, et animé par Céline Rabut et Marie-Thérèse Pugliese. Le Gecko développe son plaidoyer pour les nouvelles formes de travail, et notamment les emplois de cadres à temps partagé, un moyen de concilier notamment l’éducation de ses enfants, avec les besoins de compétences pointues qui apparaissent de plus en plus dans les PME. Le sujet avait mobilisé en force BCN, venu témoigner de son action et soutenir le projet conçu par Christine et Hélène, dont les premiers livrables commencent à voir le jour.

ALORS, LE BILAN ?

Nous sommes restés un peu sur notre faim, sur la partie « Violences de genre » de la première journée : n’y ont été abordées que les violences faites aux femmes dans le cadre du travail, certes ultra-majoritaires. Or, il s’avère que les violences faites aux hommes par d’autres hommes sont aussi graves, et accompagnées d’une certaine commisération des mâles dominants. En revanche, le fait qui donne à réfléchir : 95 % des personnes qui ont fait l’objet de violences à caractère sexuel au travail, perdent leur emploi  : par licenciement, rupture conventionnelle, burnout ou démission.

En revanche, concernant le 2nd sujet, le mur des « BCN » s’est bien comporté ! Pour rester conformes à notre éthique d’écoute bienveillante, nous sommes restés calés sur l’ordre du jour, le burnout, donc. Partant de leurs constats sur l’absence d’accompagnement et de prise en charge du burnout, Christine et Hélène ont présenté leur projet de constitution d’un réseau supervisé de professionnels coordonnant chacun dans leur pratique respective (généralistes, psychologues, ostéopathes, …) les efforts pour « faire émerger une nouvelle personne », reconstruite et solide à nouveau : 2 axes sont en cours d’approfondissement, premièrement :

  • l’accompagnement de la personne en elle-même, à savoir le travail individuel ou en groupe visant à restaurer/rétablir confiance et estime de soi.
  • c’est le coeur de notre action, l’outil d’aide à la requalification du projet professionnel. L’objectif à l’issue de cette phase est de permettre à la « personne qui a vécu un burnout » de retrouver sa place dans le monde professionnel, une place plus conforme à des attentes redéfinies ou réarbitrées, mais surtout raisonnées.

Il était essentiel de conclure sur le lien entre la pression compétitive de notre société capitaliste et ce « syndrome des bons élèves » qu’est le burnout : en effet, c’est toujours le souci de « bien faire » qui emmène ces personnes dans l’engrenage du « toujours plus, toujours plus vite » au point d’aboutir à l’épuisement. Le sur-investissement conduit à « consumer toutes ses ressources et son énergie de l’intérieur ». Le burn out ou syndrome d’épuisement professionnel est une maladie résultant d’une exposition permanente et prolongée au stress. Selon l’OMS, le burn out se définit comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à obtenir à des résultats concrets au travail ».

L’ESS est-elle épargnée par le burnout ? Le discours lénifiant qui prétend que le burnout n’y est pas préoccupant, est en réalité illogique : ces entreprises sont en concurrence avec des rivales de l’économie classique, donc soumises aux mêmes contraintes de rentabilité, de productivité, d’efficience. Seule, une meilleure prise en compte de l’objectif d’emploi peut atténuer cette pression, comme le confirme Lucie Gras, Déléguée générale de la CRESS de Bourgogne Franche-Comté, en citant l’exemple des entreprises de services à domicile.

Un premier diagnostic posé, le travail de concertation, de conception et de montage démarre : rendez-vous en 2018, du côté de la Saint-Valentin !

Les animateurs.

 

ESS: Les achats responsables.

« En voilà une question qu’elle est bonne ! » aurait dit Michel Colucci en découvrant la question des achats responsables dans le monde de l’ESS. Pourtant, le 8 décembre 2017, des personnalités affûtées viendront à Dijon, en présenter les tenants et aboutissants, sous l’égide de l’association France Qualité Performance, dont la Présidente Corinne Strauss nous accueille avec bienveillance à chaque fois qu’elle organise un événement à portée commune. A nouveau, ce vendredi 8 décembre, elle nous invite aux :

Rencontres des Achats Socialement Responsables le 8 décembre de 9h30 à 16h à la Maison Régionale de l’Innovation, 64 A rue Sully à Dijon

Ensemble, dynamisons l’économie locale !

Aujourd’hui, les retours d’expérience* nous montrent que les achats responsables sont compatibles avec les objectifs d’efficacité, d’économie de ressources, de gestion des risques et sont sources d’innovation, créateurs de richesses.

* source : l’Observatoire des Achats Responsables

Nous vous invitons, vous aussi, à innover en devenant acteur des achats responsables !

Au programme de la journée :

– Les achats socialement responsables : responsabilité sociétale et levier de performance économique en présence de l’OBSAR, du GLOBAL COMPACT, de l’AFNOR et de l’ADEME.

– Retours d’expériences et de partenariats réussis : regards croisés entre Structures d’Insertion par l’Activité Economiques et Entreprises.

– Présentation de la plateforme dédiée aux Achats Responsables en Bourgogne Franche Comté : PUISSANCE PRO

– Rencontres acheteurs/fournisseurs : par ex : commerce alimentation, communication culture loisir, hôtellerie restauration, industrie, réparation, transport logistique, bâtiment, déchets, espaces verts, mise à disposition de personnel, nettoyage, etc.

INSCRIPTIONS : Ici

Contacts :

Editorial. L’année du chien de terre.

2018 devrait être, doit être une grande année pour BCN. De nombreux échanges ont pu avoir lieu, mixant les attentes de nos « anciens », pour qui, il va sans dire, nous éprouvons le plus profond respect. Les personnes de passage par BCN ne peuvent pas, pour un temps du moins, apporter des « parrains » à leurs pairs, à quelques exceptions près. Il faut donc que l’association s’emploie à tisser ce réseau collectivement !

Pour le moment, l’instance de gestion (le bureau) se doit de rester pragmatique, et donc de rester proche des attentes des personnes qui nous demandent « un coup de main ! »

Aussi, si nous pouvons accepter et entendre toutes les suggestions, ce qui nous guidera sera encore la bienveillance et l’esprit d’entraide, à commencer par : un accueil, une écoute, un partage destinés à conforter chacun dans sa quête et son projet. Nous avons découvert à cet égard qu’une de nos prestations les plus demandées était « la simulation d’entretien individuel ». S’entraîner et s’entraîner encore, face à un « jury » bienveillant, bien sûr : encore fallait-il y penser !
Renforcer notre catalogue, et cela de deux manières : en développant nos contenus et nos projets.
– via notre pratique des outils digitaux, (Emploi store, Réseaux sociaux, Services civiques).
– en créant ou ranimant des filières d’implication collective, qui mettent en valeur nos adhérents.
Contribuer à l’espace collaboratif d’écoute et de communication avec les autres associations et les partenaires (ex: Solidarités Nouvelles face au Chômage, Mythmakers, Gecko ), en étant attentif au montage d’actions communes.
Agir auprès des acteurs du territoire (interventions personnalisée et/ou collectives, transfert de connaissances, formations issues du modèle AEC, coaching, participation avec Pôle Emploi à des sessions décentralisées, … ).
Et pour conclure, cette réflexion de Hugues, adhérent 2017 : « Je n’imaginais pas que BCN, c’était autant de boulot »!  C’est vrai, Hugues, mais nous enseignons aussi la dimension « plaisir » : prendre plaisir à échanger, à confronter des idées, des expériences. Objectif final : 1000 bravos, 1000 sourires.
L’Ours.

Moi, Catherine, marathonienne, humaine et manageuse.

Catherine Petitjean, PDG depuis 1998 de Mulot et Petitjean, fleuron de l’industrie dijonnaise depuis 1796. Catherine représente la 9ème génération à se succéder à la tête de la vénérable institution qui emploie près de 50 personnes et réalise plus de 5 M€ de CA. Signes particuliers : se déplace en scooter, court le marathon, aime Dijon et les voyages.

L’idée de consacrer quelques mots à cette « star » dijonnaise m’est venue à la suite du petit-déjeuner Mut’elles organisé dans les magnifiques locaux rénovés du 7 Boulevard de l’Ouest. Déjà, la dégustation promettait beaucoup, la visite du tout nouveau musée (inauguré en août) n’était pas en reste, mais Catherine Petitjean a « tenu la dragée haute » à tous ces prémisses.

En effet, c’est une personne modeste, à l’écoute, qui a su affirmer ses valeurs, « tuer le père », revendiquer la spécificité féminine sans être féministe, au point de charmer les quelques rares messieurs présents !

Le succès de la maison Petitjean ? D’abord son ancrage dijonnais, mais aussi une opportunité marketing sur un produit délaissé par les concurrents, la nonnette, et évidemment une politique affirmée d’innovation, d’investissement et de qualité ; l’idée du Musée est venue se greffer au vu des trésors de savoir-faire artisanal (amateurs d’épices, de balances de Roberval, de vans à farine… vous allez vous régaler !). Catherine Petitjean refusait toujours de « jeter » ces vieux outils obsolètes. Astiqués et mis en valeur, ces objets ont retrouvé une place de choix.

Le patrimoine mondial de l’UNESCO, les Climats, la Cité de la Gastronomie : autant d’éléments favorables, mais qui viennent s’inscrire dans une évolution du goût vers le durable, Mulot et Petitjean bien dans l’air du temps, « tradition et modernité ».

Question Big Bang : Le pain d’épices, ma grand-mère m’en faisait manger pour mes 4 heures. Qui en consomme encore ?

Que votre grand-mère soit bénie, elle vous a appris le goût du pain d’épices ! Vous y reviendrez, car les goûts de notre enfance sont en nous et les retrouver est toujours une émotion et un plaisir. Beaucoup de grands chefs ont trouvé dans ce produit traditionnel et ancestral une source d’inspiration importante : ils en ont fait des glaces, s’en sont servis dans des alliances sucré-salé, avec le foie gras, des fromages, la liste est longue…
C’est ce qui fait que notre gamme est très large et répond à tous les modes de consommation.

Et vous vous le mangez comment ?

J’adore le tiramisu au pain d’épices, j’aime beaucoup l’accorder avec des fromages un peu forts. Dernièrement j’ai même testé un hamburger au pain d’épices, c’était très très très bon. Il était fait avec du pain d’épices Mulot et Petitjean, bien sûr !

Etes-vous coureuse ?

Oui, je l’avoue je suis très coureuse. Je fais 2 à 3 footings par semaine, je cours seule ou avec des amis, c’est un moment de partage et de plaisir. Je suis arrivée au sport un peu sur le tard, et je ne me résous pas à chercher un sport de substitution même si mes genoux souffrent un peu. Je fais quelques courses, mais sans objectif de résultat, le fait de participer à une course permet de se donner un but à l’entraînement. La course donne aussi l’occasion d’un week-end entre amis, d’un voyage. Ainsi j’ai participé au marathon de New-York, ainsi qu’à celui de Paris (en 4h45).

Vous faites quoi quand vous ne travaillez pas ?

Voyages, amis, cuisine, cinéma, profiter de ma maison. J’ai une vie bien remplie, mais je sais garder du temps pour moi. Je sais couper et couper vraiment, je trouve un équilibre dans cette organisation. J’ai de la chance d’avoir un métier qui me plait, ce qui n’est pas évident quand on reprend l’entreprise familiale : on y est un peu prédestiné, encore faut-il que cela plaise, ce qui est mon cas, encore faut-il aller chercher de l’énergie pour mener à bien sa mission. L’énergie, on la trouve à l’extérieur, c’est pour cela que pour être bon il faut savoir décrocher. C’est ce que je m’efforce de faire, en pratiquant un jeûne d’une dizaine de jours, dans un cadre médicalisé. Je me sens comme « nettoyée ».

Comme en course, quand on a un coup de pompe, il ne faut pas se recroqueviller, il ne faut pas regarder ses chaussures, il faut lever la tête et trouver de l’énergie dans le paysage.

Un grand merci à Mut’elles d’avoir suscité, puis organisé cette rencontre : vivement les prochaines !

L’Ours

Technétronique : nouveau ! Penser cognitique et I.A. dans notre anticipation.

Technétronique : au-delà du néologisme forgé par Zbigniew Brzezinsky, ce qui nous intéresse c’est la compréhension  et l’anticipation d’une civilisation fondée sur la technique électronique, nouvelle ère encore naissante qui succède à l’ère industrielle.  Nous sortons d’une première phase, qui n’aura somme toute, duré qu’un siècle : le siècle de la machine à vapeur et de Marx. On peut notamment la caractériser par la conquête du « mouvement volontaire » et son corollaire, le développement exponentiel des transports et des échanges.

La deuxième phase qui s’est amorcée dans les années 1970 – 1971, coïncide avec le premier choc pétrolier. C’est le bouleversement apporté par la révolution technétronique – notamment par le raccourcissement des distances et l’instantanéité des communications – tend à identifier les structures et les problèmes nationaux, puis continentaux, enfin – pour demain – mondiaux à ceux de l’unité urbaine actuelle. Tout en observant le mouvement divergent qui tend à la fragmentation en même temps qu’à l’unification, il distingue la formation accélérée d’une « conscience planétaire », cherchant toutefois ses fondements : « La nouvelle unité mondiale en est encore à trouver sa propre structure, le consensus et l’harmonie sur lesquels elle s’appuiera. »

Pour suivre le mouvement, il nous faut maintenant intégrer les progrès spectaculaires de la cognitique : ce terme décrit une branche des disciplines de l’ingénierie qui peuvent être … rattachées aux sciences informatiques et à leurs spécialités (telles que l’intelligence artificielle, la classification ou le design centré humain).

Pourquoi ce long préambule pseudo-technologique ? Mais, parce que c’est « notre boulot de dans 10 ans ! » Après les machines championnes d’échecs et de go, voici les machines qui acquièrent les connaissances à notre place, la physique quantique, les langues… Demain, vont-elles faire tout le travail à notre place ? Notre réponse est plus nuancée : le verre est à moitié vide, et à moitié plein.

Si l’intelligence artificielle va effectivement détruire des millions d’emplois, elle va également en créer autant, selon une étude américaine qui anticipe des métiers qui appartiennent encore à la science fiction.

L’intelligence artificielle et les robots vont-ils détruire définitivement l’emploi? C’est l’avis du multi-milliardaire américain et fondateur de Tesla Elon Musk, qui prédit le pire des scénarios pour le monde du travail, dans lequel seulement une poignée d’emplois seront laissés à l’être humain, qui devra donc trouver d’autres façons de «s’occuper»… Musk parie également qu’il faudra étudier un revenu universel afin de maintenir l’ordre économique. Il y a quelques semaines, une étude de l’ONU minimisait l’impact des robots sur l’emploi. Dans son livre «Le travail est l’avenir de l’homme*», l’économiste Nicolas Bouzou démontre, lui-aussi, que l’emploi ne va pas mourir. Il va connaître certains changements.

Le monde du travail ne va pas devenir un cimetière, mais certains emplois vont disparaître. Ce chiffre, tiré d’un rapport de Dell et de «l’Institut pour le Futur», think tank californien est vertigineux: 85% des emplois qui existeront en 2030 n’existent même pas encore aujourd’hui! L’intelligence artificielle va certes détruire des emplois, mais elle va en créer d’autres. Selon une autre étude dévoilée ces derniers jours par la firme américaine Cognizant Technology Solutions Corp. relayée par le Wall Street Journal, l’intelligence artificielle pourrait créer 21 millions d’emplois.

«Agent de la diversité génétique», «sherpa de magasin virtuel», «conservateur de la mémoire personnelle»… Ces intitulés de postes qui semblent venir tout droit de la Science Fiction pourraient devenir réels.

Apprendre à manager les IA

«Il est de plus en plus facile de comprendre les types d’emplois qui vont disparaître», explique pour sa part au WSJ Ben Pring, directeur du «Cognizant’s Center» pour le Futur du travail, qui a coécrit l’ouvrage «Que faire quand les machines pourront tout faire», publié en 2017. Premier enseignement: l’IA ne pourra pas tout faire, et elle aura besoin d’être supervisée par les êtres humains, ce que Ben Spring appelle des «gestionnaires d’équipes homme-machine», qui seront nécessaires pour s’assurer que la collaboration des humains avec les machines porte ses fruits. L’étude de Cognizant Technology Solutions Corp. évoque également des «détectives de données», des travailleurs qui étudient les stocks de données de leur employeur afin de recueillir des informations que l’IA n’aurait pas vues.

En France, l’IA est de plus en plus prise au sérieux par les politiques. Après un premier rapport intitulé France IA, ces réflexions éthiques sur l’usage de l’intelligence artificielle constitue tout l’enjeu de la mission qui a été confiée au député (En Marche) Cédric Villani.

«L’enjeu de ce rapport sera d’ouvrir des questions éthiques à poser aux français. La définition d’une stratégie officielle sera dévoilée en janvier», a récemment expliqué le secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi lors d’un débat sur le sujet au Sénat.

*«Le travail est l’avenir de l’homme*», Nicolas Bouzou, publié aux éditions de L’Observatoire.

L’Ours

Editorial : notre calendrier de l’Avent.

A l’instar des pépites de chocolat et autres friandises dissimulées dans les agendas pour faire patienter les enfants jusqu’à Noël, c’est une fin d’année musclée qui nous attend jusqu’à Noël. Aperçu sommaire :

  • Des plénières traditionnelles : les 9, 23 novembre et 21 décembre.
  • Des formations « AEC » : les 17, 24 novembre et 12 décembre.
  • Deux ateliers « oups… je crois bien que je m’aime » les 22 et 29 novembre.

Pour concrétiser notre partenariat « Ose t’adapter » avec le GECKO, nous attendons l’accord définitif de celui-ci sur la proposition pour une journée complète sur le Projet Professionnel assurée par BCN, le vendredi 15 décembre.

D’autres rendez-vous sont en cours de finalisation : ainsi de celui du 1er décembre auprès des Mut’elles, association d’entrepreneuses, émanation de la mutualité française, où le thème sensible du burn-out sera abordé.

Et pour faire office d’orange… de l’Avent, voici venir notre Assemblée Générale, du 7 décembre : l’occasion de réfléchir ensemble à tout ce que ceci veut dire, à la manière de consolider ces nouveaux acquis, en s’appuyant sur ce qui fait notre ADN : la bienveillance. Alors que les « nouveaux DRH » ne jurent que par les softskills et le retour de l’humain, notre pratique remonte au groupe de parole BCN 1.0 de fin 2012. Une sacrée antériorité ! Deux innovations éveillent la curiosité de Pôle Emploi et de la Ville de Dijon sur notre groupe : l’utilisation des outils comme Emploi Store, publics mais méconnus, et notre demande de Service Civique pour assurer des formations digitales ciblées sur la Recherche d’Emploi.

Jusqu’à présent, nous parlions « d’auberge espagnole » en décrivant le mode contributif de l’association : en réalité, c’est plutôt de notre ferme marcaire qu’il faudrait parler ! Cette tradition vosgienne de fermiers ayant la responsabilité de l’étable et de la fromagerie. Ces maisons larges et basses, dont les toits en bardeaux s’inclinent et s’allongent pour envelopper sous un même abri le foin, les animaux et les hommes, sont les dernières habitations permanentes, l’abri où les marcaires viennent, en été, pratiquer leur industrie.  Pour les amateurs de fromage et de Flammenküche, Dijon n’est-elle pas la Cité de la gastronomie ?

Christine et Antoine, animateurs.

Quand l’IA fonctionne selon ses propres règles.

La croissance des capacités de l’intelligence artificielle (IA) est exponentielle dans son intensité comme dans sa rapidité. Les nombreuses limites qui tenaient bon depuis les débuts de l’informatique ont volé en éclat ces dernières années. Celles qui étaient considérées comme des barrières absolues, telle la possibilité de gagner contre un humain au jeu de go, ont cédé en 2017.

Nous parlions en mai dernier de la victoire écrasante du logiciel AlphaGo Master contre le meilleur joueur de go au monde. Avec cette performance remarquable, Google Deepmind (filiale d’Alphabet) a rebattu les cartes de l’intelligence artificielle.

Si battre un être humain au jeu de go est possible, où s’arrêteront les progrès de l’IA ?

La réponse à cette épineuse question s’esquisse avec deux publications scientifiques du mois d’octobre. Elle est sans appel : nous sommes loin, très loin, d’avoir atteint le plafond des progrès de l’IA.

Alors que l’exemple d’AlphaGo nous a montré en début d’année que les systèmes à apprentissage pouvaient largement dépasser les humains en termes de capacités d’abstraction, les chercheurs en intelligence artificielle continuent à les améliorer.

Ils travaillent maintenant sur des systèmes capables se former sans avoir à apprendre de l’expérience humaine.

Autrement dit, les dernières IA inventent leurs propres règles en toute autonomie. Il ne s’agit plus de créer des systèmes informatiques qui intègrent et copient l’expérience de l’humanité toute entière pour la restituer de manière infaillible, mais bien de laisser les algorithmes trouver eux-mêmes des solutions aux problèmes posés.

Notre fierté d’homo sapiens a pris un sérieux coup le mois dernier. Il s’avère que ces nouvelles IA ne sont pas uniquement possibles : elles sont déjà fonctionnelles. Leurs performances, quant à elles, dépassent tout ce qui se faisait auparavant.

Une IA pour créer des images

La première publication, que l’on doit aux scientifiques de l’Institut Max Planck, concerne un système expert, appelé Enhance Net-PAT, capable d’inventer lui-même les informations manquantes sur une image.

En partant d’une image fortement pixellisée (en couverture), l’IA a progressivement inventé des pixels pour atteindre un résultat photo-réaliste (à droite).

Avec de tels logiciels, il devient possible d’enjoliver artificiellement des images de faible qualité. Ce nouveau type d’IA trouvera des applications directes pour améliorer le confort d’utilisation de l’outil informatique.

Son seul défaut : les informations supplémentaires ajoutées dans l’image sont purement et simplement inventées par le logiciel. Pas question, donc, d’espérer rendre une plaque d’immatriculation lisible dans une image de basse qualité issue d’une caméra de vidéosurveillance.

Ces améliorations artificielles d’image ne pourront avoir qu’un usage d’agrément, et restent totalement inoffensives.

La seconde publication, quant à elle, fera frémir ceux qui s’inquiètent de la place que prend l’IA dans nos sociétés.

Les nouvelles IA n’écoutent plus les hommes

Les chercheurs de Deepmindont encore marqué les esprits en publiant leurs derniers résultats dans le très sérieux Nature. Leur dernière IA, appelée AlphaGo Zero, se frotte une fois de plus au jeu de go.

Contrairement à tous ses prédécesseurs, AlphaGo Zero n’a pas été entraînée en passant au crible des milliers de parties des meilleurs joueurs de l’histoire.

Elle s’est uniquement entraînée en se battant contre elle-même durant quelques jours.

Les chercheurs lui ont simplement inculqué les règles de base du jeu et l’ont laissée trouver par elle-même les meilleurs coups à jouer sans aucune aide extérieure.

La progression a été fulgurante. En quelques heures, AlphaGo Zero atteignait le niveau des meilleurs joueurs mondiaux. Au bout de 30 jours, elle battait régulièrement AlphaGo Master (la fameuse IA victorieuse du mois de mai).

Au bout de 40 jours, les chercheurs ne disposaient plus d’aucun adversaire capable de battre régulièrement AlphaGo Zero.

Les performances de ce nouveau type d’apprentissage ne doivent pas être prises à la légère. AlphaGo Master avait absorbé des milliers de parties et était devenu une synthèse des meilleurs coups joués par les meilleurs humains depuis plusieurs décennies.

Autrement dit, Deepmind avait prouvé qu’il était possible de créer une IA supérieure à l’homme dans sa capacité d’imitation et de synthèse. AlphaGo Master était le meilleur élève au monde.

Le fait que les spectateurs n’aient pas compris en temps réel les coups joués par l’IA durant les matches a montré que les capacités cognitives de l’homme pouvaient être dépassées par celles de la machine. Un premier coup dur pour l’honneur des bipèdes.

Avec AlphaGo Zero, les chercheurs de Deepmind sont allés encore plus loin et ont démontré qu’une IA peut devenir encore plus performante si elle apprend par elle-même.

AlphaGo Zero ne s’est pas encombrée des connaissances humaines et de l’expérience des meilleurs maîtres du go. Elle a exploré, testé, et évalué en solitaire les meilleurs coups et a élaboré ses propres stratégies.

En 40 jours, le logiciel est devenu meilleur que la synthèse des connaissances humaines. Une performance hautement symbolique quand on sait que le jeu de go est pratiqué en Asie depuis près de 2 500 ans !

Quelles applications pour ces systèmes auto-apprenants ?

Bien sûr, dessiner des mésanges et jouer au go ne sont qu’une illustration ludique des capacités des systèmes à apprentissage.

Laissons de côté les applications potentiellement anxiogènes de ces nouvelles IA. Personne n’a hâte de voir circuler dans les rues des véhicules autonomes qui auraient établi leur propre code de la route, ou de voir déployées des armes autonomes décidant en toute indépendance de leurs cibles.

Les performances époustouflantes des systèmes à auto-apprentissage ouvrent la porte à un nouveau champ d’application de l’IA. Il existe un domaine qui mobilise de longue date quantité d’esprits brillants : la recherche.

Aujourd’hui, le processus de découverte du savoir est incroyablement fastidieux. Il se base sur un subtil mélange d’intuition, de rigueur scientifique qui se bat sans cesse contre nos biais cognitifs, d’utilisation des connaissances existantes et, bien sûr, de chance.

Les chercheurs essaient depuis des années de créer des IA capables de retrouver les connaissances scientifiques qu’il nous a fallu des siècles pour découvrir.  Les performances étaient, jusqu’ici, médiocres.

Mais grâce aux systèmes à auto-apprentissage, nous pouvons rêver à des IA chargées de découvrir des lois de la physique à notre place. Si les performances dans ce domaine sont aussi bonnes que celles au jeu de go, où une IA a en 40 jours surpassé 2 500 ans d’expérience humaine, elles pourraient donner un formidable coup d’accélérateur à la recherche scientifique.

Imaginez une telle IA redécouvrir les lois de la gravitation en deux jours et la relativité générale quelques heures plus tard… Nul doute que les jours suivants seraient riches d’enseignements !

Utiliser l’esprit humain pour découvrir péniblement les lois de la physique pourrait, dans quelques années, sembler aussi anachronique que labourer un champ à mains nues.

De la même manière, l’élaboration de molécules médicales thérapeutiques pourrait être faite par des IA plutôt que par un éreintant et coûteux travail de recherche in-vitro puis in-vivo.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises en ce qui concerne les progrès de l’IA. Le mois d’octobre nous montre une fois de plus que cette industrie est en pleine accélération et que les possibilités d’application ne font que se multiplier.


[NDLR : Intelligence artificielle mais aussi réalité augmentée, assistants intelligents, 3D, cryptomonnaies… Toutes ces innovations seraient impossibles sans puces, microprocesseurs et autres cartes graphiques. C’est une course effrénée qui s’ouvre devant les constructeurs !

Etienne Henri

Métiers en croissance, métiers en déclin.

Issues de 2 sources radicalement différentes, – Ouest-France-Edition du soir et Irish Central Newsletter, voici deux études qui dessinent l’évolution des emplois à rechercher ou à éviter à tout prix si :

1°) vous êtes ambitieux, pragmatique et polyvalent.

2°) vous êtes scientifique, un brin geek et aimez travailler en équipe.

3°) vous n’avez pas encore construit votre projet professionnel en vous appuyant sur votre ikigai…

I. METIERS EN CROISSANCE.

Analyste système

Derrière ce terme se cache une personne qui s’occupe de la maintenance et de l’amélioration des systèmes informatiques d’une entreprise. Il peut s’agir des outils de télécommunications, des réseaux dont elle contrôle le débit, la sécurité. Son objectif : la performance de son entreprise grâce aux meilleures solutions informatiques. Dans les grosses entreprises, l’analyste système gère une équipe de techniciens informatiques.

L’objectif de l’analyste système : la performance de son entreprise grâce aux meilleures solutions informatiques.

Niveau d’étude : master

Salaire : 2 300 € bruts mensuels pour un débutant. Le salaire médian d’un analyste intermédiaire s’élève à 51 000 € annuels selon une enquête de rémunération sur les emplois TIC (technologies de l’information et de la communication), du comité Techno Compétences en 2014.

Data scientist (« scientifique des données »)

C’est la nouvelle coqueluche des recruteurs. Ces spécialistes des mathématiques appliquées, des statistiques et de l’informatique sont recherchés dans presque tous les secteurs, de la pharmacie à la finance de marché en passant par les télécommunications. En 2012, la Harvard business review qualifiait cette fonction comme « la plus sexy du XXIe siècle ». La mission du data scientist ? Récupérer les millions d’informations disponibles grâce à internet sur les consommateurs, et essayer d’en tirer le meilleur, une stratégie pour son entreprise ou des actions concrètes à mettre en œuvre.

Niveau d’étude : master, doctorat

Salaire : en début de carrière, un data scientist peut gagner entre 45 000 et 55 000 € annuels.

Développeur d’applications

Le développeur d’applications travaille souvent en équipe.

Il est chargé de la réalisation technique des applications pour les mobiles en se basant sur un cahier des charges précis. Le développeur calcule et conçoit des programmes informatiques pour traiter les données. Ses connaissances en informatique et en mathématiques lui servent à choisir les bons logiciels et les codes spécifiques pour bien construire l’application. Il travaille en relation avec un graphiste et un chef de projet.

Niveau d’étude : licence pro, diplôme d’ingénieur, master

Salaire : un débutant peut prétendre à un salaire mensuel entre 2 900 € et 3 200 € bruts.

Ingénieur « DevOps »

C’est plutôt un état d’esprit. Un terme un peu barbare pour désigner un ingénieur qui optimise le fonctionnement des équipes de développement et d’exploitation. Entre développeur et administrateur système, il assure l’installation, la maintenance, et le support de tout l’écosystème informatique d’une entreprise. Autrement dit, il assure la bonne communication et la bonne coopération entre les différentes équipes (développement, tests et exploitation), pour améliorer la qualité d’un produit.

Niveau d’étude : master et quelques années d’expérience

Salaire : pour un « DevOps » ayant 3 à 7 ans d’expérience, entre 45 000 et 60 000 € par an, estime le cabinet de recrutement Robert Half qui a publié ses projections pour 2018.

Responsable de contenu

Un profil à la fois éditorial et numérique, le responsable de contenu doit créer et animer des contenus numériques (textes, photos, vidéos), pour une entreprise, une marque, un produit, une institution, une personnalité etc. Ses compétences doivent lui permettre d’analyser le comportement des consommateurs et de proposer de l’information, en accord avec la stratégie de communication de l’entreprise. Il peut travailler au sein d’une équipe de communication, dans une rédaction etc.

Niveau d’étude : master

Salaire : pour un débutant, entre 35 000 € et 40 000 € annuels. La rémunération d’un responsable senior peut dépasser 45 000 annuels et un très expérimenté pourra gagner 70 000 €.

II. METIERS EN DECLIN.

Caissier – guichetier

Avec le développement des transactions en libre-service, le recours croissant à des processus automatisés d’achat, le métier traditionnel de caissier va disparaître à moyen- long terme. La technologie a permis des avancées en grand nombre, tant dans nôtre manière de consommer, et ces nouveaux consommateurs n’attendent pas de rapports humains au cours de cette transaction. Ceci explique entre autres, l’engouement des consommateurs pour les banques en ligne.

Téléconseiller

Les gens n’utilisent plus aujourd’hui le téléphone, comme par le passé. Grâce à des moyens plus efficaces de communication, tels que le mail ou les SMS, le recours au bon vieux télémarketing devient peu à peu un outil démodé, car coûteux et peu performant. Avec le développement phénoménal du mail-marketing, ainsi que du fait de « l’intelligence des sites marchands » tous ces métiers de téléconseillers sont en passe de disparaître. Cela prendra certainement plus de temps pour les plateformes relationnelles en « voix sur IP », mais la multiplication des robots indique clairement la voie.

Agent de voyages.

Grâce à la possibilité de procéder soi-même à la réservation de voyages, ainsi qu’à celle de consulter des comparateurs de tarifs, garanties, prestations, ce métier de conseil « à l’ancienne » disparaît progressivement des radars. Le temps de la transaction « à trois » qui permettait de négocier de meilleures conditions à notre place a disparu, tant Internet nous a rendu cette fonction plus simple.

Chauffeur de taxi.

Les applications de partage de véhicule ont modifié la façon la plus courante dont le voyageur moyen cherche un moyen de se déplacer. Appeler un taxi va devenir de plus en plus rare du fait de la technologie GPS. Les chauffeurs de taxi doivent accompagner cette tendance pour maintenir leur métier à flot.

Editeurs et imprimeurs.

Cela ne surprendra personne de voir les média de l’impression se replier lentement du paysage industriel. De plus en plus les consommateurs s’équipent d’équipements digitaux : smartphones – tablettes – ordinateurs, aussi bien pour l’information et les loisirs. Les sociétés d’édition connaissent des difficultés persistantes depuis l’avènement du multimédia. Ces sociétés cèdent progressivement la place à de nouvelles sociétés qui exploitent ce créneau.

Métiers du secteur postal. (Courrier).

Le besoin d’agents affectés au traitement du courrier (tri – distribution – acheminement – suivi) diminue de manière continue. De nombreuses sociétés privées se sont lancées à l’assaut de l’ancien monopole ; le secteur public lui-même développe des filiales qui opèrent dans les domaines concurrentiels du courrier express, du courrier suivi (tracé). Les perspectives de carrière dans ce secteur sont désormais des « niches » à forte valeur ajoutée.

Conclusion :

Nous constatons que le développement – ou à l’inverse, le déclin – d’une profession, tient à ce que l’on appelait autrefois à ce que l’on appelait autrefois « l’automation », c’est-à-dire le traitement algorithmique des situations répétitives. L’exemple du caissier est parlant, car, du traitement de la monnaie fiduciaire, nous sommes passés en 40 ans à la dématérialisation complète des échanges, donc à la fin des cerbères. La question qu’il convient de se poser est donc : en quoi le métier que je veux exercer comporte-t-il une part d’expertise non automatisable ?

L’Ours.